l’Environnement en Poitou-Charentes
La situation - Eaux marines

Généralités

Date de dernière mise à jour : 13/04/2007

Les côtes du littoral charentais bordent l’Océan Atlantique sur une façade de 440 km comprenant les côtes de Charente-Maritime, celles des îles de Ré, d’Oléron, d’Aix et Madame (soit 6% du littoral français). La présence des îles, des estuaires et des détroits confère à cet espace un caractère tout à fait emblématique et unique : les pertuis. Du nord vers le sud, successivement, se rencontrent :

  • le pertuis breton, détroit entre l’île de Ré et le continent (de l’Anse de l’Aiguillon à la Rochelle), représente un espace de 360 km2 ;
  • le pertuis d’Antioche, limité par le sud-ouest de l’île de Ré, le nord-est de l’île d’Oléron et le continent (de La Rochelle à la pointe de la Fumée à Fouras), s’étend sur 350 km2 ;
  • le pertuis de Maumusson, passage étroit entre l’île d’Oléron et le continent, correspond avec le bassin de Marennes-Oléron lequel représente une superficie de 260 km2.

Ces pertuis sont caractérisés par une production naturelle très élevée. Le mélange réduit avec les eaux marines du large est mis en évidence par une salinité moins élevée. Ceci permet le maintien, dans ces eaux côtières, de la production naturelle ; cette particularité explique le développement depuis près de trois siècles de la conchyliculture.

Les principales cultures marines sur le littoral charentais (ORE)
Les principales cultures marines sur le littoral charentais (ORE)

Outre la conchyliculture, la zone intertidale est également très fréquentée par la pêche à pied. La frange littorale côtière est exploitée par la pêche, la plaisance et les activités nautiques. La zone du large est exploitée par la pêche hauturière.

Ces activités de mer doivent en outre cohabiter dans l’espace littoral terrestre avec les activités touristique, industrielle et agricole d’une part, avec l’urbanisation d’autre part. A proximité immédiate de la mer (moins de 500 m), 25,5 % du sol est artificialisé. (source : Observatoire du Littoral, 2000).

Ces activités, au travers les multiples fonctions et utilisations de la ressource en eau sont à l’origine de conflits d’usage.

  • Certains conflits trouvent leur origine dans les externalités négatives liées à la qualité de l’eau.

Les eaux littorales sont en effet soumises à des pollutions croissantes :

- pollutions liées à des apports de polluants des activités implantées sur la bordure côtière (rejets des stations d’épuration, des industries) ou liées plus en amont à des apports de polluants par les cours d’eau (rejets industriels et agricoles) ;

- pollutions liées à des apports d’origine maritime tels ceux du trafic marchand, de pêche ou de plaisance (dégazages, hydrocarbures des moteurs, peintures, rejets en mer de déchets de consommation,…) et tels ceux d’éventuels naufrages ou accidents (marée noires, pertes de fûts contenant des produits dangereux,…).

Ces activités humaines influencent les caractéristiques physiques, chimiques et biologiques des écosystèmes marins et la qualité des eaux du littoral est localement préoccupante. Une mauvaise qualité de l’eau est alors, par exemple, un facteur perturbateur des activités touristique et conchylicole.

  • D’autres conflits trouvent leur source dans la concurrence entre des usages incompatibles en termes de quantité.

Le mélange eaux marines/eaux continentales des Pertuis est déterminé, en volume, par le régime des marées et des vents et le débit des cours d’eau. La conchyliculture est souvent affectée par la faiblesse des apports d’eau douce lors des étiages, fortement accentués par les prélèvements des agriculteurs pour l’irrigation.

Dans ces situations conflictuelles, la dimension économique est très présente puisque, pour ces activités, l’eau remplit à la fois les fonctions de " service final " et celles de facteur de production. En fait, le terme consacré des « conflits d’usage de l’eau » recouvre des conflits d’intérêt. Les conséquences en terme environnemental n’en sont pas moins présentes.

Des efforts ont donc été faits ; qui se sont manifestés par des recommandations puis des directives contraignantes visant à limiter les sources de pollution ou à mieux gérer la ressource en fonction de sa disponibilité : limitation de la pollution agricole (pesticides, nitrates), traitement plus poussé des eaux usées urbaines et des effluents industriels, …gestion des prélèvements d’eau en période estivale…

Mais cette gestion sectorielle des différentes activités s’est avérée insuffisante et depuis plusieurs années s’est imposé le principe d’un processus visant à assurer une gestion concertée, coordonnée, entre les divers secteurs. On parle de gestion intégrée des zones côtières (GIZC), dont l’objectif est la mise en place d’une politique permettant de remédier à la dégradation progressive du milieu marin, en concertation avec toutes les parties prenantes de la zone. PERNETA J.C. & ELDER D.L. l’ont décrite comme étant « le processus consistant à combiner tous les aspects humains, physiques et biologiques de la zone côtière dans un cadre de gestion unique ».

L’aménagement intégré des zones côtières est par ailleurs mentionné au chapitre 17 de l’Agenda 21 : il se veut prendre en compte tous les paramètres terrestres (urbanisation, agriculture, assainissement des eaux, industries, infrastructures...) et marins (pêche, déballastage, protection des écosystèmes marins...) pour protéger le littoral sans nuire aux activités économiques, imposer des réglementations sans nuire aux populations locales, élaborer des programmes d’aide pilotés au niveau local.

La gestion intégrée des zones côtières se prévaut en fait d’appliquer les principes du développement durable aux territoires littoraux (REY-VALETTE H . & ROUSSEL S.).

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Etat

Introduction

Date de dernière mise à jour : 13/04/2007

De nombreux réseaux de surveillance ont été mis en œuvre pour surveiller les niveaux en contaminants dans l’eau et dans les organismes vivants du littoral.

Les réseaux de surveillance et d’informations sur la pollution marine

L’ifremer

  • Dans le cadre de son Réseau National d’Observation de la qualité du milieu marin (RNO), créé en 1974 , l’ifremer a en charge l’évaluation des niveaux et tendances de la contamination chimique (cadmium, plomb, cuivre…).
    La surveillance des polluants porte sur la matière vivante (huîtres et les moules).
  • Le Réseau de contrôle Microbiologique (REMI), créé en 1989, assure le classement et le suivi de la contamination bactériologique des coquillages des zones de production conchylicole.
    Les analyses portent sur la recherche quantitative de coliformes fécaux (Escherichia coli) et qualitative de salmonelles.
  • Le Réseau de surveillance du phytoplancton et des phycotoxines (REPHY), crée en 1984, gère le suivi spatio-temporel des flores phytoplanctoniques et des phycotoxines associées (Dinophysis, Alexandrium, Pseudo-nitzchia).
  • Le Réseau de suivi hydrologique sur le Bassin de Marennes-Oléron (RAZLEC), crée en 1977, évalue les niveaux et tendances de paramètres hydrologiques (température, salinité, turbidité) dans ce bassin.

L’ifremer met en ligne les résultats de cette surveillance.

On peut y trouver un présentation des réseaux et y consulter les données des contaminants dans les mollusques pour chaque point de prélèvement.

Cinq sites sont répertoriés : Vendée, Pertuis Breton, Pertuis d’Antioche, Marennes, Gironde.

Au total, les points de surveillances sont au nombre de 44 pour REMI, 27 pour REPHI, 12 pour RNO et 5 pour RAZLEC.

Localisation générale des sites surveillés par l’Ifremer
Localisation générale des sites surveillés par l’Ifremer

Des bulletins sont également consultables et téléchargeables.

Depuis 1996, les données des différents réseaux sont archivées dans la base QUADRIGE.

La Direction Départementale de l’Equipement

Le suivi de la qualité des eaux littorales (frange littorale, estuaires, ports) du domaine public est assurée par la CQEL17 (Cellule Qualité des Eaux Littorales de Charente-Maritime), unité de la Direction Départementale de l’Equipement (DDE) rattachée au Service Maritime.

  • Les CQEL ont élaboré, en 1997, un programme de surveillance du milieu portuaire : le Réseau National de surveillance des Ports Maritimes (REPOM).

L’objectif du REPOM est d’évaluer et de suivre l’évolution de la qualité des eaux et des sédiments portuaires afin, à partir des résultats obtenus, d’identifier l’impact de ces installations portuaires sur les usages du milieu, qu’ils soient pratiqués dans l’enceinte ou à proximité du port.
Le REPOM comporte deux programmes : le programme Eau (mesures bactériologiques, physixo-chimiques) et le programme Sédiments (description, mesures des contaminants chimiques).

  • La CQEL a également mis en place un réseau complémentaire de surveillance local des « Ports » de plaisance et de pêche dont certains ne sont pas suivis par le REPOM. 

L’accès aux données est réservé.

Le SANDRE a travaillé sur la description détaillée des ports et de leurs suivis dans le cadre du réseau REPOM en vue d’une harmonisation des méthodes.

Les données sont regroupées sur la base de données ACCESS.

La Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales

La DDASS 17 surveille depuis 1996 les gisements naturels de coquillages non couverts par la surveillance des zones de production conchylicole. Il s’agit du réseau de surveillance « zone de pêche à pied de loisir ».
Sont surveillés les sites faisant l’objet d’une fréquentation habituelle par les amateurs de pêche à pied.

Les résultats de cette surveillance font l’objet d’un bilan annuel. L’état sanitaire des 24 gisements naturels suivis en 2006 est affiché sur le site de la préfecture de la Charente-Maritime.

Sites de gisements naturels de coquillages surveillés par la DDASS17
Sites de gisements naturels de coquillages surveillés par la DDASS17

Elle gère également le suivi sanitaire des eaux de baignade depuis 1975. Ce contrôle porte principalement sur la qualité microbiologique des eaux de baignade, afin de prévenir les risques sanitaires qui leur sont associés. Les analyses portent sur les bactéries indicatrices de contamination fécale.

Une synthèse nationale est disponible avec, par département, la liste des plages et leur classement qualitatif depuis 1999.

Sur le littoral charentais, 90 points sont suivis à l’heure actuelle.

Qualité des eaux de baignade 2005 (ORE)
Qualité des eaux de baignade 2005 (ORE)
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Bilan des polluants

Date de dernière mise à jour : 13/04/2007
Evaluation de la qualité chimique
Evaluation de la qualité bactériologique
Les phytoplanctons toxiques et espèces indésirables

Evaluation de la qualité chimique

La qualité de l’eau littorale est appréciée par ses teneurs en contaminants microbiologiques et chimiques, dont les effets sur des organismes vivants sont connus. En règle générale, plus un élément est concentré dans l’environnement, plus il l’est aussi dans les organismes filtreurs. Les huîtres et les moules sont ainsi utilisées comme bioaccumulateurs : ils accumulent des contaminants et en gardent trace pendant des semaines ou des mois ; le dosage dans ces animaux permet de détecter les pollutions au cours des semaines et des mois précédents. Ces bivalves et d’autres organismes vivants sont donc utilisés comme bioindicateurs.

Les polluants et la matière vivante

Les polluants mesurés sur la matière vivante du littoral charentais sont les métaux (mercure, cadmium, plomb, cuivre, zinc…), les composés organiques (lindane, DDT, PCB…), et les hydrocarbures (HAP…).

Dans le cadre de son réseau RNO, l’ifremer coordonne les mesures des concentrations de ces contaminants.

Le Réseau National d’Observation de la qualité du milieu marin (ORE)
Le Réseau National d’Observation de la qualité du milieu marin (ORE)

 Depuis vingt ans, cette importante base de données permet de mettre en évidence les évolutions temporelles et spatiale de la contamination chimique.
 Les prélèvements ont lieu quatre fois par an (au milieu de chaque trimestre), de façon à mettre aussi en évidence les variations saisonnières des teneurs.

La législation européenne fixant les teneurs maximales en contaminant dans les denrées alimentaires (n° 466/2001 et n° 221/2002) n’a défini de seuils critiques que pour le plomb, le cadmium et le mercure. Ces seuils n’existent pas actuellement pour les autres polluants.

Les unités de mesures sont exprimées en mg par kg de poids sec de chair de coquillage (mg/kg, p.s.) pour les métaux et en µg/kg, p.s. pour le lindane, le DDT, le PCB, les HAP. Les concentrations sont différenciées suivant les espèces, avec une échelle pour huîtres et une échelle pour les moules.

Des études statistiques des résultats acquis par l’historique des mesures donnent une image de l’évolution de la contamination du milieu littoral charentais :
  • « La qualité des eaux littorales des pertuis charentais – Bilan et diagnostic », Ifremer-D.D.E-D.D.A.S.S, 1999.
  • « Tendance temporelles des teneurs en contaminants dans les mollusques du littoral français », Didier CLAISSE et Benoît BELIAEFF, Bulletin RNO 2000.
  • « Etude des polluants métalliques, des organochlorés et des hydrocarbures aromatiques polycycliques dans les organismes vivants sur une zone interdidale du bassin de Marennes-Oléron », MIRAMAND P. et al., pour l’Agence de l’Eau Adour-Garonne, 2002.

Ces études ont montré que :

  • le littoral Picto-Charentais est soumis à une pollution chronique par les micropolluants chimiques.
  • une amélioration significative de la contamination du milieu semble acquise pour deux métaux (cadmium et plomb) et pour plusieurs contaminants organiques (DDT, lindane). Aucune tendance croissante n’a été détectée pour les PCB et HAP.
  • par contre, trois métaux présentent, en nombreux points de mesure, des tendances croissantes pouvant être préoccupantes (mercure, cuivre, zinc).
  • enfin, l’Estuaire de la Gironde s’avère être le site le plus marqué par la contamination métallique (cadmium et cuivre).

Plus précisément :
 Les Bulletins Régionaux de surveillance annuelle (Vendée Sud, Charente-Maritime) de l’Ifremer font état des mesures et des tendances observées ces dernières années pour chaque point de surveillance, et les comparent à la situation globale en France.

Evolution des teneurs en contaminants et comparaison aux médianes nationales pour les trois dernières années (source : d’après Ifremer - Bulletin de surveillance RNO 2006)

Les métaux lourds

Cadmium

L’estuaire de la Gironde est très représentatif des sites fortement contaminés qui présentent une tendance décroissante. Les fortes concentrations de cadmium ont eu longtemps pour origine les rejets de l’ancienne usine "Vieille Montagne" de traitement de "blende" (sulfures métalliques donnant du zinc et du cadmium) à Decazeville en Aveyron. Celle-ci a rejeté, jusqu’en 1986, dans un affluent du Lot, par l’intermédiaire de ses terrils non conformes, d’énorme quantité de métaux (60 kg/j de cadmium au début des années 1980).

La diminution des apports de ce métal par la Gironde se poursuit mais les concentrations restent préoccupantes avec des valeurs supérieures au seuil réglementaire (5 mg/kg de p.s.) aux points de « Bonne Anse » et « Pontaillac ».

Dans le bassin de Marennes-Oléron, où les valeurs sont proches du seuil sanitaire, on observe une tendance à l’augmentation ces dernières années (aux points « Les Palles », « Dagnas », « Mus de loup »). Aujourd’hui, la question d’une origine du cadmium différente de la Gironde en ces points de mesure se pose donc.

Les concentrations en Cadmium des sites de Vendée, du Pertuis Breton et du Pertuis d’Antioche sont plus éloignées du seuil sanitaire avec des valeurs proches de 3mg/kg de p.s.. Ces dernières restent néanmoins supérieures à la médiane nationale (huîtres : 1,72 mg/kg de poids sec – moules : 0,62 mg/kg, p.s.), sauf à Talmont.

Mercure

Globalement, les concentrations en mercure mesurées dans les huîtres sont proches de 0,3 mg/kg de poids sec. On observe une légère croissance des teneurs ces dernières années, qui se confirme sur le site de Marennes aux points de surveillance « Dagnas » et « Les palles » : proches des 0,4 mg/kg de p.s..

Les valeurs extrêmes mesurées sont toutefois très inférieures (de 5 à 6 fois) au seuil réglementaire (2,5 mg/kg de poids sec).

Les mesures sur la plupart des points de surveillance dépassent la médiane nationale (huîtres : 0,21 mg/kg de poids sec – moules : 0,12 mg/kg, p.s.).

Les sources de pollution sont "diffuses".

Plomb

Les concentrations en plomb restent faibles, généralement inférieurs à 2mg/kg de poids sec.

Pendant longtemps, les huîtres prélevées dans le site de la Gironde ont présentées des teneurs légèrement plus fortes (environ 3 mg/kg de poids sec) qui s’expliquaient, comme pour le cadmium, par les rejets de l’ancienne usine « Vieille Montagne » de Decazeville. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. La généralisation de l’usage de l’essence sans plomb explique également partiellement ces diminution de concentration.

Sur l’ensemble des secteurs, les valeurs sont proches de la médiane nationale (huîtres : 1,3 mg/kg de poids sec – moules : 1,5 mg/kg, p. s.) et très éloignées du seuil sanitaire (7,5 mg/kg de poids sec).

Cuivre

Les teneurs en cuivre restent élevées, particulièrement dans la Gironde. Les points « Bonne Anse » et « Pontaillac » observent des teneurs supérieures à 600 mg/kg, p.s..

Sur le reste du littoral, les huîtres présentent des teneurs plus faibles, généralement comprises entre 200 et 400 mg/kg, p.s., mais cependant plus élevées que la médiane nationale (161 mg/kg, p.s.). A l’exception de la « Baie de l’Aiguillon », les tendances sont à la hausse. Les augmentations les plus fortes sont observées aux points « Les palles » et « Dagnas », qui ont par ailleurs des concentrations déjà élevées.

Trois types de sources de cuivre sont connues : les effluents de l’élevage industriel, le traitement des vignes et le remplacement du TBT par le cuivre dans les peintures antisalissures des navires de moins de 254 mètres.

Zinc

Les valeurs diminuent dans la Gironde (moins de 4000 mg/kg, p.s à « Pontaillac » où cette valeur représentait près de 3 fois la médiane nationale (huîtres : 2288 mg/kg, p.s.) quelques années auparavant).

Aujourd’hui, le point les « palles » démontre une contamination plus élevée (4000 mg/kg, p.s.) et s’éloigne ainsi de la médiane nationale.

Les huîtres de « Dagnas » et « Mus du loup » ont aussi des concentrations qui augmentent (3000 mg/kg, p.s.).

Les organochlorés et hydrocarbures aromatiques

DDT et lindane

Les tendances à la baisse de ces insecticides rémanents se confirment sur l’ensemble des secteurs.

Bien que le DDT soit interdit d’utilisation depuis 1972, sa présence est encore détectée à des concentrations très faibles Les valeurs se démarquent largement de la médiane nationale (huîtres : 6,2 µg/kg poids sec) aux points proches de l’estuaire, mais restent en deçà des seuils toxiques.

PCB et HAP

Les 2 "séries" de contaminants que sont les PCB et les HAP ne présentent pas des niveaux préoccupants sur le littoral du département charentais.

Des observations sur les paramètres, argent, Chrome, nickel et vanadium, sont pour la première fois présentées dans le bulletin 2006 du RNO. Ils font état de valeurs bien au-dessus de la valeur médiane nationale en particulier pour l’Argent. On y pointe l’influence des rivières.

A noter :
 Les teneurs en métaux lourds ont longtemps été expliquées par la pénétration partielle des eaux polluées de l’estuaire de la Gironde par le pertuis d’Antioche. Mais la Gironde n’est peut-être plus la seule source à incriminer.
 Les concentrations observées dans le bassin de Marennes-Oléron suggèrent l’influence significative du fleuve Charente, particulièrement à l’embouchure.

Les polluants et les sédiments

 Les mêmes polluants sont mesurés dans les sédiments des ports. La qualité des sédiments des bassins portuaires est mesurée et suivie de façon régulière par le REPOM lors des campagnes d’analyse des opérations de dragage.
 Au regard de cette qualité et des volumes en jeu, les opérations sont ensuite soumises à procédure (loi sur l’eau pour la partie dragage et éventuellement loi immersion pour les rejets en mer). Au regard des mesures réalisées, il s’avère que les 19 bassins inscrits au REPOM en Charente-Maritime présentent de bonnes qualités chimiques, organiques et métalliques (métaux, TBT, PCB et HAP) excepté pour le bassin à flot du port de commerce de La Rochelle-Pallice dont les sédiments présentent des concentrations en cuivre, cadmium et composés organostanniques importants : l’origine de ces dépassements est liée au retard pris sur les opérations de dragage d’entretien sur ce secteur.

Evaluation de la qualité bactériologique

Le suivi bactériologique des eaux littorales est assuré conjointement par :

  • la Cellule Qualité des Eaux Littorales (CQEL) de la D.D.E. 17 qui assure le suivi de la frange littorale, des estuaires et des ports.
  • la D.D.A.S.S. 17 qui assure le suivi des eaux de baignade au cours des périodes balnéaires, ainsi que celui de la pêche à pied récréative.
  • l’Ifremer qui assure le suivi des coquillages dans les zones de production conchylicole.

Les points de mesure du réseau D.D.E./CQEL

Ils sont répartis selon des positionnements stratégiques définis de la façon suivante : des points de suivi dits "masse d’eau" sur la frange littorale, des points dits "estuaires" dans les eaux saumâtres, ainsi que des points dans les ports.

  • Dans les ports, les analyses bactériologiques réalisées en 2007 traduisent une qualité généralement passable sur l’ensemble des bassins de plaisance (valeurs en Escherichia coli comprises entre 200 et 2000 U/100ml) excepté sur le port des Minimes à La Rochelle, où la qualité bactériologique des eaux mesurée est bonne (valeurs en E.coli inférieures à 200 U/100ml). De même les bassins portuaires suivis sur le port de commerce de La Rochelle Pallice affichent une bonne qualité bactériologique, contrairement au port de Rochefort de qualité passable. Sur les différents ports de pêche suivis, les qualités restent très variables d’un secteur à l’autre, avec des valeurs en E.coli mesurées toujours inférieures à 2000 U/100ml.

L’antériorité des mesures disponibles depuis 1998 sur l’ensemble des ports du département (y compris les bassins non inscrits au REPOM), permet de constater une amélioration de la qualité bactériologique qui est passée de passable/mauvaise (valeurs en E.coli comprises entre 2 000- 20 000 U/100ml) à bonne/passable (valeurs en E.coli comprises entre 200- 2000 U/100ml) sur les ports de plaisance et de passable à bonne sur les bassins de pêche et de commerce.

  • Les analyses bactériologiques réalisées sur l’ensemble des estuaires du département traduisent une qualité passable avec des valeurs en E.coli comprises entre 100 et 500 U/100ml, et un pic déclassant sur le secteur du Port de Tonnay-Charente avec des valeurs comprises entre 500 et 2000 U/100ml.
  • A l’inverse les mesures réalisées sur la frange littorale témoignent en général d’une bonne qualité bactériologique (valeurs en E.coli < 100 U/100ml) avec toutefois des concentrations un peu plus élevées sur le secteur de la Baie de La Rochelle et d’Aytré (valeurs en E.coli comprises entre 100-500 U/100ml).

La Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales - suivi bactériologique des eaux de baignade

Elle assure quant à elle le suivi bactériologique des eaux de baignade au cours des périodes balnéaires, conformément à la Directive n°76/160/CEE du 8 décembre 1975 et à la réglementation française prise pour son application (Décret n°81-324 du 7 avril 1981 modifié). Durant la saison 2005, ce sont au total 90 points qui ont été contrôlés en eau de mer.
 Les sites non conformes (classes C et D), interdisant la baignade, sont inexistants pour cette année. 75 % des plages ont une eau de bonne qualité (classe A) et 25 % une eau de qualité moyenne (classe B).

Qualité des eaux de baignade 2005 (ORE)
Qualité des eaux de baignade 2005 (ORE)

Le réseau de contrôle microbiologique (REMI)

Suivi par l’ifremer, il a pour objectifs :

  • d’évaluer les niveaux de contamination bactériologique du milieu marin et leur évolution (dispositif de surveillance régulière)
  • de suivre les pollutions accidentelles et les évènements susceptibles de dégrader ce milieu (dispositif d’intervention ou d’alerte).
    Le réseau de surveillance microbilogique (REMI)
    Le réseau de surveillance microbilogique (REMI)

Le suivi de la contamination se fait par l’analyse bactériologique de coquillages : huîtres et moules en particulier. L’évaluation de la contamination est basée sur le dénombrement, dans 100 grammes de chair et de liquide intervalvaire, des bactéries « Escherichia Coli » (E.coli), encore appelées « germes tests de contamination fécale ».

Les résultats de ce réseau sont utilisés pour le classement de salubrité des zones de production et des zones de parcage des coquillages vivants. Il a également pour objet la validation continue de ce classement.

L’Arrêté du 21 mai 1999 fixant les conditions de classement de salubrité des zones de production conchylicole définit quatre classes de qualité en fonction des pourcentages de dépassement des valeurs seuil.

Le suivi de la qualité sanitaire des zones de production profesionnelle de coquillages et le classement de salubrité (jusqu’au 31/12/2005)
Le suivi de la qualité sanitaire des zones de production profesionnelle de coquillages et le classement de salubrité (jusqu’au 31/12/2005)

Au cours de l’année 2005, la surveillance régulière s’est opérée sur 43 points de suivi répartis dans 31 zones classées.

Classement sanitaire des zones conchylicoles 2004 (ORE)
Classement sanitaire des zones conchylicoles 2004 (ORE)

La qualité bactériologique des coquillages non fouisseurs est bonne sur la quasi-totalité du littoral charentais, la majorité des zones étant en classe A, à l’exception des zones :

  • de La Pallice/Baie de La Rochelle et du nord de l’estuaire de la Gironde, classées D.
  • de l’Anse de l’Aiguillon (estuaire de la Sèvre Niortaise) et de la rivière du Lay, classées B.
  • de la Côte de l’Aiguillon et de l’est du Pertuis Breton, classées A/B (en B la moitié de l’année).
     Sur la partie Vendée, les zones de La Gachère et des Chenaux de Payré sont classées B.

Pour les organismes fouisseurs, les zones de Fiers d’Ars en Ré, de Boyardville et de la Seudre amont sont classées C.

Le règlement 854/2004 CE du 29 avril 2004 du Parlement européen fixent de nouvelles règles de classement, plus contraignantes que celles de l’Arrêté du 21 mai 1999. Elles doivent être en application depuis le 01/01/2006.

Le suivi de la qualité sanitaire des zones de production professionnelle de coquillages et le classement de salubrité (depuis le 01/01/2006)
Zonage conchylicole Paramètres bactériologiques Paramètres chimiques* entete
CLASSE A - 100% des valeurs obtenues sont < 230 E.coli/100g de chair et de liquide intervalvaire La contamination moyenne doit être :
- Mercure (Hg) total : < 0,5 mg/kg de chair humide
- Cadmium (Cd) : < 1 mg/kg de chair humide
- Plomb (Pb) : < 1,5 mg/kg de chair humide
Elevage et consommation directe autorisés.
CLASSE B - 100 % des valeurs obtenues sont < 4600 E.coli/100g de chair et de liquide intervalvaire. Elevage et consommation autorisés après purification
CLASSE C - 100 % des valeurs obtenues sont < 46000 E.coli/100g de chair et de liquide intervalvaire. Elevage et consommation interdits.

La Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales - contrôle de la pêche à pied de loisir

A côté de la surveillance exercée dans le cadre du REMI, la D.D.A.S.S. 17 exerce le contrôle de la pêche à pied de loisir. Ce réseau a pour objectif de surveiller les gisements de pêche à pied de loisirs les plus fréquentés mais également les plus exposés à des risques sanitaires. Certains gisements naturels exploités par des professionnels sont également fréquentés par des pêcheurs amateurs, les résultats du réseau REMI complètent alors ceux du réseau de suivi de pêche à pied de loisirs de la D.D.A.S.S.

24 sites sont suivis sur le littoral régional. Selon les résultats des contrôles, la D.D.A.S.S. autorise, déconseille ou interdit la pêche à pied, principalement au regard du nombre de bactéries fécales présentes dans 100 g de chair de coquillage et de liquide intervalvaire, qui ne doit pas excéder 230 Escherichia coli pour une consommation humaine directe possible (arrêté interministériel du 02/07/96).
 A la qualité des coquillages prélevés est généralement associée une classe : A,B,C ou D ; par analogie avec les classements effectués sur les zones conchylicoles de production professionnelle.

Suivi sanitaire de la pêche à pied de loisir (bilan 2005)
Suivi sanitaire de la pêche à pied de loisir (bilan 2005)

Il ressort que les gisements des bivalves fouisseurs (coques) présentent une qualité sanitaire moindre que celle des gisements de bivalves non fouisseurs (huîtres, moules). Leur métabolisme nutritionnel ainsi que le fait d’être enfouis sur les parties hautes de l’estran les exposent en premiers aux arrivées polluantes d’origine terrestre, notamment microbiologiques.

Les phytoplanctons toxiques et espèces indésirables

Les phytoplanctons toxiques

Le phytoplancton est un élément fondamental de la chaîne alimentaire. Des proliférations importantes de certaines espèces se produisent régulièrement (enrichissement du milieu par apports de nutriments terrigènes en excès), mais sont dans la plupart des cas sans conséquence car inoffensives. Cependant, il arrive que des espèces produisent des toxines que l’on appelle phycotoxines. Certaines sont libérées dans l’eau et sont nocives, voire mortelles pour les animaux marins. D’autres, qui restent à l’intérieur des cellules algales, peuvent s’accumuler dans les animaux marins qui se nourrissent du phytoplancton, comme les coquillages ; ceux-ci deviennent alors toxiques pour qui les consomme.
 Il existe en France trois types de phytoplancton produisant des toxines dangereuses pour les consommateurs de coquillages, suivant le type de toxine :

  • toxines diarrhéiques (appelées DSP) (exemple Dinophysis)
  • toxines paralysantes (appelées PSP) (exemple Alexandrium)
  • toxines amnésiantes (appelées ASP) (exemple Pseudo-nitzschia)

Le préfet est informé de la présence de ces toxines ; il a la responsabilité des décisions d’interdictions de vente et de ramassage de coquillages dans les zones côtières contaminées.

Le Réseau de surveillance du phytoplancton et des phycotoxines (REPHY) a été créé par l’ifremer en 1984 et a pour objectifs :

  • d’observer l’ensemble des espèces du phytoplancton dans les eaux côtières, et de recenser les évènements tels que les eaux colorées, les efflorescences exceptionnelles et les proliférations d’espèces toxiques ou nuisibles pour la faune marine ;
  • de surveiller plus particulièrement les espèces produisant des toxines dangereuses pour les consommateurs de coquillages.
    Le Réseau de surveillance du phytoplancton et des phycotoxines (REPHY)
    Le Réseau de surveillance du phytoplancton et des phycotoxines (REPHY)

Le réseau de prélèvements en Charente-Maritime et Vendée (partie Sud) comporte 27 points de mesure et permet si nécessaire de faire fermer provisoirement les secteurs à risque si l’espèce phytoplanctonique (et sa "toxine" afférente) est présente en quantité supérieure à un niveau d’alerte.
 Le littoral charentais a connu quelques périodes de fermeture pour cause de présence de Dinophysis :

  • en 1987, pendant près d’un mois (du 27/05/1987 au 30/06/1987) le ramassage et la commercialisation de ces derniers ont été interdits sur toutes les zones littorales de la Charente-Maritime ;
  • au printemps 1999, du 12 mai au 2 juin, plusieurs secteurs ont été fermés. L’arrêté pris à cette occasion n’a pas concerné les huîtres et les gastéropodes.
  • En 2002 et 2004, deux brefs épisodes toxiques ont conduit à des interdictions de pêche et de commercialisation d’une semaine dans le pertuis breton.

Remarque : Le REPHY a pendant longtemps recherché les toxines dans les coquillages seulement lorsque le plancton atteignait de fortes proportions. Il étend maintenant sa surveillance à la recherche directe de toxines dans les zones et les périodes à risque, afin de détecter de plus en plus tôt les blooms de phytoplanctons toxiques. Ainsi, la possibilité de prévoir les épisodes toxiques permettraient aux professionnels d’anticiper et de mieux gérer les périodes de crise : en mettant à l’abri leurs produits par exemple.

La présence de phytoplanctons toxiques est ainsi régulièrement détectée dans les eaux du littoral, mais les niveaux d’alerte sont rarement atteints.

Bloom printanier de Pseudo-Nitzschia
Bloom printanier de Pseudo-Nitzschia

Les espèces indésirables

Le milieu marin est menacé par quelques espèces envahissantes. La Crépidule est un cas exemplaire. C’est un coquillage (mollusque gastéropode), originaire de la côte atlantique nord américaine, transféré sur les côtes européennes à l’occasion de l’arrivée d’huîtres de Virginie. Il a été signalé pour la première fois dans les pertuis charentais en 1969 et a donc surtout proliféré aux voisinages des bassins conchylicoles.

Crépidules (Ifremer)
Crépidules (Ifremer)

Sa prolifération est liée à une stratégie de reproduction très efficace (hermaphrodisme, fécondation directe…), de faibles exigences écologiques, une alimentation peu limitante, une absence de prédateurs, une longévité de l’ordre de 10 ans…. Ce sont ensuite les activités de pêche et de conchyliculture, par l’utilisation d’engins traînant, qui ont assurer sa dispersion.

Le stock le plus important est localisé sur les côtes bretonnes (supérieur au million de tonnes). Sur les côtes charentaises, il est estimé à plus de 5000 tonnes. Dans la baie de Marennes-Oléron, le stock se maintient à un niveau stable, grâce aux campagnes régulières de récolte (1000 à 1500 tonnes/an) mises en place depuis 1980, de manière à freiner son expansion dans les secteurs les plus productifs en huîtres.

La crépidule a des effets néfastes sur les coquillages d’élevage (elle entre en compétition pour l’espace et la nourriture avec ces espèces d’intérêt commercial). Elle a aussi des effets néfastes sur le milieu de telle sorte qu’elle constitue aujourd’hui un véritable problème d’environnement littoral.

L’expansion de ces mollusques est suivie et s’accompagne de recherches visant à définir les moyens de lutte et les valorisations possibles (amendement calcaire, alimentation animale).

Parmi les autres espèces invasives, on trouve la spartine anglaise, le bigorneau perceur du Pacifique et la palourde japonaise. L’algue sargasse est également très présente. Toutes n’ont pas d’effet néfaste sur le milieu ou sur les activités d’élevage ou de pêche.

 

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Le bon état écologique des eaux côtières et de transition

Date de dernière mise à jour : 13/04/2007

La Directive Cadre sur l’Eau a pour objectif majeur « le bon état des eaux » d’ici 2015 (bon état écologique et chimique des eaux de surface et bon état chimique et quantitatif des eaux souterraines).
 En 2005, les Agences de l’Eau présentaient donc, comme le stipulait la DCE, un « état des lieux » des eaux de surfaces et souterraines. Celui-ci a permis de déterminer, pour chaque masse d’eau, le risque de ne pas atteindre le bon état en 2015.

  • Une masse d’eau est un volume d’eau à caractéristiques physiques homogènes et sur lequel les pressions urbaines, agricoles et industrielles sont identiques. Une masse d’eau présente donc une certaine homogénéité du point de vue des caractéristiques naturelles et du point de vue des pressions exercées par les activités humaines.
  • Il existe 5 sortes de masses d’eau (les cours d’eau, les plans d’eau, les eaux côtières, les eaux de transition (saumâtres) et les eaux souterraines.
  • Les masses d’eau sont classées comme fortement modifiées lorsque les altérations morphologiques qui s’exercent sur les eaux de surface empêchent la masse d’eau d’atteindre le bon état écologique.

Le littoral Picto-Charentais regroupe 7 masses d’eau côtières et 5 masses d’eau de Transition.

«&nbsp;Masses d’eau littorales et de transition (ORE)
« Masses d’eau littorales et de transition (ORE)

Pour la partie du Poitou-Charentes située sur le bassin Loire-Bretagne, 4 masses d’eau sur 5 sont classées en Risque de Non Atteinte de l’objectif de Bon Etat des eaux en 2015. La masse d’eau « Ile de Ré-Large » est la seule a pouvoir respecter les objectifs.
 Les masses d’eau de transition « estuaires du Lay » et « Estuaire de la Sèvre Niortaise » ont été retenue comme fortement modifiées (présence de barrages ou de portes).

Pour la partie du Poitou-Charentes située sur le bassin Adour-Garonne, la totalité des masses d’eau est classée en Risque de Non Atteinte de l’objectif de Bon Etat des eaux en 2015. Seul un doute subsiste pour la masse d’eau de la côte Nord-Est de l’île d’Oléron qui fera l’objet d’analyses ultérieures avec des données qualitatives complémentaires.
 La masse d’eau côtière « Pointe de la Fumée/Pointe des Saumonards/Pointe de Gatseau » et la masse d’eau de Transition « Estuaire de la Seudre » ont été désignées comme masse d’eau fortement modifiée (anthropisation du trait de côte, zone conchylicole, sites d’immersion de produits de dragage, remaniement de sédiments nécessaire au maintien de la navigation).

Les masses d’eau fortement modifiées, à la différence des autres masses d’eau, n’ont pas à atteindre le « bon état écologique » mais le « bon potentiel écologique ». Le potentiel écologique maximal étant le meilleur état écologique qui puisse être obtenu, compte tenu des altérations physiques (hydromorphologiques) inévitables. Il s’agit d’améliorer au maximum l’état écologique de la masse d’eau malgré les contraintes existantes et les altérations physiques qu’elles provoquent.

Identification des masses d’eau côtières et de transition risquant de ne pas respecter l’objectif de bon état écologique
Identification des masses d’eau côtières et de transition risquant de ne pas respecter l’objectif de bon état écologique

Ont été désignées comme risquant de ne pas atteindre le bon état 2015 :

  • Les masses d’eau côtières du Pertuis Breton (FRGC53) , de La Rochelle (FRGC54), du Pertuis Charentais (FRFC02), de la côte Ouest de l’île d’Oléron (FRFC03) et du Panache de la Gironde (FRFC04)
  • Les masse d’eau de transition : les masses d’eau liées à l’estuaire du Lay (FRGT30), à l’estuaire de la Sèvre-Niortaise (FRGT31), à l’estuaire de la Gironde (FRFT05), à l’estuaire de la Charente (FRFT01) et à l’estuaire de la Seudre (FRFT02)

 

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Pressions

Introduction

Date de dernière mise à jour : 13/04/2007

Les pressions sur la ressource en eaux littorales sont en grande partie liées à la présence de l’homme et de ses activités. Les polluants d’origine industrielle, agricole, urbaine ou portuaire, parviennent au milieu marin, soit directement par les rejets en mer, soit indirectement par les rivières (plusieurs bassins versants sont concernés : ceux de la Sèvre, du Lay, de la Charente, de la Seudre, de la Gironde).

La pollution diffuse des eaux continentales aboutit en effet dans les eaux marines. Mais on ne connaît pas avec précision les quantités de polluants qui arrivent en mer. Il est donc très difficile de connaître l’effet réel de cette pollution dans le milieu. Il serait pour cela nécessaire d’approfondir les connaissances sur le transfert des polluants au sein des bassins versants, sur leur devenir dans les zones de transition. Les zones humides, douces et salées jouent probablement un rôle important de tampon. Le bouchon vaseux, dans les estuaires, est également une barrière et un réservoir pour de nombreux composés chimiques. Les sédiments marins piègent aussi des quantités très importantes de ces composés et jouent donc un rôle déterminant de puits, mais avec un risque significatif de remise en circulation lors de mouvements importants des sédiments. Dans tous les cas, les connaissances n’existent que sur un nombre limité de composés.

Enfin, la capacité naturelle des zones côtières à disperser et assimiler les polluants est limitée. Ces pollutions entraînent donc une dégradation de la qualité des eaux.

les activités industrielles

Date de dernière mise à jour : 13/04/2007

Le Poitou-Charentes n’est pas une région très industrialisée. La plupart des industries y sont de petites tailles (90 % des entreprises ont moins de 10 salariés).
 Les rejets d’eaux résiduaires de ces petites structures, bien que non négligeables, ne sont pas contrôlés par les services de l’Etat. Par contre, les industries à l’origine des rejets les plus importants entrent dans le cadre législatif des Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE). L’arrêté du 24 décembre 2002, relatif à la déclaration annuelle des émissions polluantes des installations classées soumises à autorisation, rassemble les valeurs limites d’émission en matière de pollution de l’eau. Les seuils de rejet imposés aux industriels sont toutefois fixés par un arrêté préfectoral d’autorisation d’exploiter qui peut définir des prescriptions réglementaires à respecter plus sévères afin de satisfaire aux objectifs de gestion équilibrée de la ressource et de préservation des milieux aquatiques. Les eaux résiduaires, issues des process de fabrication des ICPE, sont rejetées soit dans les eaux superficielles ou marines après épuration en station d’épuration interne, soit dans une station d’épuration communale éventuellement après prétraitement.

Des progrès considérables ont été réalisés ces dernières années. La qualité des rejets industriels tend en effet à s’améliorer. Ces progrès sont dus à l’action réglementaire exercée par l’inspection des installations classées et aux aides financières des Agences de l’eau. L’autosurveillance s’est également progressivement développée. Cependant, des pollutions subsistent. En région, les industries les plus polluantes et à l’origine des rejets les plus importants sont les industries chimiques, papetières et de traitement de surface.

En bordure de littoral et sur le bassin versant de la Charente (là où les rejets de polluants dans l’eau des activités industrielles sont susceptibles d’atteindre le milieu marin), plusieurs sites voient leurs rejets réglementés : Rhodia Electronics & Catalysis (La Rochelle), Angoulême traitement de surface (Angoulême), Otor Papeterie (St Michel), Saft RBS (Nersac)… Certains établissements restent concernés par des dépassements de seuil de rejets autorisés.

L’industrie représente aussi un risque de pollution accidentelle.

Les industries susceptibles de présenter des rejets significatifs sur le littoral, directement, ou par l’intermédiaire de la Charente - Flux de pollution en kg/an (année 2005)
Les industries susceptibles de présenter des rejets significatifs sur le littoral, directement, ou par l’intermédiaire de la Charente - Flux de pollution en kg/an (année 2005)
  • Rhodia Electronics & Catalysis (La Rochelle), après traitement en station d’épuration interne, rejette dans l’Océan Atlantique une quantité non négligeable d’azote (1419 t/an), de phosphore (9,6 t/an) et de fluorures (4,2 t).
  • Saft RBS (Nersac) rejette également de l’azote dans la Charente (155 t).
  • Otor Papeterie (Saint Michel) rejette principalement des Matières En Suspension (MES) dans la Charente, à hauteur de 99 t/an. En outre, sa charge polluante d’origine carbonée (DBO5) est de l’ordre de 255 t/an. Ses effluents contiennent aussi une forte demande chimique en oxygène (DCO), environ 522 t/an.
  • Ces ICPE basées en Charente et Charente-Maritime sont également à l’origine de rejets de métaux lourds : les rejets de Rhodia Electronics & Catalysis sont par an de l’ordre de 73 kg de cuivre, 5 kg de cadmium. Saft RBS rejette environ 20 kg/an de Cadmium dans la Charente.

 

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L’agriculture

Date de dernière mise à jour : 13/04/2007

Les deux-tiers du territoire régional sont consacrés à l’agriculture. La Surface Agricole Utile est quasiment restée inchangée entre 1970 et 2000, mais son utilisation a très fortement variée. Les surfaces en blé tendre et maïs ont été multipliées par 2 environ. Les surfaces en oléagineux ont été multipliées par 13. Dans le même temps, l’ensemble des Surfaces Toujours en Herbe a diminué de plus de moitié.
 Les paysages agricoles traditionnels de bocage ont donc disparu au profit de culture intensive et spécialisée, où les grandes exploitations se démarquent. De nombreuses zones humides ont également été asséchées pour une mise en culture.

Evolution de la surface agricole utile en Poitou-Charentes entre 1979 et 2000
Evolution de la surface agricole utile en Poitou-Charentes entre 1979 et 2000

Dans ce contexte, le rôle de l’agriculture dans la détérioration de la qualité de l’eau concernent les pollutions diffuses par infiltration ou ruissellement, liées à l’utilisation de fertilisants (engrais minéraux du commerce ou déjections animales) et de produits phytosanitaires (herbicides, fongicides, insecticides…). L’agriculture du littoral n’est pas alors seule responsable de la pollution agricole des eaux marines : la pollution vient également de l’agriculture à l’intérieur des terres et se propage jusqu’à l’océan via les cours d’eau.

La pression agricole sur le littoral
La pression agricole sur le littoral

Les productions agricoles sont très dépendantes de la quantité de matière azotée présente dans le sol. Les engrais azotés sont donc largement utilisés.

La forte croissance des livraisons d’azote minéral s’est située entre les années 1960 et 1980, avec l’arrivée de la production agricole intensive. Aujourd’hui, la région a des apports d’azote qui varient entre 125 et 150 kg/ha de surface fertilisable* par an, dont 25 % d’origine animale (les apports organiques sont calculés à partir des effectifs d’animaux et des coefficients d’excrétion en N en kg/animal/an) (source : Unifa).
 *Les apports minéraux représentent les livraisons de fertilisants par campagne. Ils ne peuvent être, de façon sûre, assimilés à l’utilisation réelle des fertilisants par les agriculteurs, puisqu’ils ne tiennent pas compte des variations de stocks, ainsi que d’un possible achat du produit dans une autre région (et a fortiori d’une possible consommation du produit dans une autre région que celle où a eu lieu la livraison).

Après une suite de transformations chimiques, l’azote se retrouve dans le sol sous forme nitrique. La pollution nitrique des eaux a ensuite pour origine le phénomène de lessivage. Les nitrates sont entraînés par percolation à travers le sol (lixiviation), surtout en automne et en hiver, après la nitrification automnale et lors de l’excédent hydrique, au moment où les cultures sont peu actives ou absentes (sols nus). Le transfert des nitrates vers les nappes souterraines (surtout vers les nappes libres) est toutefois conditionné par un excès d’eau, de pluie ou d’irrigation. Enfin, l’essentiel des nitrates emportés par les eaux d’infiltration au cours d’une année provient des nitrates épandus les années précédentes et stockés dans le sol. Ces contributions s’additionnent les unes aux autres et les quantités de nitrates lessivées atteignant les nappes augmentent. Les nitrates se retrouvent alors dans les eaux superficielles lors de leur alimentation par la nappe.

L’utilisation des déjections animales cumulées avec la fertilisation par les engrais de synthèse rend la situation encore plus défavorable à la pollution nitratée. En effet, les épandages d’effluents d’élevage viennent surcharger la fertilisation en azote.

 Les ressources en eaux souterraines de la région qui sont le plus souvent à faible profondeur, sont particulièrement vulnérables aux pollutions. Elles se dégradent de manière continue et régulière depuis les années 1970. La teneur en nitrates des eaux brutes souterraines croît, sur certains secteurs, en moyenne de 1 à 2 mg/l/an depuis vingt-cinq ans.
 La qualité des eaux superficielles est également fortement altérée par les nitrates. En 2002, la Charente et la plupart de ses affluents, la Seudre, la Sèvre Niortaise (…) sont classés en qualité médiocre.

Les produits phytosanitaires utilisés pour le traitement de la plante participent également de plus en plus à la pollution des eaux. Le transfert vers l’eau est le plus souvent superficiel. Leur arrivée se fait par mise en solution lors du ruissellement. Dans les eaux superficielles, des quantités non négligeables de molécules très diverses sont ainsi trouvées : glyphosate, AMPA, isoproturon, diuron… et autres produits de substitution. Les eaux souterraines sont généralement moins polluées.

La quantité totale de substances actives utilisée en 2000 sur la région a été de 2 849 063 kg, contre 4 141 460 kg en 1996, soit une diminution d’environ 1 290 000 kg (substances actives d’origine minérale, soufre, cuivre, fer, non comprises). Les quantités vendues sont ensuite restées globalement stable entre 2000 et 2005. La part utilisée par le secteur agricole est de 97 %. Le produit le plus utilisé est le glyphosate, un herbicide, suivi de plusieurs fongicides (mancozèbe, folpel, fosetyl-aluminium). La consommation du premier est en forte augmentation entre ces deux dates. L’atrazine, la substance la plus utilisée en 1996, est maintenant interdite.
 La Charente-Maritime est la plus consommatrice (environ 1000 tonnes), suivie de la Charente (près de 800 tonnes). Ces quantités viennent surtout d’une utilisation accrue sur le vignoble.

En ce qui concerne les produits phytosanitaires dans les eaux brutes, près de la moitié des points observés en 2002 sur le réseau régional (45 sur 96) ont fait l’objet d’un dépassement de seuil de potabilité (0,1 µg/l par molécule) ; les teneurs les plus élevées ont été d’ailleurs observées en Charente et Charente-Maritime.
 Dans les eaux superficielles, en 2001, 8 % environ des points d’observation sur l’ensemble des cours d’eau sont de mauvaise qualité, 10 % de qualité médiocre et 50 % environ de qualité moyenne (grille SEQ-Eau aptitude à la vie aquatique). La principale substance détectée dans les eaux est l’atrazine. La qualité des eaux de la Charente et de ses affluents en aval d’Angoulême est très altérée (impact de la viticulture).

 

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L’urbanisation

Date de dernière mise à jour : 13/04/2007

Avec près de 557 000 habitants en 1999 (+ 0,6 % d’évolution annuelle en moyenne entre 1990 et 1999) et près de 600 000 habitants estimés en 2005 (+1 % d’évolution annuel en moyenne entre 1999 et 2005), le département de la Charente-Maritime présente une démographie dynamique, qui repose essentiellement sur les phénomènes migratoires.

La croissance de la population se concentre cependant sur le littoral.

Evolution annuelle moyenne récente de la population dans les communes de moins de 10000 habitants - région Poitou-Charentes
Evolution annuelle moyenne récente de la population dans les communes de moins de 10000 habitants - région Poitou-Charentes

Les fortes densités de population se situent en effet sur la bande côtière et sur les îles.

Densité et évolution des résidences secondaires dans les communes et les cantons littoraux et non littoraux en Poitou-Charentes de 1990 et 1999
Densité de population en 1999 (hab/km²) Densité des résidences secondaires en 1999 (en nb/km²) Evolution des résidences secondaires de 1990-1999
Commune littorale 229 66,6 28,30%
Commune non littorale 59 2 16,60%
Canton littoral 138 31,1 28,10%
Canton non littoral 59 1,9 14,00%

Source : INSEE, 2001

C’est également un espace touristique très important. Certaines communes voient leur population multipliée par 10 en période estivale. La capacité d’accueil des cantons littoraux ne cesse d’ailleurs d’augmenter (+ 15,4 % entre 1990 et 1999).

L’urbanisation s’est donc particulièrement accentuée sur le littoral. La pression de la construction y est forte qu’elle soit destinée à la population résidente ou saisonnière. L’évolution des surfaces des permis de construire délivrés pour des logements entre 1990 et 2003 s’élève à + 10,4 %. Entre ces deux dates, la construction a été particulièrement forte dans le secteur de Royan.

Evolution du nombre de logement entre 1990 et 1999 en Charente-Maritime
Evolution du nombre de logement entre 1990 et 1999 en Charente-Maritime

 Le poids de la construction des résidences secondaires sur cette construction totale de logement entre 1990 et 2003 est très important (33 % de résidences secondaires en surface). Les logements individuels sont préférés : 80 % contre 20 % de logements collectifs).

Les résidences secondaires en Poitou-Charentes
Les résidences secondaires en Poitou-Charentes

Dans les agglomérations touristiques, les variations saisonnières importantes de la population posent des problèmes de gestion des eaux usées puisqu’elles induisent une forte croissance de flux pour l’assainissement.

Unité de distribution d’eau potable présentant une différence de population entre l’hiver et l’été (données 2003)
Unité de distribution d’eau potable présentant une différence de population entre l’hiver et l’été (données 2003)

Pendant longtemps, de nombreuses stations d’épuration n’étaient pas adaptées à cette surcharge estivale. Pour les communes concernées, les anomalies rencontrées au niveau des systèmes d’assainissement des eaux usées surchargés occasionnaient alors des rejets d’eau contaminée directement ou indirectement dans le milieu marin.
 Aujourd’hui, les actions entreprises dans ce domaine (augmentation de capacité des stations anciennes, implantation de nouvelles) ont améliorer l’efficacité de la collecte des eaux usées mais les pollutions non traitées sont encore non négligeables dans certaines stations.

Pollution produite et rejetée&nbsp;: exemple de quelques agglomérations en bordure de littoral (2001)
Pollution produite et rejetée : exemple de quelques agglomérations en bordure de littoral (2001)

Le degré de performance de l’assainissement des stations d’épuration se caractérise aussi par l’efficacité du traitement de ces eaux. Là encore des efforts particuliers ont été engagés (entretien, modernisation des stations d’épuration). C’est ainsi qu’en Charente-Maritime, le taux global de dépollution est passé de 58 % en 1998 à 77 % en 2001 ; en Charente, ce taux était de 49 % en 1998 et 70 % en 2001 (source : Agence de l’eau Adour-Garonne). Même si des progrès restent à faire, les taux globaux de dépollution des stations d’épuration collectives sont de plus en plus satisfaisants.

La pollution la plus préoccupante reste cependant la pollution bactérienne. Si les traitements sont, d’une manière générale, satisfaisants pour éliminer les polluants comme les métaux, une bonne élimination des micro-organismes d’origine fécale est plus difficile à obtenir. Les effluents domestiques déversent encore en milieu naturel une grande diversité de microorganismes, virus et bactéries, parfois pathogènes.

Beaucoup d’autres sources de pollution liées à l’urbanisation existent (défaut d’assainissement individuel, mauvaise séparation des réseaux d’évacuation des eaux usées et des eaux pluviales, apports diffus avec les eaux de ruissellement…), mais leur importance est aujourd’hui toujours mal cernée.

 

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Le trafic et les activités portuaires

Date de dernière mise à jour : 13/04/2007

La côte charentaise constitue une zone de production et d’échanges économiques intenses.

Elle héberge en effet les secteurs spécifiques de pêche et de transport maritime. La plaisance est également très présente.

Le port de La Rochelle-Pallice est l’unique port en eaux profondes de la façade atlantique. Il assure environ 85 % du trafic régional avec 7 millions de tonnes de marchandises. Le trafic de produits pétroliers y est important (le tiers du trafic en 2001). Les ports de Rochefort et de Tonnay-Charente sont des ports de plus faible tonnage. Leur trafic enregistre 1,1 million de tonnes de marchandises. Les échanges de ces ports reposent principalement sur les produits agricoles et les engrais.

Le trafic maritime passagers (hors trafic côtier) totalise quant à lui 8 412 personnes en 2001, contre 3 664 personnes en 1996.

La flotte de pêche regroupe en totalité 336 unités représentant un tonnage de 5 527 tonneaux de jauge brute (Tjb) (année 2002) et comprenant les navires de pêche hauturière (navires pratiquant la pêche au large) et les navires de pêche côtière (ou pratiquant la petite pêche).

Les trois principaux ports de pêche de la région sont les ports de La Rochelle, La Côtinière (île d’Oléron) et Royan.

L’activité de plaisance maritime se développe également. Dans cette flotte de plaisance, les deux tiers (environ 30 000) sont des bateaux à moteur dont la plupart sont de moins de 6 mètres de long ; le restant se répartit entre voiliers (environ 12 000) et autres modes de propulsion (avirons, hydroglisseurs…), peu représentés. Les nouvelles immatriculations concernent également les bateaux à moteur.

Le département de Charente-Maritime comprend 18 ports ou sites de plaisance regroupant, en 2001, 8 220 postes à quai. Le plus important est le port des Minimes à La Rochelle (3200 places). Les ports ne sont pas les seuls lieux à accueillir les plaisanciers. Ils existe 26 zones de mouillages représentant en 1998 environ 2 250 places.

L’ensemble de ces activités exerce des pressions sur la qualité de l’eau marine.

Les peintures des coques de bateau

La présence de certains métaux lourds (cuivre, zinc, plomb), mise en évidence lors des analyses effectuées dans le cadre des contrôles de qualité du milieu, est liée en partie à l’utilisation de peintures anti-salissures pour l’entretien de la flotte maritime.

Les pollutions diffuses liées à l’activité de plaisance maritime

L’activité de plaisance maritime est à l’origine de déversements d’eaux contaminées provenant des aires de carénage et des sanitaires des bateaux dans les ports de plaisance ou dans les zones de mouillage. Huiles, carburants, déchets organiques …sont également des menaces sur la qualité de l’eau.

Le dragage des sédiments des ports

Les installations portuaires se sont généralement établies dans des zones de faible profondeur d’eau. Un entretien pour préserver les voies d’accès est nécessaire. Périodiquement, des dragages sont effectués pour enlever les sédiments qui se sont accumulés. Ces opérations ne sont pas sans conséquences pour les écosystèmes marins. En effet les sédiments des ports renferment des teneurs en polluants de nature microbiologique (bactéries, virus, phytoplancton) et chimiques (métaux lourds) non négligeables. Ainsi selon le rapport n°261 (2000-2001) de Gérard Miquel, les teneurs en mercure dans les sédiments des estuaires par exemple sont plusieurs milliers de fois supérieures aux teneurs de l’eau. Le gisement est souvent ignoré. L’activité de dragage des estuaires, mal connue, est pourtant considérable : entre 110 et 130 millions de tonnes chaque année dans l’Union européenne, autour de 29 millions de tonnes en France.

Les pollutions accidentelles liées au transport maritime

Le trafic maritime entraîne un risque d’accident non négligeable pour l’espace littoral et marin. L’épisode le plus grave répertorié sur les côtes charentaises a été la marée noire de l’Erika du mois de décembre 1999. Sa pollution a touché les côtes de l’Ile de Ré et les environs de La Rochelle. Plus récemment, le littoral charentais a de nouveau été touché par une marée noire, celle du Prestige. Le naufrage de ce pétrolier au large des côtes espagnoles, en novembre 2002, a provoqué une pollution qui a fini par atteindre les côtes du département de Charente-Maritime dès janvier 2003.
 Des risques de pollutions accidentelles existent également lors des opérations de chargement / déchargement ou de dégazage des navires ou lors de déballastage (eau) des navires en escale qui libèrent des espèces vivantes importées (bactéries, phytoplancton, crustacés…), dont certaines sont nuisibles.

 

 Voir sur l'Environnement en Poitou-Charentes : les éléments de Contexte régional associés

 

 Pour aller plus loin
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Réponses

Introduction

Date de dernière mise à jour : 13/04/2007

La qualité de la ressource est étroitement liée aux eaux marines du large entrant dans les pertuis (dépendantes des pollutions accidentelles, des dégazages en mer…), mais aussi à la qualité des eaux continentales qui se déversent sur le littoral.

Outre les actions spécifiques au milieu marin, la protection des eaux littorales s’insère dans le cadre général de la réglementation sur l’eau.

Cadre réglementaire

Date de dernière mise à jour : 13/04/2007

La Directive Cadre sur l’Eau

La directive 2000/60/CE, appelée Directive Cadre sur l’Eau (DCE), établit un cadre pour une politique communautaire dans le domaine de l’eau.

Pour l’ensemble des ressources en eau (cours d’eau, lacs, eaux côtières, eaux saumâtres, eaux souterraines), la DCE fixe aux états membres les 4 objectifs environnementaux suivants :

  • prévenir la détérioration de l’état des eaux ;
  • atteindre le bon état des eaux d’ici 2015 (bon état chimique et écologique pour les eaux de surface, bon état chimique et quantitatif pour les eaux souterraines) ;
  • réduire les rejets de substances prioritaires (toxiques) ;
  • respecter les objectifs spécifiques dans les zones protégées (zones concernées par les directives européennes existantes).

La DCE prévoit d’atteindre ces objectifs en trois étapes clés :

  • un état des lieux avec la mise en place d’un programme de surveillance,
  • l’élaboration d’un programme de mesures destiné à corriger les non-conformités,
  • la mise en œuvre de celui-ci au travers d’un plan d’actions.
     Ces trois étapes d’une durée de 6 années seront ensuite renouvelables.

La DCE a été transposée en droit français par la loi du 21 avril 2004. Au cours de l’année 2007, s’effectue la mise en place du premier programme de surveillance de l’état des eaux.

De même s’engagent des travaux concernant l’élaboration des plans de gestion et programmes de mesures qui, pour chaque district, définiront les objectifs à atteindre pour 2015 et les actions à mettre en oeuvre. Ils consisteront en France en une modification des Schémas Directeurs d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE). Ainsi la DCE ne remettra pas en cause les politiques de gestion à l’échelle des bassins versants en France, mais cherchera à s’articuler avec les SDAGE.

Les SDAGE fixent les orientations de la politique de l’eau sur un grand bassin hydrographique et définissent les règles de gestion de l’eau et les moyens à mettre en oeuvre pour atteindre l’objectif d’une "gestion durable et solidaire de la ressource en eau". Actuellement en cours de révision, ils devront fixer les objectifs à atteindre et intégrer un programmes de mesures : mesures techniques et réglementaires, incitations économiques, code de bonnes pratiques...

Les Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) déclinent ensuite les priorités du SDAGE à l’échelle des sous-bassins. La gestion de l’eau appliquée par la suite sur le territoire du SAGE doit respecter et être compatibles avec ses objectifs.

Le maintien d’un débit régulier, minimum et de qualité, au niveau des embouchures des fleuves est une première condition pour maintenir l’état des écosystèmes marins. En Poitou-Charentes, la mise en place de SAGE avec des mesures plus strictes pour la gestion des bassins versants qui se déversent dans les pertuis charentais devrait permettre de diminuer les apports de polluants :

  • SAGE de la Boutonne, (approuvé)
  • SAGE du Lay, SAGE de la Sèvre Niortaise et du Marais Poitevin, SAGE de l’Estuaire de la Gironde (en cours d’élaboration)
  • SAGE de la Charente (en phase d’émergence)
    Schémas d’Aménagement de Gestion des Eaux (19/07/2006)
    Schémas d’Aménagement de Gestion des Eaux (19/07/2006)

Pour faciliter la mise en place de la DCE dans la zone littorale marine, les Agences de l’Eau Adour-Garonne et Loire-Bretagne ont conclu avec l’Ifremer des accords-cadres de coopération, dont les axes stratégiques se déclinent en actions de recherche et d’expertise :

  • La mise en œuvre de la Directive Cadre sur l’Eau qui donne pour la première fois un place importante au littoral et au milieu marin dans les bassins.
  • La participation à la mise en place des systèmes d’observation et d’évaluation des actions de restauration des écosystèmes littoraux.
  • La définition des Schémas Directeur des Données sur l’Eau et une contribution au Système National d’Information sur l’Eau pour le littoral.
  • L’amélioration de la connaissance des peuplements marins, de la compréhension du fonctionnement écologique et du devenir à moyen/long terme du littoral, face aux changements globaux (réchauffement climatique, contaminations croissantes, ….).
  • L’aide à l’élaboration du Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) et des programmes d’actions associés et l’accompagnement des politiques littorales des bassins.
  • Le développement de produits de valorisation, de communication, de vulgarisation et d’information à l’attention d’un public scientifique, d’élus ou du grand public.

La loi n° 2006-1772 sur l’eau et les milieux aquatiques

Le 30 décembre 2006, l’Etat a promulgué une nouvelle loi sur l’eau pour prendre en compte à la fois les insuffisances des précédentes lois (1964 et 1992) et le contexte de la DCE. Ses orientations concernent les outils à mettre en œuvre, par les administrations, les collectivités territoriales, les acteurs de l’eau, pour atteindre le bon état de l’eau en 2015 et parvenir à une gestion durable de la ressource.

 

 Lien avec une autre thématique de l'Environnement en Poitou-Charentes

 

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Protection et gestion spécifique au milieu marin

Date de dernière mise à jour : 13/04/2007

Les conventions

La convention de Londres (1972)

La convention sur la prévention de la pollution des mers résultant de l’immersion de déchets, connue sous le nom de convention de Londres, a été adoptée en novembre 1972. Entrée en vigueur en 1975, elle a pour objectif d’interdire l’immersion de déchets d’origine terrestre.
 L’immersion correspond au déversement délibéré dans la mer de substances ou de matériaux, à partir de navires, d’aéronefs, d’engins flottants, de plates-formes fixes ou flottantes ou d’autres ouvrages placés en mer.

La convention de Paris (1992) dite convention OSPAR

La convention pour la protection du milieu marin de l’Atlantique du Nord-Est, dite convention OSPAR, a été signée à Paris le 22 septembre 1992. Elle est née de la fusion de la Convention d’Oslo (1972) traitant de la prévention de la pollution marine par les opérations d’immersion de rejets en mer et de la convention de Paris, traitant des rejets d’origine tellurique. Elle est entrée en vigueur en 1998.

Les conventions et accords pour la lutte contre les pollutions résultant d’évènements en mer ou d’accidents survenus sur le littoral

En 1990, la Convention internationale sur la lutte conte la pollution par hydrocarbures (la Convention OPRC) a été instaurée. Cette dernière vise à renforcer les moyens dont disposent les Etats membres pour faire face à une situation d’urgence.

Le plan d’actions stratégique pour les milieux marins

Pour répondre aux enjeux que sont la protection et la gestion durable de l’environnement marin et littoral, le Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable s’est doté, en 2005, d’un Plan d’actions stratégiques pour les milieux marins.

Un diagnostic de l’état des milieux marins, élaboré par consultation d’experts scientifiques, a permis la définition des cinq orientations stratégiques du plan

 :

  1. Eclairer les choix stratégiques par une meilleure connaissance du milieu marin.
  2. Contribuer au bon état écologique des écosystèmes marins et restaurer la qualité de l’eau.
  3. Favoriser une gestion raisonnée des milieux. Préserver le patrimoine naturel marin et la biodiversité.
  4. Appliquer la gestion durable des ressources de la mer aux politiques sectorielles des activités en mer.
  5. Former, informer et sensibiliser les gestionnaires et le public. Développer les partenariats sur l’environnement marin.

Pour chacune de ces orientations, le plan propose alors des « actions » particulières :

Exemple d’actions pour l’orientation 1
Orientation 1 - ECLAIRER LES CHOIX STRATEGIQUES PAR UNE MEILLEURE CONNAISSANCE DU MILIEU MARIN
ACTIONS Poursuivre les inventaires ZNIEFF-mer
Caractériser l’état biologique des milieux et développer les réseaux d’observation du milieu marin
Mobiliser l’expertise scientifique et technique dédié au milieu marin vers des orientations opérationnelles
Renforcer la surveillance des milieux (eaux, sédiments) et la prévention vis-à-vis d’une contamination par les substances reprotoxiques
Evaluer et suivre les effets des changements hydroclimatiques sur les écosystèmes marins

Les actions proposées sont ensuite expliquées dans des « fiches actions » : cadrage et descriptif de l’action, calendrier, équipe partenarial, indicateur de suivi de l’action.

Les objectifs de préservation de la qualité des eaux marines se retrouvent au niveau de plusieurs actions :

1 - ECLAIRER LES CHOIX STRATEGIQUES PAR UNE MEILLEURE CONNAISSANCE DU MILIEU MARIN
 Action 1.2 - Caractériser l’état biologique des milieux et développer les réseaux d’observation du milieu marin.
 Action 1.3 - Mobiliser l’expertise scientifique et technique dédié au milieu marin vers des orientations opérationnelles
 Action 1.4 - Renforcer la surveillance des milieux (eaux, sédiments) et la prévention vis-à-vis d’une contamination par les substances reprotoxiques.

2 – CONTRIBUER AU BON ETAT ECOLOGIQUE DES ECOSYSTEMES MARINS ET RESTAURER LA QUALITE DE L’EAU
 Action 2.1 Restaurer la qualité de l’eau : maintenir et/ou rétablir un bon état écologique et chimique des masses d’eau côtières et de transition.
 Action 2.2 – Lutter contre les pollutions du milieu marin par les activités terrestres : limiter les rejets polluants ponctuels et diffus.
 Action 2.3 – Prévenir et intervenir en cas de pollutions d’origine maritime, accidentelle ou volontaire.
 Action 2.4 – Améliorer les situations sanitaires des eaux de baignade et des plans d’eau pour les loisirs nautiques.

3 – FAVORISER UNE GESTION RAISONNEE DES MILIEUX , PRESERVER LE PATRIMOINE NATUREL MARIN ET LA BIODIVERSITE
 Action 3.4 - Mettre en place un plan d’intervention contre les espèces exotiques envahissantes

4 – APPLIQUER LA GESTION DURABLE DES RESSOURCES AUX POLITIQUES SECTORIELLES DES ACTIVITES DE MER
 Action 4.5 - Dragages et immersions
 Action 4.6 – Activités de plaisance et de loisirs liés à la mer

5 – FORMER, INFORMER ET SENSIBILISER LES GESTIONNAIRES ET LE PUBLIC. DEVELOPPER LES PARTENARIATS SUR L’ENVIRONNEMENT MARIN

 

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Création de structures spécifiques

Date de dernière mise à jour : 13/04/2007

Le CEDRE

Le Centre de Documentation, de Recherche et d’Expérimentation sur les pollutions accidentelles des eaux a été crée en 1978. Il est responsable, au niveau national, de la documentation, de la recherche et des expérimentations concernant les produits polluants, leurs effets, et les méthodes et moyens spécialisés utilisés pour les combattre. Sa mission de conseil et d’expertise englobe aussi bien les eaux marines que les eaux intérieures.

INERIS

Créé en 1990, l’INERIS est un Établissement Public à caractère Industriel et Commercial placé sous la tutelle du Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable. Ses missions consistent à réaliser ou faire réaliser des études et des recherches permettant de prévenir les risques que les activités économiques font peser sur la santé, la sécurité des personnes et des biens ainsi que sur l’environnement.

En 2001, la création d’une cellule opérationnelle mixte IFREMER-INERIS d’Analyse des Risques Chimiques (ARC) en milieu marin a permis une approche intégrée de l’ensemble des mesures environnementales à prendre dans ce domaine.

Dans le domaine des pollutions accidentelles en mer par les hydrocarbures ou par des substances chimiques, la cellule travaille en liaison avec le CEDRE, tant au plan opérationnel que de l’expertise.

 

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Aides financières particulières

Date de dernière mise à jour : 13/04/2007

Le fonds POLMAR

Le fonds POLMAR est un fonds d’intervention, mis en place en 1977, destiné à financer les opération de prévention et de lutte contre les pollutions marines accidentelles.

 

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Glossaire
##Biodiversité##
Variété du vivant à tous ses niveaux : les gènes, les espèces et les populations, les écosystèmes et les processus naturels qui assurent la perpétuation de la vie sous toutes ses formes.
Bassin versant
En hydrologie de surface, c'est le domaine sur lequel tous les écoulements des eaux convergent vers un même point, nommé exutoire du bassin versant. La limite physique de ce domaine est la ligne des crêtes appelée ligne de partage des eaux. De la même manière pour les eaux souterraines, un bassin versant englobant les circulations des eaux dans le domaine souterrain est définissable.
Bioaccumulation
Également appelée "amplification biologique". Augmentation graduelle de la concentration d'une substance persistante dans un organisme à mesure qu'il vieillit ou dans une suite d'organismes, depuis les producteurs primaires jusqu'aux consommateurs primaires et secondaires.
Biocide
Les produits biocides sont des pesticides à usage non agricole tels que les insecticides ménagers, les désinfectants, les produits de traitement du bois ou de l'eau... Ils sont souvent indispensables, mais peuvent présenter des risques dans la mesure où ils contiennent des substances actives destinées à tuer ou rendre inoffensifs des organismes vivants. Ce sont, la plupart du temps, des produits chimiques. Mais les produits biocides peuvent également contenir des micro-organismes, y compris des champignons et des virus. Or seule la mise sur le marché d'un petit nombre de biocides est contrôlée en France (MATE 2001).
Biotransformation
Terme général s'appliquant à toute transformation d'une substance par un biocatalyseur. Ainsi, différentes réactions chimiques modifient un produit dans un organisme vivant au départ du produit jusqu'à ses formes d'excrétion.
Bivalve
Mollusque protégé par une coquille calcaire formée de deux valves (bi-valve) latérales. Ils vivent soit fixés sur un substrat dur (les moules), soit à la surface du sédiment, soit encore enfouis dans celui-ci. Cette dernière catégorie, les bivalves fouisseurs, comprend notamment les palourdes, les coques et les tellines. Ces mollusques sont souvent aussi appelés lamellibranches ce terme anatomique est à relier à leur fonction de filtrer l'eau pour se nourrir, par ce processus, ils fixent par la même un certain nombre d'éléments.
Cadmium (Cd)
Numéro atomique 48. Métal blanc, très brillant, surtout associé à du zinc et extrait avec celui-ci. Il s'agit donc principalement d'un sous-produit de la métallurgie du zinc, ainsi qu'un résidu des activités de métallisation, de fabrication d'accumulateurs cadmium-nickel, d'alliages métalliques divers, et de fabrication d'acide phosphorique et d'engrais phosphatés (phosphogypse). Chez l'homme, le cadmium est surtout toxique par inhalation ou, plus rarement par voie digestive. Son effet cumulatif peut entraîner notamment des lésions des tissus rénaux. L'Organisation Mondiale de la Santé a fixé la Dose Hebdomadaire Tolérable (D.H.T.) pour le cadmium à 7 µg de Cd par kg de poids corporel par semaine. Cf. Métaux lourds
Chrome (Cr)
Numéro atomique 24. Métal blanc, dur et inoxydable à l'air. Métal blanc, dur et inoxydable à l'air. Le chrome (forme hexavalente) est considérée comme très toxique (inhibition des réactions de la respiration, rôle d'agent mutagène). Sous sa forme trivalente, il est sans danger significatif. Cf. Métaux lourds.
Coliformes fécaux
Sous ce terme est regroupé un certain nombre d'espèces bactériennes appartenant en fait à la famille de Enterobacteriaceae, formées de bâtonnets aérobies et anaérobies facultatifs. Ce groupe a toujours été utilisé pour mettre en évidence le manque d'hygiène, parce qu'il est fréquemment associé au contenu intestinal des vertébrés à sang chaud. C'est pourquoi les bactéries coliformes servent principalement d'indicateurs de la contamination d'origine fécale et ainsi, de la présence possible d'organismes entéropathogènes. Cette méthode indirecte constitue un moyen efficace pour déceler des conditions qui peuvent signifier un risque pour la santé publique. La qualité des eaux de baignade, notamment, vis à vis des coliformes est qualifiée par la présence d'Escherichia coli, la valeur guide est de 100 individus pour 100 ml et la valeur impérative est de 2 000 individus pour 100 ml. Les résultats d'analyses des coliformes fécaux sont exprimés en Unités pour 100 ml d'eau analysée (U/100 ml).
Composés organostanniques
Les composés organostanniques sont utilisés en tant que biocides dans de nombreux produits domestiques, ou dans les peintures antisalissures appliquées sur les coques des navires. Ils sont détectés dans les organismes vivants côtiers ou re-dispersés via les eaux usées dans les boues de stations d'épuration qui serviront par la suite de fertilisants agricoles. Ces mêmes composés sont également directement employés comme pesticides agricoles. Ils sont extrêmement toxiques et figurent sur la liste des polluants prioritaires de la CE.
Conchyliculture
Élevage traditionnel des coquillages, essentiellement l'huître (ostréiculture) et la moule (mytiliculture).
Crépidule (Crepidula fornicata)
Mollusque gastéropode, introduit par les navires de débarquement américains. L'espèce est arrivée à Marennes-Oléron en 1970. Les crépidules ont un indice de fertilité très élevé. Dans les secteurs de forte colonisation, jusqu'à 8 500 individus/m2 sont dénombrés.
Cuivre (Cu)
Numéro atomique 29. Métal rouge orangé, malléable et ductile, s'altérant superficiellement en surface. S'il existe à l'état natif, il est le plus souvent associé avec des sulfures et du fer. Le cuivre est un oligo-élément essentiel au métabolisme des espèces animales. Il n'a pas d'effet cumulatif chez l'homme et les intoxications sont exceptionnelles. C'est la présence de phosphates et de magnésium qui semble jouer un rôle dans la toxicité des sels de cuivre. L'utilisation de l'oxyde CuO comme matière active des peintures antisalissures marines constitue une source importante d'introduction dans les zones portuaires. Cf. Métaux lourds.
Dichlorodiphényl-trichloroéthane (DDT)
Le DDT est un pesticide organochloré (pesticide organique renfermant du chlore). Il a été longtemps utilisé dans la lutte anti-paludique dans les marais littoraux charentais, et comme insecticide de contact. L'un des principaux atouts du DDT est sa stabilité. Au lieu de se dissiper, il persiste sur la culture qu'il protège, exerçant son effet insecticide longtemps après l'application. Du fait de la stabilité chimique de la substance, le DDT s'accumule dans les tissus graisseux et entraîne des malformations génétiques surtout pour les espèces qui se trouvent au sommet de la chaîne alimentaire, dont l'Homme.
Dinophysis
Micro algue générant une toxine diarrhéique.
Génotoxicité
Effets nocifs d'une substance chimique sur le code génétique, dont les conséquences peuvent se manifester à la génération ou aux générations suivantes.
Huître
Mollusque bivalve. Deux types d'huîtres sont exploitées sur les côtes françaises : les huîtres creuses (genre : Crassostrea) et les huîtres plates (genre : Ostrea). Dans les pertuis charentais c'est l'huître creuse qui est produite.
Hydrocarbures aromatiques polycycliques. (HAP)
Ils entrent pour 15 à 30% dans la composition des pétroles bruts.
Installation soumise à autorisation
L'autorisation concerne les installations qui présentent les risques, pollutions ou nuisances les plus importants. Le principe de l'autorisation soumet la création d'activités économiques à un "permis" accordé au titre de la protection de l'environnement. La nomenclature Seveso introduit la notion de seuil haut pour les établissements nécessitant des servitudes publiques (noté Avec Servitudes).
Intrant
Quantité de biens ou de services utilisés dans un processus de fabrication ou de production. En agriculture, ce sont des éléments (engrais, phytosanitaires) introduits pour améliorer le développement des plantes cultivées.
Lindane
Insecticide organochloré interdit d'usage agricole depuis juillet 1998, il est encore utilisé pour le traitement anti-termites des bois et sols.
Littoral
Relatif aux rivages marins. La largeur de ce domaine est variable : il englobe l'arrière côte dans la terre ferme (on parle de zone supra littorale, située au-dessus de la mer mais soumise cependant à l'influence marine), le rivage proprement dit et la zone de balancement des marées ou estran (zone médio littorale ou zone littorale s.str.), ainsi que l'avant côte submergée en permanence (zone infra littorale jusqu'à -50 m et zone circa littorale de -50 à -200 m). Chacune des zones présente des associations de faunes et flores caractéristiques.
Mercure (Hg)
Numéro atomique : 80. Seul métal liquide dans les conditions normales, de point de fusion -38,8°C, de point d'ébullition 356°C. Le mercure est un métal lourd très toxique qui est utilisé dans de nombreuses industries. Les conséquences d'intoxications au mercure sont très variables selon qu'il s'agisse d'intoxications aiguës ou chroniques : de nombreux organes sont susceptibles d'être gravement affectés et les symptômes concernent le plus souvent le système nerveux, les yeux et les reins. Cf. Métaux lourds.
Métaux lourds
On désigne par le terme "métaux lourds", les métaux qui ont une masse volumique supérieure à 4,5 g/cm3 (protocole relatif aux métaux lourds de la convention de Genève). Sont donc qualifiés de métaux lourds les métaux présentant un caractère toxique pour la santé et l'environnement : plomb (Pb), mercure (Hg), arsenic (As), cadmium (Cd), Nickel (Ni), zinc (Zn), manganèse (Mn),... Ils proviennent de la combustion des charbons, pétroles, ordures ménagères... et de certains procédés industriels particuliers. Ils se retrouvent généralement au niveau des particules (sauf le mercure qui est principalement gazeux). Les métaux s'accumulent dans l'organisme et provoquent des effets toxiques à court et/ou à long terme. Ils peuvent affecter le système nerveux, les fonctions rénales, hépatiques, respiratoires, ...Les effets engendrés par ces polluants sont variés et dépendent également de l'état chimique sous lequel on les rencontre (métal, oxyde, sel, organométallique). Ils contaminent également les sols et les aliments et s'accumulent dans les organismes vivants et perturbent les équilibres et mécanismes biologiques.
Micropolluant
Désigne un ensemble de substances qui, en raison de leur toxicité, de leur persistance, de leur bioaccumulation, de leur très faible concentration dans l'eau (de l'ordre du nanogramme ou du microgramme par litre) sont de nature à engendrer des nuisances.
Moule
Mollusque bivalve (genre : Mytilus) élevé sur boucheaux et sur filières en pleine mer.
Nickel (Ni)
Numéro atomique 30. Métal blanc brillant, ferromagnétique, jamais pur à l'état naturel (associé au fer). Cf. Métaux lourds.
Organochloré
Qualifie des produits chimiques de synthèse, dérivés de molécules de chlore et utilisés à diverses fins, comme insecticides, fongicides, réfrigérants, etc.
Organohalogéné
Qualifie des produits chimiques de synthèse, dérivés de molécules de brome, iode ou fluor et utilisés à diverses fins, comme insecticides, fongicides, réfrigérants, etc.
Organophosphoré
Qualifie des produits chimiques de synthèse, dérivés de molécules de phosphore et utilisés à diverses fins, comme insecticides, fongicides, réfrigérants, etc.
Pertuis
Zones maritimes abritées, délimitées par les îles et par le continent, correspondant à des mers "intérieures".
Pesticide

Termes génériques pour désigner les produits utilisés pour la protection des cultures et des denrées stockées appelés aussi phytosanitaires. Il est distingué suivant leur utilisation :

  • les insecticides
  • les fongicides (contre les champignons pathogènes)
  • les herbicides (herbes indésirables dans les cultures)
  • les acaricides (acariens)
  • les corvicides, (oiseaux nuisibles)
  • les molluscicides (limaces et escargots)
  • les rodenticides (rongeurs).

Pesticide organochloré
Pesticides organiques renfermant du chlore, comme le dichlorodiphényl-trichloroéthane (DDT) ; réputés sujets à la bioaccumulation et la bioamplification.
Phycotoxines
Toxines produites par quelques espèces phytoplanctoniques. Certaines de ces toxines sont dangereuses pour les consommateurs, car elles s'accumulent dans les coquillages (toxines diarrhéiques, paralysantes, amnésiantes…), d'autres sont dangereuses pour la faune marine (poissons, coquillages…). Ainsi, les toxines révèlent la présence de phytoplanctons indésirables sont : la toxine PSP (Paralytic Shellfish Poison) qui révèle la présence de l'Alexandrium, la toxine DSP (Diarrhéic Shellfish Poison) qui révèle le Dinophysis et la toxine ASP (Amnesic Shellfish Poison) qui révèle le genre Pseudo-nitzschia.
Phytoplancton
Ensemble des algues microscopiques qui flottent dans les eaux. C'est le premier maillon de la chaîne alimentaire dans l'écosystème marin. Il existe environ 4 000 espèces phytoplanctoniques au niveau mondial : certaines d'entre elles (environ 250) peuvent proliférer de façon importante en formant des eaux rouges, brunes ou vertes. D'autres espèces (environ 70) sont toxiques, mais la plupart d'entres elles sont totalement inoffensives. Les phytoplanctons recherchés en priorité sont les genres Dinophysis, Alexandrium et Pseudo-nitzschia.
Plomb (Pb)
Numéro atomique 82. Métal gris bleuâtre, terni par altération, très mou, malléable. Son numéro atomique et sa densité (11.34) font de lui un excellent matériau de protection contre les rayonnements gamma et X. Le plomb est émis par le traitement des minerais et métaux et par les véhicules automobiles à essence plombée. Le plomb peut être ingéré par les voies respiratoires et digestives. Poison cumulatif qui se traduit chez l'homme par le saturnisme. Dans le cas de l'ingestion du plomb par la voie alimentaire (notamment de coquillages), la Dose Hebdomadaire Tolérable a été fixée par l'Organisation Mondiale de la Santé à 25 µg de plomb/kg par semaine.
Politique Agricole Commune (PAC)
Le traité de Rome prévoyait la mise en place d'une politique agricole commune avec pour objectifs principaux : accroître la productivité de l'agriculture, assurer un niveau de vie équitable à la population agricole, stabiliser les marchés, garantir la sécurité alimentaire à des prix raisonnables pour les consommateurs. La Conférence de STRESA (juillet 1958) définit les grands principes de la PAC : unicité des marchés, préférence communautaire, solidarité financière (concrétisée en 1962 par la création du Fonds Européen d'Orientation et de Garantie Agricole). Elle a été remaniée en 1992 en remplaçant pour certaines spéculations (céréales, oléagineux etc.) les aides directes sur les produits par des aides proportionnelles aux surfaces. Ce remaniement a eu pour incidences principales le développement de la jachère, la modification de certaines pratiques culturales, l'accélération du processus d'agrandissement des surfaces agricoles (IAAT, 2001).
Polychlorobiphényles (PCB)
Substances cancérigènes, produites industriellement utilisées dans de nombreuses applications, notamment comme les huiles des transformateurs électriques.
RNO
Réseau National d'Observation de la qualité du milieu marin.
Salmonelle
La salmonelle est une famille de bactéries intervenant dans divers types d'intoxications alimentaires, mais qui peuvent aussi être la cause de la fièvre typhoïde et paratyphoïde.
Sargasse (Sargassum muticum)
Élément de l'embranchement des Phaeophytes ou algues brunes. Cette algue macrophyte d'origine japonaise a été introduite suite à l'implantation volontaire de l'huître creuse japonaise (Crassostrea gigas) sur les côtes françaises pour remplacer l'huître portugaise (Crassostrea angulata), décimée par une maladie virale.
Unité de distribution (UDI)
Elle est définie comme étant un réseau de distribution dans lesquelles la qualité de l'eau est réputée homogène. Elle est gérée par un seul exploitant, possédée par un même propriétaire et appartient à une même unité administrative.
Zinc (Zn)
Le zinc est un élément chimique de numéro atomique 30.
Zone tampon
Bande de terre entre des zones cultivées et un habitat naturel, aménagée pour limiter les effets de l'agriculture sur cet habitat (p. ex. zone aménagée sur les rives d'un cours d'eau pour protéger l'habitat riverain et limiter l'apport de terre, d'éléments nutritifs et de pesticides dans les voies d'eau).
Zones de production conchylicole
"Elles sont classées en quatre niveaux de A à D selon la mesure de contamination microbiologique et la pollution résultat de la présence de composés toxiques ou nocifs d'origine naturelle ou rejetés dans l'environnement, susceptibles d'avoir un effet négatif sur la santé de l'homme ou le goût des coquillages ; le classement de salubrité des zones définies par leurs limites géographiques précises est fixé par arrêté du Préfet du département sur proposition du Directeur départemental des affaires maritimes après avis du Directeur départemental des affaires sanitaires et sociales. En cas de contamination momentanée d'une zone et en fonction de sa nature et de son niveau, le préfet, sur proposition du Directeur des Services vétérinaires, et après avis du Directeur départemental des affaires sanitaires et sociales, peut, soit soumettre l'exploitation à des conditions générales plus contraignantes, soit suspendre toutes ou certaines formes d'activité. Ces décisions sont portées immédiatement à la connaissance des services, municipalités ou organisations professionnelles concernées." (Code de l'environnement et des nuisances).
Bibliographie
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Connaissance des mécanismes conditionnant le devenir des produits phytosanitaires Université de Poitiers, ESIP. 99 p.
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Coquillages et santé, Pêche à pied récréative, Suivi sanitaire des gisements naturels des coquillages de la Charente-Maritime, Suivi bactériologique 21 p.
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L’environnement en France Edition 1999 Ed. La Découverte. 480 p.
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Etude préalable à la mise en place d’outils d’aide à la gestion globale de l’eau dans le marais poitevin
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Le phytoplanton toxique et les toxines dans les coquillages REPHY réseau de surveillance français.
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Les contaminants chimiques dans la Directive Cadre sur l’Eau département « Polluants Chimiques »
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Registre français des émissions polluantes, bilan au 21 novembre 2005.
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Ecologie Fondamentale – Eau et milieux humides Séminaire écologie et environnement, Ecole Nationale Supérieure des Mines de Paris, CDRom 2005.
Références réglementaires
Arrêté du 2 février 1998
Relatif aux prélèvements et à la consommation d'eau ainsi qu'aux émissions de toute nature des installations classées pour la protection de l'environnement soumises à autorisation.
JO n°52 du 3 mars 1998 - NOR : ATEP9870017A
Arrêté du 21 mai 1999
Relatif au classement de salubrité et à la surveillance des zones de production et des zones de reparcage des coquillages vivants. Dans l'article 11(b), les seuils réglementaires pour le plomb, le cadmium et le mercure sont fixés : "Les coquillages ne contiennent pas de contaminants chimiques en quantité telle qu'ils puissent présenter un risque de toxicité pour le consommateur, et notamment que la contamination moyenne, exprimée par kilogramme de chair humide de coquillage, n'excède pas 0,5 mg de mercure total, 2 mg de cadmium, 2 mg de plomb."
JO du 10 juin 1999
Décret du 30 octobre 1935
Relatif à la protection des eaux potables et des établissements ostréicoles, fixe un périmètre de protection autour des gisements naturels d'huîtres et des établissements ostréicoles (interdiction de tout déversement ou dépôt).
JO du 31 octobre 1935
Décret n°94-1046 du 6 décembre 1994

Relatif aux missions et attributions des directions régionales et départementales des affaires sanitaires et sociales.

http://www.legifrance.gouv.fr/citoy...


Directive 2000/60/CE du 23 octobre 2000
appelée Directive Cadre sur l'Eau (DCE) : définit, au plan européen, un cadre pour la gestion et la protection des eaux par grand bassin hydrographique. Elle fixe des objectifs de préservation et de restauration de l'état des eaux superficielles (eaux douces et eaux côtières) et des eaux souterraines.
http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=CELEX:32000L0060R(02):FR:HTML
Directive n°79-923/CE du Conseil du 30 novembre 1979
Relative à la qualité requise des eaux conchylicoles. Cette directive fixe la nature des paramètres physico-chimiques, ainsi que les polluants chimiques et microbiologiques à surveiller par les états membres, en donnant des valeurs guides et des méthodes de référence.
Directive n°91/271/CEE du 21 mai 1991
Relative aux eaux résiduaires urbaines.
JOCE n° L.135 du 30 mai 1991
Directive n°91/272/CE du Conseil du 21 mai 1991
Fixe les dates limites pour la collecte et le traitement des eaux usées dans les agglomérations de plus de 15 000 habitants (31/12/2000) en fonction de la sensibilité du milieu récepteur.
Loi n°2001-398 du 9 mai 2001
Créant une Agence française de sécurité sanitaire environnementale.
JO du 10 mai 2001
Loi n°83-8 du 7 janvier 1983
Dite de décentralisation réserve tout un chapitre à la protection du patrimoine. Elle institue la procédure des Zones de Protection du Patrimoine Architectural et Urbain (ZPPAU) étendues depuis au paysage (ZPPAUP). L'article 57 de cette loi institue le Schéma de Mise en Valeur de la Mer, document de planification qui fixe "les orientations fondamentales de la protection, de l'exploitation et de l'aménagement littoral".
Loi n°86-2 du 3 janvier 1986 (loi littorale)
Relative à l'aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral. Elle limite l'urbanisation sur la bande littorale, rappelle la nécessité de maintenir la qualité des eaux ainsi que les produits qui y sont issus (surveillance et répression de pollutions), fixe les conditions d'exploitation touristique du littoral (navigation, baignade) ou industrielle (extraction de matériaux, dragages).
Loi n°92-3 du 3 janvier 1992 (loi sur l’eau)
A pour but "d'assurer une gestion équilibrée de la ressource en eau". Elle cadre les exigences pour : la santé publique, la salubrité publique, la sécurité civile, l'alimentation en eau potable ; le libre écoulement des eaux et les activités agricoles (pêches, cultures marine), industrielle, de production d'énergie, de transport et de tourisme. Elle institue une police des eaux et les schémas d'aménagements (SAGE et SDAGE). L'art. 2 fait mention de la préservation des zones humides, suivie de la définition des zones humides.
JO du 4 janvier 1992
http://www.legifrance.gouv.fr/citoy...
Loi n°97-1051 du 18 novembre 1997
Loi d'orientation sur la pêche maritime et les cultures marines.
JO 19 novembre 1997
Organismes ressources et liens
Centre de Documentation de Recherche et d’Expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux (CEDRE)

Le Cedre est une association à but non lucratif créée le 25 janvier 1979.

Il est responsable, au niveau national, de la documentation, de la recherche et des expérimentations concernant les produits polluants, leurs effets, et les méthodes et moyens spécialisés utilisés pour les combattre. Sa mission est de fournir conseil et expertise aux autorités en charge de la réponse à apporter aux pollutions accidentelles. Cette mission porte tant sur les eaux marines que sur les eaux intérieures de surface.


Conservatoire d’Espaces Naturels de Poitou-Charentes (CREN)
Logo CREN Le Conservatoire, association loi 1901, est dirigé par un Conseil d'Administration représentatif de l'ensemble des acteurs impliqués dans la protection des Espaces Naturels en Poitou-Charentes. Il est l'un des 21 Conservatoires Régionaux regroupés au sein d'Espaces Naturels de France (ENF). Le CREN de Poitou-Charentes a conduit la réalisation de l'inventaire (atlas) des paysages de Poitou-Charentes.

http://www.cren-poitou-charentes.org/
http://www.enf-conservatoires.org/
http://www.paysage-poitou-charentes.org/

Lien vers le Répertoire des Acteurs : Pressions
Lien vers la Bibliothèque de Liens : Arrêté du 17 avril 1981

Conservatoire du Littoral (CdL)
Logo Conservatoire du Littoral Depuis sa création le 10 juillet 1975, cet établissement public administratif, est chargé d'acquérir les sites naturels menacés progressivement de dégradation et de disparition et de les conserver, dans toute leur diversité et leur richesse, pour les générations futures. Pour cela, le Conservatoire achète les espaces naturels remarquables situés en bords de mer, et sur les rives des lacs et plans d'eau d'une superficie égale ou supérieure à 1 000 hectares.

http://www.conservatoire-du-littoral.fr

Lien vers le Répertoire des Acteurs : Population

Direction Départementale de l’Equipement de la Charente-Maritime (DDE 17)
La DDE est un service déconcentré du Ministère de l'Equipement, des Transports, du Logement, du Tourisme et de la Mer. Elle intervient dans de nombreux domaines : exploitation, construction et entretien des infrastructures routières, sécurité routière, habitat, planification de l'occupation des sols, transports, aménagement du cadre de vie, mise en valeur d'espaces publics, application du droit des sols, protection de l'environnement et sauvegarde des paysages, construction, entretien des équipements des bases aériennes, des voies navigables. La Cellule Qualité des Eaux Littorales (CQEL) de Charente-Maritime est une unité de la DDE 17 rattachée au Service Maritime. Elle a été créée en 1974 dans le but de veiller à la qualité de l'eau du domaine public et de prévenir toute pollution dans un objectif constant de préservation du milieu.
Lien vers le Répertoire des Acteurs : V
Direction Départementale des Affaires Maritimes (DDAM 17)
L'administration des Affaires maritimes dépend du Ministère de l'Equipement, des Transports, du Logement, du Tourisme et de la Mer. Les Affaires maritimes constituent les services déconcentrés. Leur responsabilité s'étend à l'administration et à la gestion des navires (commerce, pêche et plaisance) et de la navigation maritime (notamment en matière de sécurité) à celle des marins professionnels embarqués sur ces navires (notamment pour leur régime social, leur formation et leur travail à bord) et au développement économique des activités des transports maritimes, de la pêche et des cultures marines. Les Affaires maritimes ont aussi un rôle de surveillance et de sauvetage en mer.

http://www.mer.gouv.fr

Lien vers le Répertoire des Acteurs : X

Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales de la Charente-Maritime (DDASS 17)
La DDASS est un service déconcentré du Ministère de la santé, de la famille et des personnes handicapées. Elle est sous l'autorité du Préfet de Département. Ses missions et attributions relèvent de dispositions du Décret n°94-1046 du 6 décembre 1994. Elle a 3 missions essentielles : la santé publique, la cohésion sociale et le développement social et enfin la protection sociale. Elle dispose, entre autre, d'un service Santé-Environnement.
Lien vers le Répertoire des Acteurs : E
Direction Régionale de l’Industrie, de la Recherche et de l’Environnement Poitou-Charentes (DRIRE)

logo DRIRE La DRIRE est un service régional déconcentré du Ministères de l'Economie, des Finances et de l'emploi, de l'Ecologie, du développement et de l'aménagement durables. Ses principales missions sont :

  • favoriser le développement des entreprises industrielles ainsi que leur adaptation aux mutations et notamment aux évolutions technologiques
  • assurer la sécurité des véhicules, des équipements sous pressions et la loyauté des transactions commerciales
  • assurer la protection de l'environnement industriel et la prévention des risques
  • assurer le contrôle de sécurité de la sûreté nucléaire et du transport de l'énergie.

http://www.poitou-charentes.drire.g...

Lien vers le Répertoire des Acteurs : K

Direction Régionale des Affaires Sanitaires et Sociales de Poitou-Charentes (DRASS)
logo DRASS La DRASS est un service déconcentré du Ministère de la santé, de la famille et des personnes handicapées. Elle est sous l'autorité du Préfet de Région. Ses missions et attributions relèvent de dispositions du Décret n°94-1046 du 6 décembre 1994. Elle a 3 missions essentielles : la santé publique, la cohésion sociale et le développement social et enfin la protection sociale.
https://poitou-charentes.sante.gouv.fr
Lien vers le Répertoire des Acteurs : Y
Lien vers la Bibliothèque de Liens : Décret n°99-242 du 26 mars 1999
IFREMER Laboratoire côtier de La Rochelle
Logo IFREMER Le Laboratoire Ressources Halieutiques La Rochelle (LRHLR) est l'un des deux laboratoires du département "Halieutique Gascogne Sud" (HGS). Il est implanté à L'Houmeau. Il se consacre à la mission d'expertise en appui à la gestion des pêches communautaires et régionales. Il mène de plus des travaux visant à une meilleure compréhension de la dynamique des pêches et de leur gestion dans le golfe de Gascogne et dans le domaine côtier, notamment les Pertuis charentais.

http://www.ifremer.fr/drvrhlr/index.htm

Lien vers le Répertoire des Acteurs :

IFREMER Laboratoire côtier de La Tremblade
L'aire de compétence du Laboratoire Environnement et Ressources Pertuis charentais (LER/PC) s'étend de St Gilles croix de Vie (Vendée) au nord, à la rive droite de la Gironde (Charente-Maritime) au sud, y compris les îles de Ré, d'Aix et d'Oléron. Son action concerne donc les deux départements de Vendée et de Charente-Maritime, ainsi que les deux régions de Pays de la Loire et Poitou-Charentes, ainsi que les deux Agences de l'Eau Pays de Loire et Adour-Garonne.

http://www.ifremer.fr/lerpc/index.htm

Lien vers le Répertoire des Acteurs : Etat

Institut des Substances et Organismes de la Mer (ISOMER)
Laboratoire hébergé par l'Université de Nantes. Le Pôle mer et littoral de l'université de Nantes (PML-Nantes) fédère des équipes en Sciences de la Vie (le groupe Isomer : biologistes, écotoxicologues, pharmaciens, chercheurs en génie de l'environnement) et en Sciences Sociales (le groupe Littomer : géographes de Géolittomer, juristes du Centre de droit maritime et océanique et économistes du LEN-Corrail, Centre d'observation et de recherche sur les ressources aquatiques et les industries du littoral). Le PML est une structure d'encadrement, de formation et de rencontre pour les chercheurs et les doctorants travaillant dans le domaine de la mer et du littoral.
Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer (IFREMER)

L'IFREMER a pour missions de conduire et de promouvoir des recherches fondamentales et appliquées, des activités d'expertise et des actions de développement technologique et industriel destinées à :

  • connaître, évaluer et mettre en valeur les ressources des océans et permettre leur exploitation durable
  • améliorer les méthodes de surveillance, de prévision d'évolution, de protection et de mise en valeur du milieu marin et côtier
  • favoriser le développement économique du monde maritime.

Au titre de ses missions, il participe à l'observation et à la surveillance de la mer côtière et au suivi de ses ressources vivantes marines. La surveillance s'exerce sur la microbiologie sanitaire ; le phytoplancton et les phycotoxines (toxines algales) ; la contamination chimique et ses effets sur le milieu vivant. Les ressources vivantes suivies sont les huîtres et les moules en élevage et les espèces pêchées en mer.


http://www.prim.net/cgi_bin/profess...

<Lien vers le Répertoire des Acteurs : Transports

Institut National de l’Environnement Industriel et des Risques (INERIS)
Logo INERIS L'INERIS a une mission d'Etablissement Public au service de la sécurité environnementale. Il met son expérience confirmée dans le domaine de la sécurité des exploitations minières au service des Pouvoirs Publics, des entreprises, des maîtres d'ouvrages et des maîtres d'œuvre (études, expertises). En outre, l'INERIS participe à l'évolution de la réglementation et propose des mesures pour garantir la sécurité des personnes, des habitations et de l'environnement.

http://www.ineris.fr

Lien vers le Répertoire des Acteurs : 5. Eaux continentales

Lien vers le Répertoire des Acteurs :

Lien vers la Bibliothèque de Liens : Loi n°75-633 du 15 juillet 1975

Institut National de Recherche Agronomique (INRA)
Logo INRA Créé en 1946, l'INRA est un établissement public à caractère scientifique et technologique, placé sous la double tutelle du Ministère chargé de la Recherche et du Ministère de l'Agriculture, de l'alimentation, de la pêche et des affaires rurales. L'INRA est chargé : d'œuvrer au service de l'intérêt public tout en maintenant l'équilibre entre les exigences de la recherche et les demandes de la société ; de produire et diffuser des connaissances scientifiques et des innovations, principalement dans les domaines de l'agriculture, de l'alimentation et de l'environnement ; et de contribuer à l'expertise, à la formation, à la promotion de la culture scientifique et technique, au débat science/société.
http://www.poitou-charentes.inra.fr
http://www.inra.fr
Laboratoire de Biologie et de l’Environnement Marin (LBEM)
Logo LBEM La problématique affichée par le LBEM de l'Université de La Rochelle concerne l'étude de la structure et du fonctionnement des écosystèmes marins à travers l'analyse de leurs réseaux trophiques. L'objectif est de quantifier les flux de matières incluant en les flux de polluants, notamment métalliques et d'énergie – depuis les niveaux microbiens jusqu'aux prédateurs supérieurs – en tenant compte des processus physiques et biologiques qui les contrôlent.
http://www.univ-lr.fr/labo/lbem/
Ministère de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement Durables

Logo MEDAD Le Ministère de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement Durables (anciennement MEDD, Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable) prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans les domaines du développement durable et de l'environnement, de l'énergie et des matières premières, de la sécurité industrielle, des transports et de leurs infrastructures, de l'équipement, de l'aménagement foncier et rural, de l'urbanisme, de l'aménagement et du développement du territoire et de la mer, à l'exception de la pêche.

  • La Direction de la Prévention des Pollutions et des Risques (DPPR) : élabore la réglementation relative aux installations classées, aux produits chimiques et aux bruits ; prend en compte des nuisances technologiques ou naturelles dans l'aménagement et l'urbanisme ; élabore la normalisation, la certification de la labellisation des produits et le traitement et la réhabilitation des sites et sols pollués.
  • La Direction de la Nature et des Paysages a pour grandes missions de conserver et réhabiliter la nature, les paysages et la diversité biologique.
  • La Direction de l'Eau a pour principales missions de gérer et de préserver "le patrimoine eau" et ce, par la connaissance, la protection et la gestion du milieu aquatique et des systèmes fluviaux ; par la protection et la gestion des eaux ; par la programmation et la coordination des interventions de l'état dans le domaine de l'eau, de la pêche en eaux douces et des milieux aquatiques ; et grâce à la police des eaux et de la pêche en eaux douces avec notamment une action de lutte et de prévention contre les pollutions et les inondations en concertation avec les collectivités locales, les entreprises et les administrations de l'État

http://www.ecologie.gouv.fr
Ministère de l’Equipement, des Transports, du Logement, du Tourisme et de la Mer
Le ministère joue un rôle décisif dans l'équilibre et les progrès économiques et sociaux de la France. En développant ses fonctions d'observation, d'analyse, de recherche et d'expertise, le ministère oeuvre, chaque jour, aux côtés de ses partenaires (élus, entreprises publiques ou privées) au développement du pays.
Espaces marins et littoraux : http://www.equipement.gouv.fr/recherche/rst/maritime/marit1.htm
http://www.equipement.gouv.fr
Observatoire du littoral
L'Observatoire du littoral regroupe, dans le cadre d'une convention cadre, le ministère en charge de l'Equipement, le ministère en charge de l'Environnement, la Diact, le secrétariat général de la Mer et l'institut français de l'Environnement. Il a pour mission essentielle de valoriser les informations existantes sur le littoral et de développer des outils de prospective visant à anticiper les grands changements sur ce littoral.
http://www.ifen.fr/littoral/
Service Régional de la Protection des Végétaux (SRPV)
Logo SRPV Le SRPV de la DRAF Poitou-Charentes assure des missions de contrôle, d'expertise et d'appui technique en matière phytosanitaire. Le SRPV Poitou-Charentes développe ses missions à partir de 3 implantations géographiques : Poitiers-Biard (86), siège administratif du service et du laboratoire régional ; Cognac (16), antenne qui assure plus particulièrement le suivi sanitaire du vignoble charentais et La Rochelle (17), antenne généraliste à compétence import-export liée aux activités portuaires.
http://www.srpv-poitoucharentes.com...
Logo ORE Accessible sur le site : http://www.observatoire-environnement.org
Téléport 4 Antarès - BP.50163 - 86962 FUTUROSCOPE CHASSENEUIL Cedex
Tél : +33 (0) 5 49 49 61 00 - Fax : +33 (0) 5 49 49 61 01
N° siret : 488 565 599 00013 - contact@observatoire-environnement.org
Avec le concours financier de l'Etat et la Région Poitou-Charentes :
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