Elle héberge en effet les secteurs spécifiques de pêche et de transport maritime. La plaisance est également très présente.
Le port de La Rochelle-Pallice est l'unique port en eaux profondes de la façade atlantique. Il assure environ 85 % du trafic régional avec 7 millions de tonnes de marchandises. Le trafic de produits pétroliers y est important (le tiers du trafic en 2001). Les ports de Rochefort et de Tonnay-Charente sont des ports de plus faible tonnage. Leur trafic enregistre 1,1 million de tonnes de marchandises. Les échanges de ces ports reposent principalement sur les produits agricoles et les engrais.
Le trafic maritime passagers (hors trafic côtier) totalise quant à lui 8 412 personnes en 2001, contre 3 664 personnes en 1996.
La flotte de pêche regroupe en totalité 336 unités représentant un tonnage de 5 527 tonneaux de jauge brute (Tjb) (année 2002) et comprenant les navires de pêche hauturière (navires pratiquant la pêche au large) et les navires de pêche côtière (ou pratiquant la petite pêche).
Les trois principaux ports de pêche de la région sont les ports de La Rochelle, La Côtinière (île d'Oléron) et Royan.
L'activité de plaisance maritime se développe également. Dans cette flotte de plaisance, les deux tiers (environ 30 000) sont des bateaux à moteur dont la plupart sont de moins de 6 mètres de long ; le restant se répartit entre voiliers (environ 12 000) et autres modes de propulsion (avirons, hydroglisseurs…), peu représentés. Les nouvelles immatriculations concernent également les bateaux à moteur.
Le département de Charente-Maritime comprend 18 ports ou sites de plaisance regroupant, en 2001, 8 220 postes à quai. Le plus important est le port des Minimes à La Rochelle (3200 places). Les ports ne sont pas les seuls lieux à accueillir les plaisanciers. Ils existe 26 zones de mouillages représentant en 1998 environ 2 250 places.
La présence de certains métaux lourds (cuivre, zinc, plomb), mise en évidence lors des analyses effectuées dans le cadre des contrôles de qualité du milieu, est liée en partie à l'utilisation de peintures anti-salissures pour l'entretien de la flotte maritime.
L'activité de plaisance maritime est à l'origine de déversements d'eaux contaminées provenant des aires de carénage et des sanitaires des bateaux dans les ports de plaisance ou dans les zones de mouillage. Huiles, carburants, déchets organiques …sont également des menaces sur la qualité de l'eau.
Les installations portuaires se sont généralement établies dans des zones de faible profondeur d'eau. Un entretien pour préserver les voies d'accès est nécessaire. Périodiquement, des dragages sont effectués pour enlever les sédiments qui se sont accumulés. Ces opérations ne sont pas sans conséquences pour les écosystèmes marins. En effet les sédiments des ports renferment des teneurs en polluants de nature microbiologique (bactéries, virus, phytoplancton) et chimiques (métaux lourds) non négligeables. Ainsi selon le rapport n°261 (2000-2001) de Gérard Miquel, les teneurs en mercure dans les sédiments des estuaires par exemple sont plusieurs milliers de fois supérieures aux teneurs de l'eau. Le gisement est souvent ignoré. L'activité de dragage des estuaires, mal connue, est pourtant considérable : entre 110 et 130 millions de tonnes chaque année dans l'Union européenne, autour de 29 millions de tonnes en France.
Le trafic maritime entraîne un risque d'accident non négligeable pour l'espace littoral et marin. L'épisode le plus grave répertorié sur les côtes charentaises a été la marée noire de l'Erika du mois de décembre 1999. Sa pollution a touché les côtes de l'Ile de Ré et les environs de La Rochelle. Plus récemment, le littoral charentais a de nouveau été touché par une marée noire, celle du Prestige. Le naufrage de ce pétrolier au large des côtes espagnoles, en novembre 2002, a provoqué une pollution qui a fini par atteindre les côtes du département de Charente-Maritime dès janvier 2003.
Des risques de pollutions accidentelles existent également lors des opérations de chargement / déchargement ou de dégazage des navires ou lors de déballastage (eau) des navires en escale qui libèrent des espèces vivantes importées (bactéries, phytoplancton, crustacés…), dont certaines sont nuisibles.
Voir sur l'Environnement en Poitou-Charentes : les éléments de Contexte régional associés
Pour aller plus loin