Les transports : une pollution souvent indirecte
Les transports peuvent avoir des effets néfastes sur la ressource en eau continentale ou maritime.
Des dégradations dues à la réalisation même des voies routières ou ferroviaires, des aéroports et des ports
- Le stockage des produits de construction peut être à l'origine de l'écoulement de ces produits (fuites, déversements accidentels…) vers les eaux superficielles ou de leur infiltration dans le sous-sol.
- Les travaux de démolition, d'explosion, d'excavation, de remblayage, d'assèchement des terres, d'envasement de plans d'eau, lors de la construction, peuvent modifier l'écoulement des eaux.
- Les eaux de pluies sont également susceptibles d'entraîner vers les rivières des matériaux fins (érosion des sols nus, terrassements).
Des pollutions dues aux impacts des entretiens et de l’utilisation des infrastructures
Celles-ci sont nombreuses :
- Des pollutions saisonnières dues à l'utilisation de produits phytosanitaires sur les emprises des routes et des voies ferrées.
- Le mauvais entretien ou absence d'entretien des dispositifs de rétention d'eau et des polluants (bassins d'orage, décanteurs, déshuileurs …) le long des axes routiers.
S'agissant de l'entretien et de l'utilisation des infrastructures, les émissions chroniques liées au trafic routier (poussières, hydrocarbures, plomb et zinc notamment) sont essentiellement entraînées par l'eau sous formes de particules en suspension. Ces polluants se retrouvant en grande partie dans les fossés, le curage et l'élimination des boues accumulées doivent être réalisés avec précaution.
Ces mêmes rejets d'hydrocarbures, de métaux lourds, de particules se retrouvent dans les ports et sur les pistes d'aéroports.
- Des émissions chroniques de polluants provenant de l'usure des pneus et des chaussées.
- De rejets de glycols et d'antigel utilisés l'hiver sur les pistes d'aéroports.
Cependant, dans le cadre des obligations issues de la loi sur l'eau du 3 janvier 1992 et de ses décrets d'application, les infrastructures routières et les aéroports mettent en place des systèmes de traitement des eaux de ruissellement pour en limiter la pollution avant leur rejet dans le milieu naturel.
Des pollutions accidentelles lors de transport de produits à risque
Le transport de matières dangereuses (TMD) concerne essentiellement les voies routières (2/3 du trafic en tonnes kilomètre) et ferroviaires (1/3 du trafic). Les accidents de TMD combine des effets primaires, dus à l'accident lui-même (déversement, incendie…), et des effets secondaires marqués par l'impact des produits déversés, pouvant polluer les eaux superficielles et souterraines.
Des pollutions maritimes sont causées par les dégazages ou résidus de cargaison des pétroliers ou lors d'accidents (pétroliers, porte-conteneurs, etc.).
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