La radioactivité est la propriété qu’ont les corps radioactifs de se transformer spontanément en d’autres corps. Cette transformation s’accompagne de l’émission de rayonnements ionisants, qui peuvent infliger des lésions à la matière vivante qu’ils traversent. Elle est mesurée par l’unité becquerel (Bq) qui correspond à 1 transformation par seconde (mesure de l’activité).
Découverte par le physicien français Henri Becquerel en 1896, la radioactivité est un phénomène naturel. Elle existe depuis l’origine des temps. L’homme a donc toujours vécu dans une atmosphère radioactive. Cinquante et un éléments chimiques, présents dans le milieu, sont naturellement radioactifs. Outre ces éléments, la radioactivité naturelle provient, en grande partie, de la présence d’un gaz radioactif, le radon.
Depuis les années quarante, il convient d’adjoindre à ces éléments radioactifs naturels, les 1 500 éléments artificiellement créés. Ces éléments sont, pour la plupart, le fait de travaux et d’essais militaires, de l’industrie nucléaire et des activités nucléaires diffuses, des applications médicales, regroupées sous le vocable "nucléaire diffus".
Le développement de l’utilisation de ces éléments radioactifs est également à l’origine de déchets radioactifs.
La radioactivité est donc d’origine naturelle ou artificielle :
La radioactivité naturelle est la principale source d’exposition aux rayonnements (environ 56 %) pour l’homme :
La radioactivité « non-naturelle » (environ 36 %) provient en quasi-totalité d’examens médicaux et de certaines thérapies. La contribution du non médical est principalement due aux rayons X émis par les écrans des téléviseurs ou ordinateurs, aux radiations émises par les détecteurs de fumée, les cadrans lumineux, et aux retombées du nucléaire.
Trois types de rayonnements existent :
La "radioactivité artificielle" est de même nature que la « radioactivité naturelle », mais les rayonnements sont produits en laboratoire ou dans des réacteurs et peuvent atteindre des intensités bien supérieures à la radioactivité naturelle.
La Commission Internationale de Protection Radiologique (CIPR) s’accorde à dire que toute dose de rayonnement comporte un risque cancérigène et génétique.
Depuis fin février 2002, l’Office de Protection contre les Rayonnements Ionisants (OPRI) et l’Institut de Protection et de Sûreté Nucléaire (IPSN) qui effectuaient régulièrement des mesures de la radioactivité ambiante sont réunis au sein de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN).
L’IRSN possède plusieurs réseaux d’études et de surveillance de la radioactivité dans l’environnement qui analysent soit en temps réel, soit en temps différé plusieurs paramètres comme l’air, les poussières atmosphériques, l’eau des rivières ainsi que la faune et la flore.
Le Réseau OPERA - Observatoire permanent de la radioactivité
Son rôle principal est d’observer la radioactivité d’origine naturelle et artificielle présente dans l’environnement.
Au sein de ces 34 stations, ce réseau dispose de 4 types d’observatoires de la radioactivité ambiante : atmosphérique, marin, terrestre et fluvial.
Une station de l’observatoire marin est implantée à La Rochelle depuis le 1er mars 1994. Cette station de La Rochelle enregistre également les traces dues à la production, dans le passé, d’éléments radioactifs artificiels comme les essais nucléaires et l’accident de la centrale nucléaire de Tchernobyl. Ainsi, les mollusques filtreurs (tels que les moules) et les algues contiennent du potassium 40 naturel (40K) et du Césium 137 d’origine artificielle (137Cs).
Le Réseau Téléray - Réseau national d’alerte
C’est un réseau d’alerte exclusivement consacré à la protection sanitaire des populations.
Il effectue des mesures permanentes du rayonnement gamma dans l’air ambiant.
Ce réseau d’alarme est constitué de 180 stations de mesure de l’air, dont 5 en Poitou-Charentes : Angoulême (16), Bressuire (79), La Rochelle (17), Poitiers (86) et Civaux (86). Les mesures s’expriment en nanoGray par heure (nGy/h) et dépendent de l’environnement des stations de mesure (les matériaux des bâtiments, les roches, la météo, l’activité nucléaire...) (IRSN, 2003).
La valeur d’alarme, concernant le débit de dose engendré par le rayonnement gamma en France, a été fixée par l’IRSN à 350 nGy/h. Cette valeur correspond à trois fois la valeur moyenne du débit de dose ambiant national.
Les Deux-Sèvres (Bressuire) détient la dose de rayonnement ambiant la plus élevée de la région. Néanmoins la valeur maximale de débit de dose ambiant, atteinte par le tracé de ce département, reste inférieure à 350 nGy/h.
Le Réseau EAU - Surveillance de la radioactivité dans l’eau, les boues et les sédiments
Il surveille la radioactivité des différents types d’eau (nappe phréatique, pluie, rivière, mer...), des boues et des sédiments.
Dans la région les points de prélèvement se situent à Bonneuil, Lussac-Les-Chateaux et au CNPE de Civaux (86) ; à La Rochelle (17) ; à St Laurent de Ceris (16).
Il n’y a pas de surveillance en Deux-Sèvres.
Les résultats et leurs commentaires sont accessibles sur des cartes interactives :
http://eau.irsn.org/cartes.php
Le Réseau Téléhydro – Mesure en continu de la radioactivité des eaux usées traitées dans les stations d’épuration
Il permet l’étude des conséquences des pratiques de médecine nucléaires, des laboratoires de recherche ou des industries par la mesure des eaux usées à l’entrée des stations d’épuration des grandes agglomérations.
Une station est implantée à Poitiers :
http://www.sfrp.asso.fr/Montpellier...
A ces activités de surveillances, qualifiées de « Surveillance globale du territoire », s’ajoutent les réseaux de surveillance réglementaire autour des sites nucléaires de toute nature.
Les émissions radioactives naturelles sont assez méconnues du grand public, même si elles sont une préoccupation sanitaire des autorités pour ce qui concerne le radon présent dans les habitations.
La perception des risques liés à la radioactivité est essentiellement nucléaire, en grande partie liée à la production d’énergie électrique. Les accidents au sein des centrales nucléaires, en particulier celui de Tchernobyl (Ukraine, 1986), ont marqué durablement les esprits. De même, au jour le jour, les incidents de fonctionnement des centrales sont pour certains des signes précurseurs de situations qui contribueraient à une contamination chronique de l’environnement.
Enfin, les questions sur le devenir de certains déchets, fortement radioactifs, ne sont pas encore résolues et leur lègue aux générations futures est également un sujet d’inquiétude.
| Le risque lié au radon dans les habitations est peu connu (40 % de non réponse) ou ce gaz est perçu comme comportant peu de risques (11 %). |
| Le risque des centrales nucléaires est jugé élevé par 41 % des français. 17 % seulement accordent crédibilité aux informations données sur les dangers. La perception des retombées en France de l’accident de Tchernobyl est négative : 50 % jugent le risque élevé (60 % dans les régions les plus touchées par le nuage). Ils sont seulement 13 % à accorder leur confiance aux autorités pour les protéger et 78 % pour affirmer que la vérité sur les dangers n’est pas dite. |
| Le risque lié aux déchets radioactifs fait partie des risques les plus levés pour 53 % des français. La confiance accordée aux autorités pour les protéger est de 24 % ; la crédibilité des informations données de 11%. |
Source : Baromètre IRSN 2006, « La perception des situations à risques par les français », avril 2006.
Les trois parties développées dans cette thématique concerneront donc le radon, le nucléaire et les déchets nucléaires.
Pour aller plus loinSuite à l’accident de la centrale de Tchernobyl (Ukraine), le 26 avril 1986, un nuage radioactif s’est répandu dans l’atmosphère. Il a franchi les frontières françaises au début du mois de mai 1986 et l’est du pays a été le plus touché. Le Poitou-Charentes a été une des régions françaises les moins exposées. Néanmoins, subsiste encore un marquage radioactif résiduel issu des retombées de ce nuage, essentiellement dû aujourd’hui au Césium 137.
Une étude de la radioactivité en Poitou-Charentes réalisée par la CRII-RAD en 1997, sur les mousses terrestres, a mis en évidence la très faible contamination résiduelle de l’environnement. En effet, pour ces mousses, le niveau moyen en Césium 137 était de 128 Bq/kg sec, à comparer au niveau relevé dans l’est de la France qui était de l’ordre de 1000 Bq/kg sec.
S’agissant des terres de l’ouest de la France, les analyses de l’IRSN mettent en évidence des teneurs en Césium 137 de l’ordre de 5 à 10 Bq/kg. Pour les végétaux autres que les mousses et les champignons, l’activité radioactive en Césium 137 se situe désormais en dessous des limites de détection de la plupart des appareils.
La trace des essais nucléaires militaires des années 60 est également perceptible et porte sur des radioéléments différents (Strontium 90, plutonium).
En tout état de cause, ces données sont à comparer à celle de la radioactivité naturelle qui est de l’ordre de quelques centaines de becquerels par kilogramme dans la terre et de quelques dizaines de becquerels par kilogramme dans les végétaux et qui est due aux familles radioactives naturelles de l’uranium et du thorium et au potassium 40.
Pour aller plus loinC’est l’IRSN qui a en charge le Réseau national de mesures de la radioactivité de l’environnement. Les mesures s’appuient sur les données des réseaux complémentaires que sont Téléray, Opéra, EAU…Mais d’autres organismes effectuent également des mesures :
Pour aller plus loinUne centrale en fonctionnement rejette en effet dans son environnement de faibles quantités de produits radioactifs qui se diluent dans l’air ou dans l’eau.
Dans l’air, il s’agit de gaz rares (xénon, argon et krypton), halogènes (isotopes de l’iode surtout), de trituim, de carbone 14, de cobalt et de césium. Ces rejets, après un passage dans des filtres qui retiennent la majeure partie de leur radioactivité, sont stockés dans des réservoirs (où leur radioactivité décroît) avant d’être relâchés dans l’atmosphère.
Les rejets dans l’eau proviennent quant à eux des purges réalisées dans les circuits des réacteurs et dans les circuits d’épuration. Ils sont traités, puis ils transitent obligatoirement par des réservoirs de stockage et de contrôle avant d’être rejetés en rivière.
La région Poitou-Charentes compte une centrale nucléaire à Civaux, située dans le sud du département de la Vienne. Cette centrale possède 2 réacteurs ou tranches de 1500 MWe chacune. Les tranches 1 et 2 ont démarré respectivement en 1997 et 1999.
Les informations concernant les rejets radioactifs de la centrale sont régulièrement publiées dans le « Bulletin mensuel de surveillance et de contrôle de l’environnement ».
Les données chiffrées ci-dessous sont celles présentées dans le bulletin n°97 de décembre 2006.
Cette surveillance est réalisée par l’exploitant lui-même. Des contre-analyses peuvent être effectuées à tout moment par l’ASN (Autorité de sûreté Nucléaire), organisme indépendant.
Les gaz sont stockés, un mois au minimum, dans des réservoirs. Leur radioactivité décroît naturellement. Après la période de décroissance, ils sont rejetés par la cheminée.
| Valeur du mois | Valeur des 12 derniers mois | Limite réglementaire annuelle | % de la limite annuelle ** | |
| Gaz rares en GBq * | 142,2 | 2 156 | 330 000 | 0,653 |
| Halogènes en GBq | 0,310 | 0,552 | 11 | 5,019 |
* Bq (Becquerels) : c’est le nombre d’atomes radioactifs qui se transforment pendant une unité de temps.
1 Bq = 1 transformation par seconde
** C’est le rapport de la valeur cumulée sur la limite réglementaire imposée annuelle ; rapport exprimé en %.
Les effluents radioactifs liquides proviennent du circuit primaire. Ils contiennent des gaz de fission dissous (Xénon, Kripton, Iodes), des produits de fission solides (Césium…) et des produits d’activation (Cobalt…)
Le tritium est un radioélément produit au sein de l’eau du circuit primaire. Sa quantité est liée au fonctionnement et à la puissance des réacteurs. Il n’existe aucun moyen de le filtrer.
| Valeur du mois | Valeur des 12 derniers mois | Limite réglementaire annuelle | % de la limite annuelle * | |
| Somme des radio- éléments (hors tritium) en GBq | 0,0465 | 0,273 | 222 | 0,123 |
| Tritium (H3) en GBq | 9 929 | 53 900 | 80 000 | 67,4 |
* C’est le rapport de la valeur cumulée sur la limite réglementaire imposée annuelle ; rapport exprimé en %.
Le rayonnement ambiant est enregistré en continu aux quatre points cardinaux à un kilomètre environ de la centrale. Ces données sont exploitées par la centrale et comparées à la valeur moyenne avant démarrage.
| En nGy/heure * | Moyenne du mois | Valeur moyenne1997 (avant démarrage) |
| Rayonnement | 96 | 95 |
* Les rayonnements ionisants cèdent de l’énergie à la matière qu’ils traversent. Ce transfert d’énergie ou dose absorbée par unités de masse s’exprime en Gray (Gy).
Un contrôle de l’environnement est pratiqué en permanence autour de la centrale de Civaux. Il comprend une surveillance de l’eau, de la flore et du lait. Les valeurs observées sont ensuite comparées aux valeurs obtenues lors de contrôles avant le démarrage de la centrale.
| Valeur du mois | Valeur moyenne 1997 (avant démarrage) | |
| Eau souterraine Bq/l | < 0,37 | < 0,64 |
| Lait Bq/l | < 0,33 | < 0,55 |
| Végétaux * Bq/kg | 1 005 | 1 050 |
* Pour les végétaux, les mesures de radioactivité varient en fonction des saisons et des conditions météorologiques.
L’IRSN met également à disposition les informations sur la radioactivité dans l’eau, les boues et les sédiments aux alentours de Civaux.
Pour aller plus loinPlusieurs organismes mettent en œuvre la politique de sûreté nucléaire des autorités publiques :
1 - Jusqu’en 2006, l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) était chargée du contrôle réglementaire et technique de la sûreté nucléaire et de la radioprotection. Elle était responsable de la définition et de la mise en œuvre de la politique de contrôle de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France, par l’intermédiaire de la Direction Générale de la Sûreté Nucléaire et de la radioprotection (DGSNR). La DGSNR remplaçait en fait la Direction de la Sûreté des Installations Nucléaires (DSIN) (décret n°2002-255 du 22 février 2002).
Initialement placée sous l’autorité conjointe des ministres de l’environnement, de l’industrie et de la santé, l’ASN est aujourd’hui déclarée, depuis le 13 juin 2006 (loi n°2006-686 relative à la transparence et à la sécurité en matière nucléaire, dite « loi TSN »), Autorité administrative indépendante. Il n’existe plus de DGSNR.
L’ASN établit un rapport annuel d’activité qu’elle transmet au parlement. Le rapport ne se limite pas à être un simple rapport d’activité, mais se donne comme objectif de rendre compte de l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France.
L’Autorité de Sûreté Nucléaire se doit également de participer à l’information du public dans les domaines de sa compétence (site internet, revue « Contrôle », dossiers spéciaux).
Jusqu’en 2006, les actions de contrôle de l’ASN étaient prolongées sur le terrain par des services décentralisés, placés au sein des Directions Régionales de l’industrie, de la Recherche et de l’Environnement (DRIRE). Ainsi, au sein de la DRIRE Poitou-Charentes, la division de la sûreté nucléaire et de la radioprotection (DSNR), localisée à Bordeaux, assurait la surveillance du centre nucléaire de production d’électricité de Civaux.
Aujourd’hui, la création de l’autorité de sûreté nucléaire en tant qu’autorité administrative indépendante a conduit à détacher ces activités des domaines de compétence de la DRIRE. Ainsi, les bilans de la surveillance de la centrale de Civaux et du contrôle des activités du nucléaire de proximité ne figureront plus à l’avenir dans leur rapport d’activité.
C’est donc la Division Bordeaux de l’Autorité de Sûreté nucléaire qui assure les contrôles de la Centrale de Civaux et en publie les résultats.
2 - L’institut de Protection et de Sûreté Nucléaire (IPSN) réalise des études et des travaux de protection et de sûreté nucléaire à la demande des autorités compétentes. Il est consulté par la DGSNR à chaque fois que les dispositions réglementaires le prévoient, à tous les stades de la conception, de la construction à l’exploitation des centrales.
3 - L’Office de Protection contre les Rayonnements Ionisants (OPRI), qui relève du ministère de la santé, fait respecter les normes fixées en matière de rejets radioactifs et contrôle les éventuelles pollutions par substances radioactives. Il peut proposer toutes mesures pouvant améliorer la radioprotection.
Depuis le décret n°2002-254 du 22 février 2002, l’Office de Protection contre les Rayonnements Ionisants (OPRI) et l’Institut de Protection et de Sûreté Nucléaire (IPSN) sont réunis au sein de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN), sous la tutelle des ministères de l’Environnement, l’Industrie, la Recherche, la Santé et la Défense. Ses missions sont l’expertise, le rendu d’avis techniques sur des questions liées aux risques nucléaires et radiologiques, à la sûreté nucléaire et au transport de matières radioactives et fissibles, à la protection de l’homme et de l’environnement contre les rayonnements ionisants, au contrôle des matières nucléaires et des produits susceptibles de concourir à la fabrication d’armes.
4 - Le Conseil Supérieur de la Sûreté et de l’Information Nucléaire (CSSIN) est composé d’experts de différentes disciplines. Il adresse au ministère de l’industrie toutes les recommandations qu’il juge utiles pour accroître l’efficacité de la politique de sûreté. Il exerce également ses compétences en matière d’information du public et de communication avec les médias.
La nouvelle organisation de l’ASN laisse toutefois supposer des modifications à venir dans l’organisation de l’expertise.
Cependant, l’option fondamentale sur laquelle repose le système d’organisation et de réglementation spécifique à la sûreté nucléaire est celle de la responsabilité première de l’exploitant. Les pouvoirs publics veillent à ce que cette responsabilité soit pleinement assumée dans le respect des prescriptions réglementaires.
Les contrôles de l’exploitant :
La sécurité de chaque installation et la protection des personnes sont assurées par la mise en œuvre de deux plans, le Plan d’Urgence Interne (PUI) et le Plan Particulier d’Intervention (PPI).
1 - Il est en effet de la responsabilité de l’exploitant de la centrale nucléaire de prendre toutes les dispositions pour gérer et maîtriser tout événement accidentel qu’il soit nucléaire ou non (incendie par exemple). Le PUI répond à ces exigences. Il doit définir les mesures à prendre pour évaluer la nature de l’incident et son évolution probable ; il doit prendre en compte de façon systématique les défaillances techniques, humaines ou organisationnelles, et à s’en prémunir par des lignes de défenses successives.
2 - Le préfet n’intervient pas directement lors du déclenchement d’un PUI, mais il a un rôle opérationnel en prenant les décisions relatives au maintien de l’ordre public et à la protection de la population dans le cadre du Plan Particulier d’Intervention (PPI).
Pour aller plus loinLes réacteurs nucléaires font partie des installations nucléaires de base ou INB (Décret n°63-1228 du 11 décembre 1963). A ce titre, ils sont soumis à de nombreuses réglementations concernant, entre autre :
Les rejets d’effluents radioactifs font l’objet d’une réglementation nationale et d’une réglementation propre à chacun des sites nucléaires.
Deux arrêtés ministériels concernent la centrale de Civaux :
Le CNPE de CIVAUX dispose aussi de trois arrêtés préfectoraux :
L’ensemble de ces arrêtés préfectoraux et ministériels doivent être renouvelés en 2009, par un arrêté unique qui couvrira l’ensemble des aspects prise d’eau, rejets liquides non radioactifs, rejets liquides radioactifs et rejets gazeux radioactifs.
Tout élément chimique est caractérisé par son numéro atomique Z (nombre d'électrons) et son noyau (nombre de neutrons). Un même élément peut posséder plusieurs isotopes, chacun ayant une composition de son noyau différente, à savoir que pour un même Z, la masse atomique A sera différente :
Niveau au-delà duquel une exposition de courte durée présente un risque pour la santé humaine de toute la population et à partir duquel les États membres prennent immédiatement des mesures appropriées.
Concernant l'adoption, au nom de la Communauté, de l'amendement à la convention sur le contrôle des mouvements trans-frontières de déchets dangereux et de leur élimination (convention de Bâle).
JO n° L.272 du 4 octobre 1997
http://europa.eu.int/smartapi/cgi/s...
D'après la circulaire n°99-46 du 27 janvier 1999, les valeurs guides retenues par les pouvoirs publics pour définir une politique de gestion du risque lié au radon dans les établissements recevant du public sont :
Ces valeurs sont exprimées en valeur moyenne annuelle, elles ne doivent être comparées qu'aux résultats des mesures intégrées sur une période de plusieurs semaines.
Créée en 1979, comme un département du CEA, l'Andra a été rendue autonome par la loi du 30 décembre 1991. Cet établissement public industriel et commercial (EPIC) est placé sous les tutelles des ministères de l'Industrie, de la Recherche et de l'Environnement. L'Agence est chargée de la gestion des déchets radioactifs produits en France. Elle est indépendante des producteurs de déchets et veille à assurer la protection à long terme de l'homme et de son environnement, à tous les stades de la gestion des déchets radioactifs. L'Andra, sous le contrôle des pouvoirs publics, a notamment pour mission de vérifier la qualité des déchets, concevoir, implanter, construire et gérer des centres de stockage où sont placés les déchets en fonction de leurs caractéristiques.
L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), Autorité administrative indépendante créée par la loi n° 2006-686 du 13 juin 2006 relative à la transparence et à la sécurité en matière nucléaire (dite "loi TSN") du 13 juin 2006, est chargée de contrôler les activités nucléaires civiles en France.
Le CEPN est une association à but non lucratif (loi 1901), créée en 1976 par Electricité de France (EDF) et le Commissariat à l'Energie Atomique (CEA), pour constituer un pôle de recherche et d'études dans les domaines de : l'optimisation de la radioprotection ; la comparaison des risques pour la santé et l'environnement associés aux systèmes énergétiques. Les membres actuels du CEPN sont au nombre de quatre : Electricité de France (EDF), Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN), Commissariat à l'Energie Atomique (CEA), Compagnie Générales des Matières Nucléaires (COGEMA). Le CEPN a pour premier objectif de promouvoir la protection des travailleurs et du public contre les effets pathologiques des rayonnements ionisants. Il développe ses propres méthodes et outils en s'appuyant sur une charte alliant en particulier l'autonomie dans le choix des projets et l'évaluation permanente de la qualité des résultats.
Le CEA est un organisme public de recherche technologique depuis sa création en 1945. Il conduit les recherches nécessaires à la mise en œuvre de la politique décidée par le gouvernement dans les domaines du nucléaire de défense, de l'énergie nucléaire et des énergies alternatives, du développement technologique. Le CEA est en étroite collaboration avec les autres organismes de recherche et les universités, permettant une coordination des recherches, une mise en réseau des compétences et une optimisation des moyens.
La CRII-RAD, laboratoire privé et associatif, a été créée en 1986. Elle réalise des analyses de radioactivité, des études radiologiques, des contre-expertises et des études de dossiers. La CRII-RAD a pour vocation : de contrôler et d'informer les populations sur les pollutions radioactives et les risques liés au nucléaire ; de veiller au maintien, à l'application et à l'amélioration des règles de contrôle et de radioprotection existantes ; d'obtenir la mise en place de toutes mesures de protection sanitaire jugées nécessaires. Sa spécificité est d'être indépendante des exploitants du nucléaire, de l'Etat et de tous partis politiques.
La DRIRE est un service régional déconcentré du Ministères de l'Economie, des Finances et de l'emploi, de l'Ecologie, du développement et de l'aménagement durables. Ses principales missions sont :
Electricité De France (EDF) : depuis sa création en 1946, EDF a pour mission de produire, transporter et distribuer l'électricité en France. Le marché de l'électricité est aujourd'hui ouvert à la concurrence.
Créé par le décret n°91-1177 du 18 novembre 1991, l'ifen est un établissement public de l'Etat à caractère administratif, placé sous la tutelle du MEDD dont il est le service statistique (arrêté du 22 décembre 1993). L'ifen anime et coordonne la collecte, le traitement et la diffusion de l'information statistique et des données sur l'ensemble des thèmes environnementaux (eau, air, bruit, déchets, faune et flore, occupation du territoire, environnement littoral et marin, et risques naturels et technologiques). Il participe à la définition et à l'harmonisation des méthodologies utilisées pour la collecte des données sur l'environnement, à des fins de connaissance statistique et générale. Il réalise des études et des synthèses sur l'état de l'environnement et son évolution, les dimensions économiques et sociales dans ce domaine et élabore un système d'indicateurs du développement durable. Lien vers le Répertoire des Acteurs : Institut français de l’environnement (IFEN)
Le MEDD (anciennement Ministère de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement ou MATE) prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans les domaines de l'aménagement du territoire et de l'environnement.
Le Ministère de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement Durables (anciennement MEDD, Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable) prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans les domaines du développement durable et de l'environnement, de l'énergie et des matières premières, de la sécurité industrielle, des transports et de leurs infrastructures, de l'équipement, de l'aménagement foncier et rural, de l'urbanisme, de l'aménagement et du développement du territoire et de la mer, à l'exception de la pêche.
Accessible sur le site : http://www.observatoire-environnement.org