Les côtes du littoral charentais bordent l’Océan Atlantique sur une façade de 440 km comprenant les côtes de Charente-Maritime, celles des îles de Ré, d’Oléron, d’Aix et Madame (soit 6% du littoral français). La présence des îles, des estuaires et des détroits confère à cet espace un caractère tout à fait emblématique et unique : les pertuis. Du nord vers le sud, successivement, se rencontrent :
Ces pertuis sont caractérisés par une production naturelle très élevée. Le mélange réduit avec les eaux marines du large est mis en évidence par une salinité moins élevée. Ceci permet le maintien, dans ces eaux côtières, de la production naturelle ; cette particularité explique le développement depuis près de trois siècles de la conchyliculture.
Outre la conchyliculture, la zone intertidale est également très fréquentée par la pêche à pied. La frange littorale côtière est exploitée par la pêche, la plaisance et les activités nautiques. La zone du large est exploitée par la pêche hauturière.
Ces activités de mer doivent en outre cohabiter dans l’espace littoral terrestre avec les activités touristique, industrielle et agricole d’une part, avec l’urbanisation d’autre part. A proximité immédiate de la mer (moins de 500 m), 25,5 % du sol est artificialisé. (source : Observatoire du Littoral, 2000).
Ces activités, au travers les multiples fonctions et utilisations de la ressource en eau sont à l’origine de conflits d’usage.
Les eaux littorales sont en effet soumises à des pollutions croissantes :
- pollutions liées à des apports de polluants des activités implantées sur la bordure côtière (rejets des stations d’épuration, des industries) ou liées plus en amont à des apports de polluants par les cours d’eau (rejets industriels et agricoles) ;
- pollutions liées à des apports d’origine maritime tels ceux du trafic marchand, de pêche ou de plaisance (dégazages, hydrocarbures des moteurs, peintures, rejets en mer de déchets de consommation,…) et tels ceux d’éventuels naufrages ou accidents (marée noires, pertes de fûts contenant des produits dangereux,…).
Ces activités humaines influencent les caractéristiques physiques, chimiques et biologiques des écosystèmes marins et la qualité des eaux du littoral est localement préoccupante. Une mauvaise qualité de l’eau est alors, par exemple, un facteur perturbateur des activités touristique et conchylicole.
Le mélange eaux marines/eaux continentales des Pertuis est déterminé, en volume, par le régime des marées et des vents et le débit des cours d’eau. La conchyliculture est souvent affectée par la faiblesse des apports d’eau douce lors des étiages, fortement accentués par les prélèvements des agriculteurs pour l’irrigation.
Dans ces situations conflictuelles, la dimension économique est très présente puisque, pour ces activités, l’eau remplit à la fois les fonctions de " service final " et celles de facteur de production. En fait, le terme consacré des « conflits d’usage de l’eau » recouvre des conflits d’intérêt. Les conséquences en terme environnemental n’en sont pas moins présentes.
Des efforts ont donc été faits ; qui se sont manifestés par des recommandations puis des directives contraignantes visant à limiter les sources de pollution ou à mieux gérer la ressource en fonction de sa disponibilité : limitation de la pollution agricole (pesticides, nitrates), traitement plus poussé des eaux usées urbaines et des effluents industriels, …gestion des prélèvements d’eau en période estivale…
Mais cette gestion sectorielle des différentes activités s’est avérée insuffisante et depuis plusieurs années s’est imposé le principe d’un processus visant à assurer une gestion concertée, coordonnée, entre les divers secteurs. On parle de gestion intégrée des zones côtières (GIZC), dont l’objectif est la mise en place d’une politique permettant de remédier à la dégradation progressive du milieu marin, en concertation avec toutes les parties prenantes de la zone. PERNETA J.C. & ELDER D.L. l’ont décrite comme étant « le processus consistant à combiner tous les aspects humains, physiques et biologiques de la zone côtière dans un cadre de gestion unique ».
L’aménagement intégré des zones côtières est par ailleurs mentionné au chapitre 17 de l’Agenda 21 : il se veut prendre en compte tous les paramètres terrestres (urbanisation, agriculture, assainissement des eaux, industries, infrastructures...) et marins (pêche, déballastage, protection des écosystèmes marins...) pour protéger le littoral sans nuire aux activités économiques, imposer des réglementations sans nuire aux populations locales, élaborer des programmes d’aide pilotés au niveau local.
La gestion intégrée des zones côtières se prévaut en fait d’appliquer les principes du développement durable aux territoires littoraux (REY-VALETTE H . & ROUSSEL S.).
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Pour aller plus loinDe nombreux réseaux de surveillance ont été mis en œuvre pour surveiller les niveaux en contaminants dans l’eau et dans les organismes vivants du littoral.
L’ifremer met en ligne les résultats de cette surveillance.
On peut y trouver un présentation des réseaux et y consulter les données des contaminants dans les mollusques pour chaque point de prélèvement.
Cinq sites sont répertoriés : Vendée, Pertuis Breton, Pertuis d’Antioche, Marennes, Gironde.
Au total, les points de surveillances sont au nombre de 44 pour REMI, 27 pour REPHI, 12 pour RNO et 5 pour RAZLEC.
Des bulletins sont également consultables et téléchargeables.
Depuis 1996, les données des différents réseaux sont archivées dans la base QUADRIGE.
Le suivi de la qualité des eaux littorales (frange littorale, estuaires, ports) du domaine public est assurée par la CQEL17 (Cellule Qualité des Eaux Littorales de Charente-Maritime), unité de la Direction Départementale de l’Equipement (DDE) rattachée au Service Maritime.
L’objectif du REPOM est d’évaluer et de suivre l’évolution de la qualité des eaux et des sédiments portuaires afin, à partir des résultats obtenus, d’identifier l’impact de ces installations portuaires sur les usages du milieu, qu’ils soient pratiqués dans l’enceinte ou à proximité du port.
Le REPOM comporte deux programmes : le programme Eau (mesures bactériologiques, physixo-chimiques) et le programme Sédiments (description, mesures des contaminants chimiques).
L’accès aux données est réservé.
Le SANDRE a travaillé sur la description détaillée des ports et de leurs suivis dans le cadre du réseau REPOM en vue d’une harmonisation des méthodes.
Les données sont regroupées sur la base de données ACCESS.
La DDASS 17 surveille depuis 1996 les gisements naturels de coquillages non couverts par la surveillance des zones de production conchylicole. Il s’agit du réseau de surveillance « zone de pêche à pied de loisir ».
Sont surveillés les sites faisant l’objet d’une fréquentation habituelle par les amateurs de pêche à pied.
Les résultats de cette surveillance font l’objet d’un bilan annuel. L’état sanitaire des 24 gisements naturels suivis en 2006 est affiché sur le site de la préfecture de la Charente-Maritime.
Elle gère également le suivi sanitaire des eaux de baignade depuis 1975. Ce contrôle porte principalement sur la qualité microbiologique des eaux de baignade, afin de prévenir les risques sanitaires qui leur sont associés. Les analyses portent sur les bactéries indicatrices de contamination fécale.
Une synthèse nationale est disponible avec, par département, la liste des plages et leur classement qualitatif depuis 1999.
Sur le littoral charentais, 90 points sont suivis à l’heure actuelle.
Pour aller plus loinLa qualité de l’eau littorale est appréciée par ses teneurs en contaminants microbiologiques et chimiques, dont les effets sur des organismes vivants sont connus. En règle générale, plus un élément est concentré dans l’environnement, plus il l’est aussi dans les organismes filtreurs. Les huîtres et les moules sont ainsi utilisées comme bioaccumulateurs : ils accumulent des contaminants et en gardent trace pendant des semaines ou des mois ; le dosage dans ces animaux permet de détecter les pollutions au cours des semaines et des mois précédents. Ces bivalves et d’autres organismes vivants sont donc utilisés comme bioindicateurs.
Les polluants mesurés sur la matière vivante du littoral charentais sont les métaux (mercure, cadmium, plomb, cuivre, zinc…), les composés organiques (lindane, DDT, PCB…), et les hydrocarbures (HAP…).
Dans le cadre de son réseau RNO, l’ifremer coordonne les mesures des concentrations de ces contaminants.
Depuis vingt ans, cette importante base de données permet de mettre en évidence les évolutions temporelles et spatiale de la contamination chimique.
Les prélèvements ont lieu quatre fois par an (au milieu de chaque trimestre), de façon à mettre aussi en évidence les variations saisonnières des teneurs.
La législation européenne fixant les teneurs maximales en contaminant dans les denrées alimentaires (n° 466/2001 et n° 221/2002) n’a défini de seuils critiques que pour le plomb, le cadmium et le mercure. Ces seuils n’existent pas actuellement pour les autres polluants.
Les unités de mesures sont exprimées en mg par kg de poids sec de chair de coquillage (mg/kg, p.s.) pour les métaux et en µg/kg, p.s. pour le lindane, le DDT, le PCB, les HAP. Les concentrations sont différenciées suivant les espèces, avec une échelle pour huîtres et une échelle pour les moules.
Ces études ont montré que :
Plus précisément :
Les Bulletins Régionaux de surveillance annuelle (Vendée Sud, Charente-Maritime) de l’Ifremer font état des mesures et des tendances observées ces dernières années pour chaque point de surveillance, et les comparent à la situation globale en France.
L’estuaire de la Gironde est très représentatif des sites fortement contaminés qui présentent une tendance décroissante. Les fortes concentrations de cadmium ont eu longtemps pour origine les rejets de l’ancienne usine "Vieille Montagne" de traitement de "blende" (sulfures métalliques donnant du zinc et du cadmium) à Decazeville en Aveyron. Celle-ci a rejeté, jusqu’en 1986, dans un affluent du Lot, par l’intermédiaire de ses terrils non conformes, d’énorme quantité de métaux (60 kg/j de cadmium au début des années 1980).
La diminution des apports de ce métal par la Gironde se poursuit mais les concentrations restent préoccupantes avec des valeurs supérieures au seuil réglementaire (5 mg/kg de p.s.) aux points de « Bonne Anse » et « Pontaillac ».
Dans le bassin de Marennes-Oléron, où les valeurs sont proches du seuil sanitaire, on observe une tendance à l’augmentation ces dernières années (aux points « Les Palles », « Dagnas », « Mus de loup »). Aujourd’hui, la question d’une origine du cadmium différente de la Gironde en ces points de mesure se pose donc.
Les concentrations en Cadmium des sites de Vendée, du Pertuis Breton et du Pertuis d’Antioche sont plus éloignées du seuil sanitaire avec des valeurs proches de 3mg/kg de p.s.. Ces dernières restent néanmoins supérieures à la médiane nationale (huîtres : 1,72 mg/kg de poids sec – moules : 0,62 mg/kg, p.s.), sauf à Talmont.
Globalement, les concentrations en mercure mesurées dans les huîtres sont proches de 0,3 mg/kg de poids sec. On observe une légère croissance des teneurs ces dernières années, qui se confirme sur le site de Marennes aux points de surveillance « Dagnas » et « Les palles » : proches des 0,4 mg/kg de p.s..
Les valeurs extrêmes mesurées sont toutefois très inférieures (de 5 à 6 fois) au seuil réglementaire (2,5 mg/kg de poids sec).
Les mesures sur la plupart des points de surveillance dépassent la médiane nationale (huîtres : 0,21 mg/kg de poids sec – moules : 0,12 mg/kg, p.s.).
Les sources de pollution sont "diffuses".
Les concentrations en plomb restent faibles, généralement inférieurs à 2mg/kg de poids sec.
Pendant longtemps, les huîtres prélevées dans le site de la Gironde ont présentées des teneurs légèrement plus fortes (environ 3 mg/kg de poids sec) qui s’expliquaient, comme pour le cadmium, par les rejets de l’ancienne usine « Vieille Montagne » de Decazeville. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. La généralisation de l’usage de l’essence sans plomb explique également partiellement ces diminution de concentration.
Sur l’ensemble des secteurs, les valeurs sont proches de la médiane nationale (huîtres : 1,3 mg/kg de poids sec – moules : 1,5 mg/kg, p. s.) et très éloignées du seuil sanitaire (7,5 mg/kg de poids sec).
Les teneurs en cuivre restent élevées, particulièrement dans la Gironde. Les points « Bonne Anse » et « Pontaillac » observent des teneurs supérieures à 600 mg/kg, p.s..
Sur le reste du littoral, les huîtres présentent des teneurs plus faibles, généralement comprises entre 200 et 400 mg/kg, p.s., mais cependant plus élevées que la médiane nationale (161 mg/kg, p.s.). A l’exception de la « Baie de l’Aiguillon », les tendances sont à la hausse. Les augmentations les plus fortes sont observées aux points « Les palles » et « Dagnas », qui ont par ailleurs des concentrations déjà élevées.
Trois types de sources de cuivre sont connues : les effluents de l’élevage industriel, le traitement des vignes et le remplacement du TBT par le cuivre dans les peintures antisalissures des navires de moins de 254 mètres.
Les valeurs diminuent dans la Gironde (moins de 4000 mg/kg, p.s à « Pontaillac » où cette valeur représentait près de 3 fois la médiane nationale (huîtres : 2288 mg/kg, p.s.) quelques années auparavant).
Aujourd’hui, le point les « palles » démontre une contamination plus élevée (4000 mg/kg, p.s.) et s’éloigne ainsi de la médiane nationale.
Les huîtres de « Dagnas » et « Mus du loup » ont aussi des concentrations qui augmentent (3000 mg/kg, p.s.).
Les tendances à la baisse de ces insecticides rémanents se confirment sur l’ensemble des secteurs.
Bien que le DDT soit interdit d’utilisation depuis 1972, sa présence est encore détectée à des concentrations très faibles Les valeurs se démarquent largement de la médiane nationale (huîtres : 6,2 µg/kg poids sec) aux points proches de l’estuaire, mais restent en deçà des seuils toxiques.
Les 2 "séries" de contaminants que sont les PCB et les HAP ne présentent pas des niveaux préoccupants sur le littoral du département charentais.
Des observations sur les paramètres, argent, Chrome, nickel et vanadium, sont pour la première fois présentées dans le bulletin 2006 du RNO. Ils font état de valeurs bien au-dessus de la valeur médiane nationale en particulier pour l’Argent. On y pointe l’influence des rivières.
A noter :
Les teneurs en métaux lourds ont longtemps été expliquées par la pénétration partielle des eaux polluées de l’estuaire de la Gironde par le pertuis d’Antioche. Mais la Gironde n’est peut-être plus la seule source à incriminer.
Les concentrations observées dans le bassin de Marennes-Oléron suggèrent l’influence significative du fleuve Charente, particulièrement à l’embouchure.
Les mêmes polluants sont mesurés dans les sédiments des ports.
La qualité des sédiments des bassins portuaires est mesurée et suivie de façon régulière par le REPOM lors des campagnes d’analyse des opérations de dragage.
Au regard de cette qualité et des volumes en jeu, les opérations sont ensuite soumises à procédure (loi sur l’eau pour la partie dragage et éventuellement loi immersion pour les rejets en mer).
Au regard des mesures réalisées, il s’avère que les 19 bassins inscrits au REPOM en Charente-Maritime présentent de bonnes qualités chimiques, organiques et métalliques (métaux, TBT, PCB et HAP) excepté pour le bassin à flot du port de commerce de La Rochelle-Pallice dont les sédiments présentent des concentrations en cuivre, cadmium et composés organostanniques importants : l’origine de ces dépassements est liée au retard pris sur les opérations de dragage d’entretien sur ce secteur.
Le suivi bactériologique des eaux littorales est assuré conjointement par :
Ils sont répartis selon des positionnements stratégiques définis de la façon suivante : des points de suivi dits "masse d’eau" sur la frange littorale, des points dits "estuaires" dans les eaux saumâtres, ainsi que des points dans les ports.
L’antériorité des mesures disponibles depuis 1998 sur l’ensemble des ports du département (y compris les bassins non inscrits au REPOM), permet de constater une amélioration de la qualité bactériologique qui est passée de passable/mauvaise (valeurs en E.coli comprises entre 2 000- 20 000 U/100ml) à bonne/passable (valeurs en E.coli comprises entre 200- 2000 U/100ml) sur les ports de plaisance et de passable à bonne sur les bassins de pêche et de commerce.
Elle assure quant à elle le suivi bactériologique des eaux de baignade au cours des périodes balnéaires, conformément à la Directive n°76/160/CEE du 8 décembre 1975 et à la réglementation française prise pour son application (Décret n°81-324 du 7 avril 1981 modifié).
Durant la saison 2005, ce sont au total 90 points qui ont été contrôlés en eau de mer.
Les sites non conformes (classes C et D), interdisant la baignade, sont inexistants pour cette année. 75 % des plages ont une eau de bonne qualité (classe A) et 25 % une eau de qualité moyenne (classe B).
Suivi par l’ifremer, il a pour objectifs :
Le suivi de la contamination se fait par l’analyse bactériologique de coquillages : huîtres et moules en particulier. L’évaluation de la contamination est basée sur le dénombrement, dans 100 grammes de chair et de liquide intervalvaire, des bactéries « Escherichia Coli » (E.coli), encore appelées « germes tests de contamination fécale ».
Les résultats de ce réseau sont utilisés pour le classement de salubrité des zones de production et des zones de parcage des coquillages vivants. Il a également pour objet la validation continue de ce classement.
L’Arrêté du 21 mai 1999 fixant les conditions de classement de salubrité des zones de production conchylicole définit quatre classes de qualité en fonction des pourcentages de dépassement des valeurs seuil.
Au cours de l’année 2005, la surveillance régulière s’est opérée sur 43 points de suivi répartis dans 31 zones classées.
La qualité bactériologique des coquillages non fouisseurs est bonne sur la quasi-totalité du littoral charentais, la majorité des zones étant en classe A, à l’exception des zones :
Pour les organismes fouisseurs, les zones de Fiers d’Ars en Ré, de Boyardville et de la Seudre amont sont classées C.
Le règlement 854/2004 CE du 29 avril 2004 du Parlement européen fixent de nouvelles règles de classement, plus contraignantes que celles de l’Arrêté du 21 mai 1999. Elles doivent être en application depuis le 01/01/2006.
| Zonage conchylicole | Paramètres bactériologiques | Paramètres chimiques* | entete |
|---|---|---|---|
| CLASSE A | - 100% des valeurs obtenues sont < 230 E.coli/100g de chair et de liquide intervalvaire | La contamination moyenne doit être : - Mercure (Hg) total : < 0,5 mg/kg de chair humide - Cadmium (Cd) : < 1 mg/kg de chair humide - Plomb (Pb) : < 1,5 mg/kg de chair humide | Elevage et consommation directe autorisés. |
| CLASSE B | - 100 % des valeurs obtenues sont < 4600 E.coli/100g de chair et de liquide intervalvaire. | Elevage et consommation autorisés après purification | |
| CLASSE C | - 100 % des valeurs obtenues sont < 46000 E.coli/100g de chair et de liquide intervalvaire. | Elevage et consommation interdits. |
A côté de la surveillance exercée dans le cadre du REMI, la D.D.A.S.S. 17 exerce le contrôle de la pêche à pied de loisir. Ce réseau a pour objectif de surveiller les gisements de pêche à pied de loisirs les plus fréquentés mais également les plus exposés à des risques sanitaires. Certains gisements naturels exploités par des professionnels sont également fréquentés par des pêcheurs amateurs, les résultats du réseau REMI complètent alors ceux du réseau de suivi de pêche à pied de loisirs de la D.D.A.S.S.
24 sites sont suivis sur le littoral régional. Selon les résultats des contrôles, la D.D.A.S.S. autorise, déconseille ou interdit la pêche à pied, principalement au regard du nombre de bactéries fécales présentes dans 100 g de chair de coquillage et de liquide intervalvaire, qui ne doit pas excéder 230 Escherichia coli pour une consommation humaine directe possible (arrêté interministériel du 02/07/96).
A la qualité des coquillages prélevés est généralement associée une classe : A,B,C ou D ; par analogie avec les classements effectués sur les zones conchylicoles de production professionnelle.
Il ressort que les gisements des bivalves fouisseurs (coques) présentent une qualité sanitaire moindre que celle des gisements de bivalves non fouisseurs (huîtres, moules). Leur métabolisme nutritionnel ainsi que le fait d’être enfouis sur les parties hautes de l’estran les exposent en premiers aux arrivées polluantes d’origine terrestre, notamment microbiologiques.
Le phytoplancton est un élément fondamental de la chaîne alimentaire. Des proliférations importantes de certaines espèces se produisent régulièrement (enrichissement du milieu par apports de nutriments terrigènes en excès), mais sont dans la plupart des cas sans conséquence car inoffensives. Cependant, il arrive que des espèces produisent des toxines que l’on appelle phycotoxines. Certaines sont libérées dans l’eau et sont nocives, voire mortelles pour les animaux marins. D’autres, qui restent à l’intérieur des cellules algales, peuvent s’accumuler dans les animaux marins qui se nourrissent du phytoplancton, comme les coquillages ; ceux-ci deviennent alors toxiques pour qui les consomme.
Il existe en France trois types de phytoplancton produisant des toxines dangereuses pour les consommateurs de coquillages, suivant le type de toxine :
Le préfet est informé de la présence de ces toxines ; il a la responsabilité des décisions d’interdictions de vente et de ramassage de coquillages dans les zones côtières contaminées.
Le Réseau de surveillance du phytoplancton et des phycotoxines (REPHY) a été créé par l’ifremer en 1984 et a pour objectifs :
Le réseau de prélèvements en Charente-Maritime et Vendée (partie Sud) comporte 27 points de mesure et permet si nécessaire de faire fermer provisoirement les secteurs à risque si l’espèce phytoplanctonique (et sa "toxine" afférente) est présente en quantité supérieure à un niveau d’alerte.
Le littoral charentais a connu quelques périodes de fermeture pour cause de présence de Dinophysis :
Remarque : Le REPHY a pendant longtemps recherché les toxines dans les coquillages seulement lorsque le plancton atteignait de fortes proportions. Il étend maintenant sa surveillance à la recherche directe de toxines dans les zones et les périodes à risque, afin de détecter de plus en plus tôt les blooms de phytoplanctons toxiques. Ainsi, la possibilité de prévoir les épisodes toxiques permettraient aux professionnels d’anticiper et de mieux gérer les périodes de crise : en mettant à l’abri leurs produits par exemple.
La présence de phytoplanctons toxiques est ainsi régulièrement détectée dans les eaux du littoral, mais les niveaux d’alerte sont rarement atteints.
Le milieu marin est menacé par quelques espèces envahissantes. La Crépidule est un cas exemplaire. C’est un coquillage (mollusque gastéropode), originaire de la côte atlantique nord américaine, transféré sur les côtes européennes à l’occasion de l’arrivée d’huîtres de Virginie. Il a été signalé pour la première fois dans les pertuis charentais en 1969 et a donc surtout proliféré aux voisinages des bassins conchylicoles.
Sa prolifération est liée à une stratégie de reproduction très efficace (hermaphrodisme, fécondation directe…), de faibles exigences écologiques, une alimentation peu limitante, une absence de prédateurs, une longévité de l’ordre de 10 ans…. Ce sont ensuite les activités de pêche et de conchyliculture, par l’utilisation d’engins traînant, qui ont assurer sa dispersion.
Le stock le plus important est localisé sur les côtes bretonnes (supérieur au million de tonnes). Sur les côtes charentaises, il est estimé à plus de 5000 tonnes. Dans la baie de Marennes-Oléron, le stock se maintient à un niveau stable, grâce aux campagnes régulières de récolte (1000 à 1500 tonnes/an) mises en place depuis 1980, de manière à freiner son expansion dans les secteurs les plus productifs en huîtres.
La crépidule a des effets néfastes sur les coquillages d’élevage (elle entre en compétition pour l’espace et la nourriture avec ces espèces d’intérêt commercial). Elle a aussi des effets néfastes sur le milieu de telle sorte qu’elle constitue aujourd’hui un véritable problème d’environnement littoral.
L’expansion de ces mollusques est suivie et s’accompagne de recherches visant à définir les moyens de lutte et les valorisations possibles (amendement calcaire, alimentation animale).
Parmi les autres espèces invasives, on trouve la spartine anglaise, le bigorneau perceur du Pacifique et la palourde japonaise. L’algue sargasse est également très présente. Toutes n’ont pas d’effet néfaste sur le milieu ou sur les activités d’élevage ou de pêche.
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Pour aller plus loinLa Directive Cadre sur l’Eau a pour objectif majeur « le bon état des eaux » d’ici 2015 (bon état écologique et chimique des eaux de surface et bon état chimique et quantitatif des eaux souterraines).
En 2005, les Agences de l’Eau présentaient donc, comme le stipulait la DCE, un « état des lieux » des eaux de surfaces et souterraines. Celui-ci a permis de déterminer, pour chaque masse d’eau, le risque de ne pas atteindre le bon état en 2015.
Le littoral Picto-Charentais regroupe 7 masses d’eau côtières et 5 masses d’eau de Transition.
Pour la partie du Poitou-Charentes située sur le bassin Loire-Bretagne, 4 masses d’eau sur 5 sont classées en Risque de Non Atteinte de l’objectif de Bon Etat des eaux en 2015. La masse d’eau « Ile de Ré-Large » est la seule a pouvoir respecter les objectifs.
Les masses d’eau de transition « estuaires du Lay » et « Estuaire de la Sèvre Niortaise » ont été retenue comme fortement modifiées (présence de barrages ou de portes).
Pour la partie du Poitou-Charentes située sur le bassin Adour-Garonne, la totalité des masses d’eau est classée en Risque de Non Atteinte de l’objectif de Bon Etat des eaux en 2015. Seul un doute subsiste pour la masse d’eau de la côte Nord-Est de l’île d’Oléron qui fera l’objet d’analyses ultérieures avec des données qualitatives complémentaires.
La masse d’eau côtière « Pointe de la Fumée/Pointe des Saumonards/Pointe de Gatseau » et la masse d’eau de Transition « Estuaire de la Seudre » ont été désignées comme masse d’eau fortement modifiée (anthropisation du trait de côte, zone conchylicole, sites d’immersion de produits de dragage, remaniement de sédiments nécessaire au maintien de la navigation).
Les masses d’eau fortement modifiées, à la différence des autres masses d’eau, n’ont pas à atteindre le « bon état écologique » mais le « bon potentiel écologique ». Le potentiel écologique maximal étant le meilleur état écologique qui puisse être obtenu, compte tenu des altérations physiques (hydromorphologiques) inévitables. Il s’agit d’améliorer au maximum l’état écologique de la masse d’eau malgré les contraintes existantes et les altérations physiques qu’elles provoquent.
Ont été désignées comme risquant de ne pas atteindre le bon état 2015 :
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Pour aller plus loinLes pressions sur la ressource en eaux littorales sont en grande partie liées à la présence de l’homme et de ses activités. Les polluants d’origine industrielle, agricole, urbaine ou portuaire, parviennent au milieu marin, soit directement par les rejets en mer, soit indirectement par les rivières (plusieurs bassins versants sont concernés : ceux de la Sèvre, du Lay, de la Charente, de la Seudre, de la Gironde).
La pollution diffuse des eaux continentales aboutit en effet dans les eaux marines. Mais on ne connaît pas avec précision les quantités de polluants qui arrivent en mer. Il est donc très difficile de connaître l’effet réel de cette pollution dans le milieu. Il serait pour cela nécessaire d’approfondir les connaissances sur le transfert des polluants au sein des bassins versants, sur leur devenir dans les zones de transition. Les zones humides, douces et salées jouent probablement un rôle important de tampon. Le bouchon vaseux, dans les estuaires, est également une barrière et un réservoir pour de nombreux composés chimiques. Les sédiments marins piègent aussi des quantités très importantes de ces composés et jouent donc un rôle déterminant de puits, mais avec un risque significatif de remise en circulation lors de mouvements importants des sédiments. Dans tous les cas, les connaissances n’existent que sur un nombre limité de composés.
Enfin, la capacité naturelle des zones côtières à disperser et assimiler les polluants est limitée. Ces pollutions entraînent donc une dégradation de la qualité des eaux.
Le Poitou-Charentes n’est pas une région très industrialisée. La plupart des industries y sont de petites tailles (90 % des entreprises ont moins de 10 salariés).
Les rejets d’eaux résiduaires de ces petites structures, bien que non négligeables, ne sont pas contrôlés par les services de l’Etat. Par contre, les industries à l’origine des rejets les plus importants entrent dans le cadre législatif des Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE). L’arrêté du 24 décembre 2002, relatif à la déclaration annuelle des émissions polluantes des installations classées soumises à autorisation, rassemble les valeurs limites d’émission en matière de pollution de l’eau. Les seuils de rejet imposés aux industriels sont toutefois fixés par un arrêté préfectoral d’autorisation d’exploiter qui peut définir des prescriptions réglementaires à respecter plus sévères afin de satisfaire aux objectifs de gestion équilibrée de la ressource et de préservation des milieux aquatiques. Les eaux résiduaires, issues des process de fabrication des ICPE, sont rejetées soit dans les eaux superficielles ou marines après épuration en station d’épuration interne, soit dans une station d’épuration communale éventuellement après prétraitement.
Des progrès considérables ont été réalisés ces dernières années. La qualité des rejets industriels tend en effet à s’améliorer. Ces progrès sont dus à l’action réglementaire exercée par l’inspection des installations classées et aux aides financières des Agences de l’eau. L’autosurveillance s’est également progressivement développée. Cependant, des pollutions subsistent. En région, les industries les plus polluantes et à l’origine des rejets les plus importants sont les industries chimiques, papetières et de traitement de surface.
En bordure de littoral et sur le bassin versant de la Charente (là où les rejets de polluants dans l’eau des activités industrielles sont susceptibles d’atteindre le milieu marin), plusieurs sites voient leurs rejets réglementés : Rhodia Electronics & Catalysis (La Rochelle), Angoulême traitement de surface (Angoulême), Otor Papeterie (St Michel), Saft RBS (Nersac)… Certains établissements restent concernés par des dépassements de seuil de rejets autorisés.
L’industrie représente aussi un risque de pollution accidentelle.
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Pour aller plus loinLes deux-tiers du territoire régional sont consacrés à l’agriculture.
La Surface Agricole Utile est quasiment restée inchangée entre 1970 et 2000, mais son utilisation a très fortement variée. Les surfaces en blé tendre et maïs ont été multipliées par 2 environ. Les surfaces en oléagineux ont été multipliées par 13. Dans le même temps, l’ensemble des Surfaces Toujours en Herbe a diminué de plus de moitié.
Les paysages agricoles traditionnels de bocage ont donc disparu au profit de culture intensive et spécialisée, où les grandes exploitations se démarquent. De nombreuses zones humides ont également été asséchées pour une mise en culture.
Dans ce contexte, le rôle de l’agriculture dans la détérioration de la qualité de l’eau concernent les pollutions diffuses par infiltration ou ruissellement, liées à l’utilisation de fertilisants (engrais minéraux du commerce ou déjections animales) et de produits phytosanitaires (herbicides, fongicides, insecticides…). L’agriculture du littoral n’est pas alors seule responsable de la pollution agricole des eaux marines : la pollution vient également de l’agriculture à l’intérieur des terres et se propage jusqu’à l’océan via les cours d’eau.
Les productions agricoles sont très dépendantes de la quantité de matière azotée présente dans le sol. Les engrais azotés sont donc largement utilisés.
La forte croissance des livraisons d’azote minéral s’est située entre les années 1960 et 1980, avec l’arrivée de la production agricole intensive. Aujourd’hui, la région a des apports d’azote qui varient entre 125 et 150 kg/ha de surface fertilisable* par an, dont 25 % d’origine animale (les apports organiques sont calculés à partir des effectifs d’animaux et des coefficients d’excrétion en N en kg/animal/an) (source : Unifa).
*Les apports minéraux représentent les livraisons de fertilisants par campagne. Ils ne peuvent être, de façon sûre, assimilés à l’utilisation réelle des fertilisants par les agriculteurs, puisqu’ils ne tiennent pas compte des variations de stocks, ainsi que d’un possible achat du produit dans une autre région (et a fortiori d’une possible consommation du produit dans une autre région que celle où a eu lieu la livraison).
Après une suite de transformations chimiques, l’azote se retrouve dans le sol sous forme nitrique. La pollution nitrique des eaux a ensuite pour origine le phénomène de lessivage. Les nitrates sont entraînés par percolation à travers le sol (lixiviation), surtout en automne et en hiver, après la nitrification automnale et lors de l’excédent hydrique, au moment où les cultures sont peu actives ou absentes (sols nus). Le transfert des nitrates vers les nappes souterraines (surtout vers les nappes libres) est toutefois conditionné par un excès d’eau, de pluie ou d’irrigation. Enfin, l’essentiel des nitrates emportés par les eaux d’infiltration au cours d’une année provient des nitrates épandus les années précédentes et stockés dans le sol. Ces contributions s’additionnent les unes aux autres et les quantités de nitrates lessivées atteignant les nappes augmentent. Les nitrates se retrouvent alors dans les eaux superficielles lors de leur alimentation par la nappe.
L’utilisation des déjections animales cumulées avec la fertilisation par les engrais de synthèse rend la situation encore plus défavorable à la pollution nitratée. En effet, les épandages d’effluents d’élevage viennent surcharger la fertilisation en azote.
Les ressources en eaux souterraines de la région qui sont le plus souvent à faible profondeur, sont particulièrement vulnérables aux pollutions. Elles se dégradent de manière continue et régulière depuis les années 1970. La teneur en nitrates des eaux brutes souterraines croît, sur certains secteurs, en moyenne de 1 à 2 mg/l/an depuis vingt-cinq ans.
La qualité des eaux superficielles est également fortement altérée par les nitrates. En 2002, la Charente et la plupart de ses affluents, la Seudre, la Sèvre Niortaise (…) sont classés en qualité médiocre.
Les produits phytosanitaires utilisés pour le traitement de la plante participent également de plus en plus à la pollution des eaux. Le transfert vers l’eau est le plus souvent superficiel. Leur arrivée se fait par mise en solution lors du ruissellement. Dans les eaux superficielles, des quantités non négligeables de molécules très diverses sont ainsi trouvées : glyphosate, AMPA, isoproturon, diuron… et autres produits de substitution. Les eaux souterraines sont généralement moins polluées.
La quantité totale de substances actives utilisée en 2000 sur la région a été de 2 849 063 kg, contre 4 141 460 kg en 1996, soit une diminution d’environ 1 290 000 kg (substances actives d’origine minérale, soufre, cuivre, fer, non comprises). Les quantités vendues sont ensuite restées globalement stable entre 2000 et 2005.
La part utilisée par le secteur agricole est de 97 %. Le produit le plus utilisé est le glyphosate, un herbicide, suivi de plusieurs fongicides (mancozèbe, folpel, fosetyl-aluminium). La consommation du premier est en forte augmentation entre ces deux dates. L’atrazine, la substance la plus utilisée en 1996, est maintenant interdite.
La Charente-Maritime est la plus consommatrice (environ 1000 tonnes), suivie de la Charente (près de 800 tonnes). Ces quantités viennent surtout d’une utilisation accrue sur le vignoble.
En ce qui concerne les produits phytosanitaires dans les eaux brutes, près de la moitié des points observés en 2002 sur le réseau régional (45 sur 96) ont fait l’objet d’un dépassement de seuil de potabilité (0,1 µg/l par molécule) ; les teneurs les plus élevées ont été d’ailleurs observées en Charente et Charente-Maritime.
Dans les eaux superficielles, en 2001, 8 % environ des points d’observation sur l’ensemble des cours d’eau sont de mauvaise qualité, 10 % de qualité médiocre et 50 % environ de qualité moyenne (grille SEQ-Eau aptitude à la vie aquatique). La principale substance détectée dans les eaux est l’atrazine. La qualité des eaux de la Charente et de ses affluents en aval d’Angoulême est très altérée (impact de la viticulture).
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Pour aller plus loinAvec près de 557 000 habitants en 1999 (+ 0,6 % d’évolution annuelle en moyenne entre 1990 et 1999) et près de 600 000 habitants estimés en 2005 (+1 % d’évolution annuel en moyenne entre 1999 et 2005), le département de la Charente-Maritime présente une démographie dynamique, qui repose essentiellement sur les phénomènes migratoires.
La croissance de la population se concentre cependant sur le littoral.
Les fortes densités de population se situent en effet sur la bande côtière et sur les îles.
| Densité de population en 1999 (hab/km²) | Densité des résidences secondaires en 1999 (en nb/km²) | Evolution des résidences secondaires de 1990-1999 | |
| Commune littorale | 229 | 66,6 | 28,30% |
| Commune non littorale | 59 | 2 | 16,60% |
| Canton littoral | 138 | 31,1 | 28,10% |
| Canton non littoral | 59 | 1,9 | 14,00% |
Source : INSEE, 2001
C’est également un espace touristique très important. Certaines communes voient leur population multipliée par 10 en période estivale. La capacité d’accueil des cantons littoraux ne cesse d’ailleurs d’augmenter (+ 15,4 % entre 1990 et 1999).
L’urbanisation s’est donc particulièrement accentuée sur le littoral. La pression de la construction y est forte qu’elle soit destinée à la population résidente ou saisonnière. L’évolution des surfaces des permis de construire délivrés pour des logements entre 1990 et 2003 s’élève à + 10,4 %. Entre ces deux dates, la construction a été particulièrement forte dans le secteur de Royan.
Le poids de la construction des résidences secondaires sur cette construction totale de logement entre 1990 et 2003 est très important (33 % de résidences secondaires en surface). Les logements individuels sont préférés : 80 % contre 20 % de logements collectifs).
Dans les agglomérations touristiques, les variations saisonnières importantes de la population posent des problèmes de gestion des eaux usées puisqu’elles induisent une forte croissance de flux pour l’assainissement.
Pendant longtemps, de nombreuses stations d’épuration n’étaient pas adaptées à cette surcharge estivale. Pour les communes concernées, les anomalies rencontrées au niveau des systèmes d’assainissement des eaux usées surchargés occasionnaient alors des rejets d’eau contaminée directement ou indirectement dans le milieu marin.
Aujourd’hui, les actions entreprises dans ce domaine (augmentation de capacité des stations anciennes, implantation de nouvelles) ont améliorer l’efficacité de la collecte des eaux usées mais les pollutions non traitées sont encore non négligeables dans certaines stations.
Le degré de performance de l’assainissement des stations d’épuration se caractérise aussi par l’efficacité du traitement de ces eaux. Là encore des efforts particuliers ont été engagés (entretien, modernisation des stations d’épuration). C’est ainsi qu’en Charente-Maritime, le taux global de dépollution est passé de 58 % en 1998 à 77 % en 2001 ; en Charente, ce taux était de 49 % en 1998 et 70 % en 2001 (source : Agence de l’eau Adour-Garonne). Même si des progrès restent à faire, les taux globaux de dépollution des stations d’épuration collectives sont de plus en plus satisfaisants.
La pollution la plus préoccupante reste cependant la pollution bactérienne. Si les traitements sont, d’une manière générale, satisfaisants pour éliminer les polluants comme les métaux, une bonne élimination des micro-organismes d’origine fécale est plus difficile à obtenir. Les effluents domestiques déversent encore en milieu naturel une grande diversité de microorganismes, virus et bactéries, parfois pathogènes.
Beaucoup d’autres sources de pollution liées à l’urbanisation existent (défaut d’assainissement individuel, mauvaise séparation des réseaux d’évacuation des eaux usées et des eaux pluviales, apports diffus avec les eaux de ruissellement…), mais leur importance est aujourd’hui toujours mal cernée.
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Pour aller plus loinElle héberge en effet les secteurs spécifiques de pêche et de transport maritime. La plaisance est également très présente.
Le port de La Rochelle-Pallice est l’unique port en eaux profondes de la façade atlantique. Il assure environ 85 % du trafic régional avec 7 millions de tonnes de marchandises. Le trafic de produits pétroliers y est important (le tiers du trafic en 2001). Les ports de Rochefort et de Tonnay-Charente sont des ports de plus faible tonnage. Leur trafic enregistre 1,1 million de tonnes de marchandises. Les échanges de ces ports reposent principalement sur les produits agricoles et les engrais.
Le trafic maritime passagers (hors trafic côtier) totalise quant à lui 8 412 personnes en 2001, contre 3 664 personnes en 1996.
La flotte de pêche regroupe en totalité 336 unités représentant un tonnage de 5 527 tonneaux de jauge brute (Tjb) (année 2002) et comprenant les navires de pêche hauturière (navires pratiquant la pêche au large) et les navires de pêche côtière (ou pratiquant la petite pêche).
Les trois principaux ports de pêche de la région sont les ports de La Rochelle, La Côtinière (île d’Oléron) et Royan.
L’activité de plaisance maritime se développe également. Dans cette flotte de plaisance, les deux tiers (environ 30 000) sont des bateaux à moteur dont la plupart sont de moins de 6 mètres de long ; le restant se répartit entre voiliers (environ 12 000) et autres modes de propulsion (avirons, hydroglisseurs…), peu représentés. Les nouvelles immatriculations concernent également les bateaux à moteur.
Le département de Charente-Maritime comprend 18 ports ou sites de plaisance regroupant, en 2001, 8 220 postes à quai. Le plus important est le port des Minimes à La Rochelle (3200 places). Les ports ne sont pas les seuls lieux à accueillir les plaisanciers. Ils existe 26 zones de mouillages représentant en 1998 environ 2 250 places.
La présence de certains métaux lourds (cuivre, zinc, plomb), mise en évidence lors des analyses effectuées dans le cadre des contrôles de qualité du milieu, est liée en partie à l’utilisation de peintures anti-salissures pour l’entretien de la flotte maritime.
L’activité de plaisance maritime est à l’origine de déversements d’eaux contaminées provenant des aires de carénage et des sanitaires des bateaux dans les ports de plaisance ou dans les zones de mouillage. Huiles, carburants, déchets organiques …sont également des menaces sur la qualité de l’eau.
Les installations portuaires se sont généralement établies dans des zones de faible profondeur d’eau. Un entretien pour préserver les voies d’accès est nécessaire. Périodiquement, des dragages sont effectués pour enlever les sédiments qui se sont accumulés. Ces opérations ne sont pas sans conséquences pour les écosystèmes marins. En effet les sédiments des ports renferment des teneurs en polluants de nature microbiologique (bactéries, virus, phytoplancton) et chimiques (métaux lourds) non négligeables. Ainsi selon le rapport n°261 (2000-2001) de Gérard Miquel, les teneurs en mercure dans les sédiments des estuaires par exemple sont plusieurs milliers de fois supérieures aux teneurs de l’eau. Le gisement est souvent ignoré. L’activité de dragage des estuaires, mal connue, est pourtant considérable : entre 110 et 130 millions de tonnes chaque année dans l’Union européenne, autour de 29 millions de tonnes en France.
Le trafic maritime entraîne un risque d’accident non négligeable pour l’espace littoral et marin. L’épisode le plus grave répertorié sur les côtes charentaises a été la marée noire de l’Erika du mois de décembre 1999. Sa pollution a touché les côtes de l’Ile de Ré et les environs de La Rochelle. Plus récemment, le littoral charentais a de nouveau été touché par une marée noire, celle du Prestige. Le naufrage de ce pétrolier au large des côtes espagnoles, en novembre 2002, a provoqué une pollution qui a fini par atteindre les côtes du département de Charente-Maritime dès janvier 2003.
Des risques de pollutions accidentelles existent également lors des opérations de chargement / déchargement ou de dégazage des navires ou lors de déballastage (eau) des navires en escale qui libèrent des espèces vivantes importées (bactéries, phytoplancton, crustacés…), dont certaines sont nuisibles.
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Pour aller plus loinLa qualité de la ressource est étroitement liée aux eaux marines du large entrant dans les pertuis (dépendantes des pollutions accidentelles, des dégazages en mer…), mais aussi à la qualité des eaux continentales qui se déversent sur le littoral.
Outre les actions spécifiques au milieu marin, la protection des eaux littorales s’insère dans le cadre général de la réglementation sur l’eau.
La directive 2000/60/CE, appelée Directive Cadre sur l’Eau (DCE), établit un cadre pour une politique communautaire dans le domaine de l’eau.
Pour l’ensemble des ressources en eau (cours d’eau, lacs, eaux côtières, eaux saumâtres, eaux souterraines), la DCE fixe aux états membres les 4 objectifs environnementaux suivants :
La DCE prévoit d’atteindre ces objectifs en trois étapes clés :
La DCE a été transposée en droit français par la loi du 21 avril 2004. Au cours de l’année 2007, s’effectue la mise en place du premier programme de surveillance de l’état des eaux.
De même s’engagent des travaux concernant l’élaboration des plans de gestion et programmes de mesures qui, pour chaque district, définiront les objectifs à atteindre pour 2015 et les actions à mettre en oeuvre. Ils consisteront en France en une modification des Schémas Directeurs d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE). Ainsi la DCE ne remettra pas en cause les politiques de gestion à l’échelle des bassins versants en France, mais cherchera à s’articuler avec les SDAGE.
Les SDAGE fixent les orientations de la politique de l’eau sur un grand bassin hydrographique et définissent les règles de gestion de l’eau et les moyens à mettre en oeuvre pour atteindre l’objectif d’une "gestion durable et solidaire de la ressource en eau". Actuellement en cours de révision, ils devront fixer les objectifs à atteindre et intégrer un programmes de mesures : mesures techniques et réglementaires, incitations économiques, code de bonnes pratiques...
Les Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) déclinent ensuite les priorités du SDAGE à l’échelle des sous-bassins. La gestion de l’eau appliquée par la suite sur le territoire du SAGE doit respecter et être compatibles avec ses objectifs.
Le maintien d’un débit régulier, minimum et de qualité, au niveau des embouchures des fleuves est une première condition pour maintenir l’état des écosystèmes marins. En Poitou-Charentes, la mise en place de SAGE avec des mesures plus strictes pour la gestion des bassins versants qui se déversent dans les pertuis charentais devrait permettre de diminuer les apports de polluants :
Pour faciliter la mise en place de la DCE dans la zone littorale marine, les Agences de l’Eau Adour-Garonne et Loire-Bretagne ont conclu avec l’Ifremer des accords-cadres de coopération, dont les axes stratégiques se déclinent en actions de recherche et d’expertise :
Le 30 décembre 2006, l’Etat a promulgué une nouvelle loi sur l’eau pour prendre en compte à la fois les insuffisances des précédentes lois (1964 et 1992) et le contexte de la DCE. Ses orientations concernent les outils à mettre en œuvre, par les administrations, les collectivités territoriales, les acteurs de l’eau, pour atteindre le bon état de l’eau en 2015 et parvenir à une gestion durable de la ressource.
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Pour aller plus loinLa convention sur la prévention de la pollution des mers résultant de l’immersion de déchets, connue sous le nom de convention de Londres, a été adoptée en novembre 1972. Entrée en vigueur en 1975, elle a pour objectif d’interdire l’immersion de déchets d’origine terrestre.
L’immersion correspond au déversement délibéré dans la mer de substances ou de matériaux, à partir de navires, d’aéronefs, d’engins flottants, de plates-formes fixes ou flottantes ou d’autres ouvrages placés en mer.
La convention pour la protection du milieu marin de l’Atlantique du Nord-Est, dite convention OSPAR, a été signée à Paris le 22 septembre 1992. Elle est née de la fusion de la Convention d’Oslo (1972) traitant de la prévention de la pollution marine par les opérations d’immersion de rejets en mer et de la convention de Paris, traitant des rejets d’origine tellurique. Elle est entrée en vigueur en 1998.
En 1990, la Convention internationale sur la lutte conte la pollution par hydrocarbures (la Convention OPRC) a été instaurée. Cette dernière vise à renforcer les moyens dont disposent les Etats membres pour faire face à une situation d’urgence.
Pour répondre aux enjeux que sont la protection et la gestion durable de l’environnement marin et littoral, le Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable s’est doté, en 2005, d’un Plan d’actions stratégiques pour les milieux marins.
:
Pour chacune de ces orientations, le plan propose alors des « actions » particulières :
| Orientation 1 - ECLAIRER LES CHOIX STRATEGIQUES PAR UNE MEILLEURE CONNAISSANCE DU MILIEU MARIN | |
|---|---|
| ACTIONS | Poursuivre les inventaires ZNIEFF-mer Caractériser l’état biologique des milieux et développer les réseaux d’observation du milieu marin Mobiliser l’expertise scientifique et technique dédié au milieu marin vers des orientations opérationnelles Renforcer la surveillance des milieux (eaux, sédiments) et la prévention vis-à-vis d’une contamination par les substances reprotoxiques Evaluer et suivre les effets des changements hydroclimatiques sur les écosystèmes marins |
Les actions proposées sont ensuite expliquées dans des « fiches actions » : cadrage et descriptif de l’action, calendrier, équipe partenarial, indicateur de suivi de l’action.
1 - ECLAIRER LES CHOIX STRATEGIQUES PAR UNE MEILLEURE CONNAISSANCE DU MILIEU MARIN
Action 1.2 - Caractériser l’état biologique des milieux et développer les réseaux d’observation du milieu marin.
Action 1.3 - Mobiliser l’expertise scientifique et technique dédié au milieu marin vers des orientations opérationnelles
Action 1.4 - Renforcer la surveillance des milieux (eaux, sédiments) et la prévention vis-à-vis d’une contamination par les substances reprotoxiques.
2 – CONTRIBUER AU BON ETAT ECOLOGIQUE DES ECOSYSTEMES MARINS ET RESTAURER LA QUALITE DE L’EAU
Action 2.1 Restaurer la qualité de l’eau : maintenir et/ou rétablir un bon état écologique et chimique des masses d’eau côtières et de transition.
Action 2.2 – Lutter contre les pollutions du milieu marin par les activités terrestres : limiter les rejets polluants ponctuels et diffus.
Action 2.3 – Prévenir et intervenir en cas de pollutions d’origine maritime, accidentelle ou volontaire.
Action 2.4 – Améliorer les situations sanitaires des eaux de baignade et des plans d’eau pour les loisirs nautiques.
3 – FAVORISER UNE GESTION RAISONNEE DES MILIEUX , PRESERVER LE PATRIMOINE NATUREL MARIN ET LA BIODIVERSITE
Action 3.4 - Mettre en place un plan d’intervention contre les espèces exotiques envahissantes
4 – APPLIQUER LA GESTION DURABLE DES RESSOURCES AUX POLITIQUES SECTORIELLES DES ACTIVITES DE MER
Action 4.5 - Dragages et immersions
Action 4.6 – Activités de plaisance et de loisirs liés à la mer
5 – FORMER, INFORMER ET SENSIBILISER LES GESTIONNAIRES ET LE PUBLIC. DEVELOPPER LES PARTENARIATS SUR L’ENVIRONNEMENT MARIN
Pour aller plus loinLe Centre de Documentation, de Recherche et d’Expérimentation sur les pollutions accidentelles des eaux a été crée en 1978. Il est responsable, au niveau national, de la documentation, de la recherche et des expérimentations concernant les produits polluants, leurs effets, et les méthodes et moyens spécialisés utilisés pour les combattre. Sa mission de conseil et d’expertise englobe aussi bien les eaux marines que les eaux intérieures.
Créé en 1990, l’INERIS est un Établissement Public à caractère Industriel et Commercial placé sous la tutelle du Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable. Ses missions consistent à réaliser ou faire réaliser des études et des recherches permettant de prévenir les risques que les activités économiques font peser sur la santé, la sécurité des personnes et des biens ainsi que sur l’environnement.
En 2001, la création d’une cellule opérationnelle mixte IFREMER-INERIS d’Analyse des Risques Chimiques (ARC) en milieu marin a permis une approche intégrée de l’ensemble des mesures environnementales à prendre dans ce domaine.
Dans le domaine des pollutions accidentelles en mer par les hydrocarbures ou par des substances chimiques, la cellule travaille en liaison avec le CEDRE, tant au plan opérationnel que de l’expertise.
Pour aller plus loinLe fonds POLMAR est un fonds d’intervention, mis en place en 1977, destiné à financer les opération de prévention et de lutte contre les pollutions marines accidentelles.
Pour aller plus loinTermes génériques pour désigner les produits utilisés pour la protection des cultures et des denrées stockées appelés aussi phytosanitaires. Il est distingué suivant leur utilisation :
Relatif aux missions et attributions des directions régionales et départementales des affaires sanitaires et sociales.
http://www.legifrance.gouv.fr/citoy...
Créé en 1978, sous un statut d'association de la loi de 1901, dans le cadre des mesures prises suite au naufrage du navire pétrolier "Amoco Cadiz" et pour améliorer la préparation à la lutte contre les pollutions accidentelles des eaux et renforcer le dispositif d'intervention français. Il est responsable, au niveau national, de la documentation, de la recherche et des expérimentations concernant les produits polluants, leurs effets, et les méthodes et moyens spécialisés utilisés pour les combattre. Ses missions de conseil et d'expertise englobent aussi bien les eaux marines que les eaux intérieures. Son financement est assuré par des subventions et des contrats publics et privés.
Le Conservatoire, association loi 1901, est dirigé par un Conseil d'Administration représentatif de l'ensemble des acteurs impliqués dans la protection des Espaces Naturels en Poitou-Charentes. Il est l'un des 21 Conservatoires Régionaux regroupés au sein d'Espaces Naturels de France (ENF). Le CREN de Poitou-Charentes a conduit la réalisation de l'inventaire (atlas) des paysages de Poitou-Charentes.
- Site internet de la fédération des conservatoires régionaux d'espaces naturels "Espaces Naturels de France" (ENF)
http://www.enf-conservatoires.org
http://www.conservatoire-du-littoral.fr
Lien vers le Répertoire des Acteurs : Conservatoire de l’espace littoral et des rivages lacustres
La DRIRE est un service régional déconcentré du Ministères de l'Economie, des Finances et de l'emploi, de l'Ecologie, du développement et de l'aménagement durables. Ses principales missions sont :
La DRASS est un service déconcentré du Ministère de la santé, de la famille et des personnes handicapées. Elle est sous l'autorité du Préfet de Région. Ses missions et attributions relèvent de dispositions du Décret n°94-1046 du 6 décembre 1994. Elle a 3 missions essentielles : la santé publique, la cohésion sociale et le développement social et enfin la protection sociale. L'IFREMER a pour missions de conduire et de promouvoir des recherches fondamentales et appliquées, des activités d'expertise et des actions de développement technologique et industriel destinées à :
Au titre de ses missions, il participe à l'observation et à la surveillance de la mer côtière et au suivi de ses ressources vivantes marines. La surveillance s'exerce sur la microbiologie sanitaire ; le phytoplancton et les phycotoxines (toxines algales) ; la contamination chimique et ses effets sur le milieu vivant. Les ressources vivantes suivies sont les huîtres et les moules en élevage et les espèces pêchées en mer.
Créé en 1946, l'INRA est un établissement public à caractère scientifique et technologique, placé sous la double tutelle du Ministère chargé de la Recherche et du Ministère de l'Agriculture, de l'alimentation, de la pêche et des affaires rurales. L'INRA est chargé : d'œuvrer au service de l'intérêt public tout en maintenant l'équilibre entre les exigences de la recherche et les demandes de la société ; de produire et diffuser des connaissances scientifiques et des innovations, principalement dans les domaines de l'agriculture, de l'alimentation et de l'environnement ; et de contribuer à l'expertise, à la formation, à la promotion de la culture scientifique et technique, au débat science/société.
La problématique affichée par le LBEM de l'Université de La Rochelle concerne l'étude de la structure et du fonctionnement des écosystèmes marins à travers l'analyse de leurs réseaux trophiques. L'objectif est de quantifier les flux de matières incluant en les flux de polluants, notamment métalliques et d'énergie – depuis les niveaux microbiens jusqu'aux prédateurs supérieurs – en tenant compte des processus physiques et biologiques qui les contrôlent.
Le Ministère de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement Durables (anciennement MEDD, Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable) prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans les domaines du développement durable et de l'environnement, de l'énergie et des matières premières, de la sécurité industrielle, des transports et de leurs infrastructures, de l'équipement, de l'aménagement foncier et rural, de l'urbanisme, de l'aménagement et du développement du territoire et de la mer, à l'exception de la pêche.
L'Observatoire du littoral regroupe, dans le cadre d'une convention cadre, le ministère en charge de l'Equipement, le ministère en charge de l'Environnement, la Diact, le secrétariat général de la Mer et l'institut français de l'Environnement. Il a pour mission essentielle de valoriser les informations existantes sur le littoral et de développer des outils de prospective visant à anticiper les grands changements sur ce littoral.
Le SRPV de la DRAF Poitou-Charentes assure des missions de contrôle, d'expertise et d'appui technique en matière phytosanitaire. Le SRPV Poitou-Charentes développe ses missions à partir de 3 implantations géographiques : Poitiers-Biard (86), siège administratif du service et du laboratoire régional ; Cognac (16), antenne qui assure plus particulièrement le suivi sanitaire du vignoble charentais et La Rochelle (17), antenne généraliste à compétence import-export liée aux activités portuaires.
Accessible sur le site : http://www.observatoire-environnement.org