Les pressions font état de pollutions relatives à l'activité de l'homme. Ces pollutions sont en grande partie d'origine continentale. Les cas de pollutions accidentelles, comme les marées noires ou les dégazages des pétroliers au large des côtes françaises sont certes graves, mais ne représentent pas forcément la contrainte la plus importante sur les milieux. L'accumulation des micropolluants dans l'écosystème marin apparaît tout aussi pernicieuse et difficile à éradiquer. Les stigmates d'une marée noire sont malgré tout effaçables, mais il n'en est pas de même de l'accumulation de mercure ou de cadmium dans des sédiments pendant des décennies.
Les polluants recherchés sont originaires des industries, de l'agriculture, de l'urbanisation littorale, des pollutions "amont" des eaux issues des bassins versants.
Les réponses afin de réduire les dégradations constatées reposent donc majoritairement sur des mesures prises en terme d'aménagement du territoire.
Le maintien d'un débit régulier, minimum au niveau des embouchures des fleuves est une première condition pour maintenir l'état des écosystèmes marins. Ce flux d'eau doit aussi être d'une qualité minimum. Le droit français avec, notamment, la Loi n°92-3 du 3 janvier 1992 a décidé la mise en place d'outils locaux d'aide à ces gestions.
Le SAGE est une déclinaison locale des SDAGE. Préparé par une Commission Locale de l'Eau (CLE : composée pour moitié d'élus, pour un quart d'usagers et pour un quart de représentants de l'Etat), le SAGE fixe les objectifs d'utilisation, de valorisation et de protection des ressources en eau et des milieux aquatiques sur un horizon de 10 ans. La CLE chiffre les quantités d'eau utilisées par tous les consommateurs, recense la qualité de l'eau des rivières et des nappes, répertorie toutes les activités humaines liées à l'eau et aux milieux aquatiques afin de comprendre leurs interactions et de mettre en évidence les déséquilibres et les dysfonctionnements et d'y remédier.
En Poitou-Charentes, la mise en place de SAGE avec des mesures plus strictes pour la gestion des bassins versants qui se déversent dans les pertuis charentais devrait permettre de diminuer les apports de polluants :
Une campagne de mesures, unique en son genre, a été réalisée sur une journée (13/11/01), sur une trentaine de points par les équipes IFREMER avec le renfort du Forum des Marais Atlantiques à Rochefort et du Centre Régional d'Expérimentation et d'Application Aquacole et de l'Université de Nantes (ISOMER). Cette campagne a permis d'obtenir une cartographie de la qualité et de la fertilité potentielle des eaux des principaux chenaux d'alimentation des eaux des claires.
Cette opération s'insère dans le programme sur la gestion durable des marais charentais prévue au contrat de plan IFREMER Région Poitou-Charentes. Elle sera reconduite pendant 5 ans.
Lien avec une autre thématique du T.B.E.
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