Une Région agricole
L'agriculture est très présente. Elle occupe près des trois-quarts de la surface régionale, alors qu'en France cette proportion avoisine un peu plus de la moitié de la surface du territoire. Le tableau ci-dessous montre en effet l'importance de la surface consacrée aux zones agricoles en région (73,4 %).
Le département des Deux-Sèvres possède la surface agricole la plus importante (80,8%).
Les zones artificielles occupent le plus d'espace en Charente-Maritime (10,2%). Les surfaces consacrées à ces zones artificialisées sont proportionnellement proches par département. De 1993 à 1999, leur évolution est peu importante ; néanmoins, elle est conforme aux évolutions françaises : les zones artificielles augmentent aux dépens des zones agricoles.
Des unités urbaines de taille moyenne
Le Poitou-Charentes est une région où 39% des habitants vivent dans un espace à dominante rurale (contre 18 % en France). Cet espace regroupe encore 637 136 habitants (il a perdu 2 500 habitants entre 1990 et 1999), contre 1 002 932 habitants en espace à dominante urbaine. La densité moyenne de population y est de 64 hab./km2 (16ème rang des régions françaises). La répartition de la population au sein de la région est assez hétérogène. Seule la densité de population de la Charente-Maritime, avec 81 hab/km2 dépasse largement celle des 3 autres (57 hab/km2). L'attrait de la côte et des îles en est une des raisons. Les communes de Poitou-Charentes ont une taille moyenne de 17,6 Km2. Plus de la moitié de ces communes comptent moins de 500 habitants. Cependant, l'espace rural a perdu près de 30 000 habitants en 30 ans. Cette baisse de population est stoppée depuis 1990. Seules les régions dites "rurales isolées" continuent de perdre de la population (-6500 personnes en 9 ans) au profit surtout des communes rurales sous influence urbaine (plus de 8 500 habitants), principalement autour des aires urbaines de Poitiers et La Rochelle.
Carte des unités urbaines et leur évolution en Poitou-Charentes(Système d’Information Régional)
L'unité urbaine de Poitiers recueille la plus forte évolution annuelle de population entre 1990 et 1999 (1,2 %) suivie de près par La Rochelle (1,1%). Cependant, la population s'implante plutôt autour des villes pôle. Angoulême (1 976 hab/km2) et La Rochelle (2 680 hab/km2) voient leurs périphéries représenter respectivement 3,7 et 2,4% de la population régionale soit plus que Rochefort ou Royan. La population des unités urbaines croît donc aux dépens de celle des communes rurales.
Un réseau de communication multiple
Réseaux routier et ferroviaire, zones portuaires (3) et aéroports (5) font également partie des zones dites artificialisées définies précédemment :
Le réseau autoroutier ne représente que 3 % du réseau national. A noter que le département de la Charente n'est traversé par aucune autoroute. Côté réseau ferré, le Poitou-Charentes est une des seules régions françaises dont toutes les préfectures sont desservies par le TGV. Ce thème est plus largement développé dans la partie « Transport ».
Un réseau de communication multiple
Le réseau hydrographique de la région présente une longueur totale cumulée de 17 606 km (selon la Base de Données Cartographiques, IGN, 2001). Les fleuves principaux sont : la Charente, la Seudre et la Sèvre Niortaise. Les plus grandes rivières sont le Clain et la Vienne. Ce réseau est divergent. A l'est, les cours d'eau nés dans le Massif Central, comme la Vienne, sont affluents de la Loire et coulent du sud vers le nord. Au sud, la Charente est le plus long des fleuves côtiers qui coulent de l'est vers ouest.
Le réseau hydrographique régional a été fortement aménagé au cours des siècles : de nombreux ouvrages hydrauliques régulent les niveaux des eaux.
Une façade sur l'Océan Atlantique
Une diversité de paysages