Observatoire Régional de l'Environnement Poitou-CharentesObservatoire régional de l'environnement en Poitou-Charentes

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Milieux, Flore, Faune

Etat - La faune régionale

Date de dernière mise à jour : 10/09/2004

*Chiffres issus de « La classification phylogénétique du vivant », 2001

La France métropolitaine est assez riche en espèces animales. On recense ainsi plus de 500 espèces de Vertébrés se reproduisant régulièrement sur le territoire, comprenant une centaine d'espèces de Mammifères, plus de 270 espèces d'Oiseaux, environ une soixantaine d'espèces de Reptiles-Amphibiens, ainsi qu'une centaine d'espèces de Poissons d'eau douce.

La faune représentée en région Poitou-Charentes est peu abondante en comparaison de la Biomasse végétale présente. Toutefois, la multiplicité des Habitats (marais, forêt, Lande, zone côtière, etc.) induit une grande richesse de la faune régionale. Les Insectivores sont bien représentés notamment les Oiseaux et chauve-souris (Demangeot, 1996). Les flux d'Oiseaux migrateurs, qui traversent la région à l'automne et au printemps, sont particulièrement importants du fait de la diversité des Habitats, et conditionnent bon nombre d'espaces protégés pour leurs garantir des stations saisonnières d'accueil. Il y a toutefois peu d'herbivores (cerfs, chevreuils, sangliers, lapins…) et de carnivores (belette, renard, épervier…).

De tous temps, la faune a constitué une source de nourriture pour l'Homme, et de nombreuses espèces (principalement d'Oiseaux et de Mammifères) ont été domestiquées pour l'élevage. Mais la faune représente également un support d'activité de loisirs via la chasse, la pêche, les observations naturalistes, etc.

Malgré leur présence et leur importance dans les milieux marins charentais, certains groupes d'animaux ne seront pas présentés ici. Notons cependant que la faune régionale compte diverses espèces d'Eponges (Orange de merTethya aurantium, Columelle - Hemimycale columella), d'Anémones (Anémone bijou - Corynactis viridis, œillet de mer - Metridium sphyrodeta, Anémone solaire – Cereus pedunculatus), de Coraux (Alcyon jauneAlcyonium digitatum), de Gorgones (Gorgone verruqueuse - Eunicella verrucosa), de Méduses (Aurélie - Aurelia aurita, Cyanée Bleue– Cyanea lamarcki), d'Echinoderme (Etoile de mer communeAsterias rubens, l'Oursin comestibleParacentrotus lividus, l'Holothurie noireHolothuria forskali), etc.

Un autre groupe dont toutes les espèces sont terrestres, les Myriapodes ou mille-pattes, ne sera pas non plus traité en détail. Nous nous limiterons aux quelques éléments suivants : on dénombre environ 12 000 espèces* de Myriapodes dont la plus connue en Poitou-Charentes est la Scutigère (Scutigera coleoptrata) appelée communément scolopendre même si ce n'en est pas un !

Scutigère
Scutigère

Les invertébrés

Les vertébrés

Les invertébrés

Les Vers

Le nom de « vers » réunit plusieurs groupes (vers plats, ronds, rubanés et annelés) ayant certaines similitudes morphologiques (caractère vermiforme). Le nombre d'espèces vermiformes connu est d'environ 50 000*.

Les vers se rencontrent dans la plupart des milieux terrestres, d'eau douce ou marines, et ils peuvent être libres ou parasites d'autres animaux (Grande douve du foie – Fasciola hepatica, Sangsue médicinale – Hirudo officinalis) ou de l'Homme (Ver solitaire – Taenia saginata et Grand ver solitaire – Taenia solium).

Les vers libres ont une importance particulière au sein de l'écosystème. En effet, au-delà de leur rôle de source de nourriture pour de nombreux animaux, ils participent activement à l'aération et à la fertilité du sol en creusant de nombreuses galeries et en recyclant la matière organique et minérale.

Lombric
Lombric

En milieu terrestre, les lombrics ou vers de terre (Lumbricus terrestris) constituent la masse animale la plus importante (80% de la masse animale globale). Ils creusent des galeries souterraines soit en s'introduisant dans un sol meuble, soit en avalant la terre, ce qui a pour effet d'aérer les sols. Les lombrics se nourrissent essentiellement de matière organique en décomposition, qui, en traversant leur tube digestif, s'enrichit en flore microbienne. L'action des vers, associée à celle des bactéries, fertilise les sols et favorise la croissance des végétaux. En 1881, Darwin consacra son ouvrages « Formation de la terre végétale due à l'action des vers de terre » à ces phénomènes, et aujourd'hui, ces particularités sont à l'origine de la mise en place d'élevages industriels : la lombriculture, et du recyclage de nos poubelles quotidiennes (épluchures, restes alimentaires...) : le lombricompostage.

Les lombrics sont également utilisés pour évaluer la santé et la qualité des sols, et des suivis de Populations permettent de mettre en évidence d'éventuelles dégradations des milieux édaphiques.

En milieu marin, un rôle similaire est rempli par l'Arénicole (Arenicola marina). L'Arénicole se nourrit des matières organiques contenues dans le sable qu'il ingère en formant de petits entonnoirs, et rejette des tortillons en surface du sable (ces traces le rendent facilement repérable). C'est un appât apprécié par les pêcheurs pour de nombreux Poissons marins.

Algues vertes
Algues vertes

On rencontrera également sur le littoral charentais diverses espèces de vers tubicoles aux formes et aux couleurs variées : le Protule lisse (Protula tubularia), la Sabelle paon (Sabella pavonina), le Spirographe (Spirographis spallanzanii), etc.

Les Mollusques

Le groupe des Mollusques, estimé à 117 495 espèces*, est constitué d'animaux essentiellement aquatiques, aux formes et aux modes de vie très variés.

En Poitou-Charentes, on rencontrera ainsi diverses espèces de Mollusques dont certaines bien connues des amateurs de pêche à pied ou des jardiniers : les parasites (larves des moules d'eau douce qui parasitent certains Poissons), les fouisseurs (Couteau Ensis ensis, Palourde - Tapes decussatus ), les brouteurs (Petit-Gris - Helix aspersa aspersa, Limnée des étangs Lymnaea stagnalis, Patelle commune Patella vulgata, Bigorneau Littorina littorea,), les chasseurs (Pieuvre commune ou Poulpe Octopus vulgaris, Seiche commune Sepia officinalis, Calmar commun Loligo vulgaris) et les filtreurs (Moule comestible Mytilus edulis, Huitre Ostrea edulis, Crépidule Crepidula fornicata).

Petit gris
Petit gris
Patelle et Bigorneau gris
Patelle et Bigorneau gris

Ces derniers se nourrissent des matières minérales et organiques (phytoPlancton) présents dans l'eau. Ils peuvent ainsi constituer des stocks d'éléments polluants en cas de mauvaise qualité des eaux.

Ainsi, le suivi de la contamination des eaux Conchylicoles du Poitou-Charentes se fait notamment par l'analyse bactériologique, notamment des huîtres et des moules.

L'élevage de ces deux espèces, ou conchyliculture, revêt une importance toute particulière en région de par le chiffre d'affaire et les nombreux emplois qu'elle génère, ainsi que pour son caractère culturel.

Poitou-Charentes abrite une espèce très rare de Moule d'eau douce : la Grande mulette ( Margaritifera auricularia). Considérée il y a quelques années encore comme mondialement disparue, elle a été "redécouverte" récemment dans les vallées de la Vienne et de la Creuse, puis dans la vallée Charente, et également dans la vallée de l'Ebre. Cette moule d'eau douce a une longévité exceptionnelle, de l'ordre du siècle, et des exigences écologiques très strictes, qui en font une espèce "fragile" et sont un frein à leur développement dans de nombreux cours d'eau (DIREN, 2002). Cette espèce est considérée comme gravement menacée d'extinction par l'IUCN.

Les Crustacés

Le groupe des Crustacés compte près de 40 000 espèces* connues dont la plupart sont aquatiques.

Quelques Crustacés sont terrestres, tel le Cloporte des murs (Oniscus asellus), qui joue un rôle très important dans le recyclage de la matière organique, sa flore bactérienne lui permettant de digérer la cellulose. On notera également que de nombreux Crustacés sont parasites, souvent d'autres Crustacés !

La morphologie générale des Crustacés est extrêmement diversifiée, tout comme leurs dimensions, qui vont du microscopique Plancton aux espèces de grande taille (jusqu'à 0,5 m pour les homards adultes) souvent benthiques.

Dans les petites cavités des rochers du littoral charentais on rencontrera la Ligie des rivages (Ligia oceanica), la Crevette bouquet (Palaemon serratus) et le Crabe vert (Carcinus maenas).

Ligie des rivages
Ligie des rivages

Dans la Zone intertidale, la Balane commune (Balanus perforatus) se fixe sur un substrat et filtre l'eau pour se nourrir des particules organiques en suspension (dont le Plancton). Sur les fonds immergés en permanence, se répartissent d'autres espèces, dont certaines sont renommées pour leur valeur gastronomique : Langouste commune (Palinurus elephas), Homard européen (Homarus gammarus), Bernard-l'ermite (Eupagurus bernhardus), Grande araignée de mer (Maja squinado), le Tourteau (Cancer pagurus), etc.

Balane commune
Balane commune

Les Crustacés ont une importance écologique considérable : de nombreuses larves et petites espèces Pélagiques composent le Plancton et ont donc une situation très importante dans la chaîne alimentaire marine, et de nombreuses espèces de crabes et de crevettes de nos côtes sont Détritivores ou saprophages et participent ainsi activement au recyclage de la matière. De plus, certains Crustacés d'eau douce, comme la Daphnie (Daphnia pulex), sont des Bioindicateurs de la qualité des eaux et sont utilisés en écotoxicologie.

Une autre espèce dulçaquicole, l'Ecrevisse à pattes blanches (Austropotamobius pallipes), est aussi particulièrement sensible à l'état du milieu qui l'héberge. Elle fait partie, avec l'Ecrevisse à pattes grêles (Astacus leptodactylus), des deux espèces d'écrevisses menacées et protégées, vivant dans les cours d'eau de la région. En plus de la dégradation de son Habitat, l'introduction d'espèces exotiques telle l'Ecrevisse rouge de Louisiane (Procambarus clarkii) est une cause de raréfaction des espèces allochtones. En effet, les espèces introduites présentent des capacités de reproduction, d'adaptation et de résistance aux pollutions plus importantes que les espèces indigènes, et sont donc plus compétitives.

Les Arachnides

Les Arachnides, que l'on confond parfois avec les Insectes, s'en distinguent pourtant par l'absence d'antennes, d'ailes et surtout par la présence de quatre paires de pattes (et non de trois). Ce groupe, de près de 75 000 espèces*, qui comprend les araignées, les scorpions, les acariens, ainsi que quelques groupes moins connus, est assez « mal aimé » du grand public. Pourtant les Arachnides sont omniprésents et sont un des constituants principaux de la faune invertébrée prédatrice des milieux terrestres. Carnivores, ils se nourrissent surtout d'Insectes et jouent un rôle important dans les réseaux trophiques et dans l'équilibre fonctionnel des écosystèmes. De plus, leur anatomie et leur mode de vie font qu'ils sont particulièrement sensibles aux facteurs environnementaux et à la structure verticale et horizontale de la végétation. Ils sont ainsi souvent étudiés en tant qu'indicateurs de la qualité écologique d'un milieu.

Voici quelques exemples d'araignées que l'on pourra rencontrer dans divers milieux de la région :

  • l'Epeire diadème (Araneus didadematus) visible en forêt, prairie et dans nos jardins,
  • l'Argiope fasciée (Argiope bruennichi) qui vit dans les Landes sèches et les zones herbacées peu perturbées,
    Argiope fasciée
    Argiope fasciée
  • l'Araignée citron (Misumena vatia) qui prend par Mimétisme la couleur de la fleur sur laquelle elle est postée à l'affût d'Insectes attirés par le nectar,
  • la Dolomède (Dolomedes fimbriatus), une des plus grandes araignées d'Europe occidentale, qui affectionnent les zones humides.

Mais il existe également des araignées aquatiques, dont l'Argyronète (Argyroneta aquatica), qui se rencontre dans les mares riches en végétation du Poitou-Charentes, et qui a la particularité de passer une partie de sa vie dans un cocon qu'elle tisse sous l'eau et remplit d'une réserve d'air.

Outre les diverses espèces d'araignées, d'autres groupes d'Arachnides sont bien connus et s'invitent souvent dans les maisons : les Opilion (ou Faucheux) aux longues pattes, et les Acariens qui peuvent être responsables d'allergies mais qui occupent surtout une place importante « en bout » de chaîne alimentaire en tant que Détritivores.

Notons que les milieux aquatiques comptent aussi leurs Acariens : les Hydracariens.

Les Insectes

Le groupe des Insectes se place au premier rang de la biodiversité avec un nombre d'espèces connues avoisinant le million, et des estimations allant jusqu'à 30 millions ! Les Insectes sont des Hexapodes, c'est-à-dire qu'ils ont six pattes. Ils ont conquis tous les Biotopes terrestres et aquatiques (NèpeNepa rubra, Dytique marginé - Dystiscus marginalis, larves de divers groupes) où ils tiennent une place sans égale, et se sont adaptés à tous les régimes alimentaires possibles.

Ainsi, on pourra rencontrer en Poitou-Charentes des Insectes :

  • prédateurs (Mante religieuse telles Mantis religiosa ou l'Empuse - Empusa pennata),
    Mante religieuse
    Mante religieuse
  • végétariens ou Xylophages (larve du papillon Cuivré de marais - Lycaena dispar, Grand capricorneCerambyx cerdo ),
    Cuivré des marais
    Cuivré des marais
  • suceurs de sève (Cigale Rouge - Tibicina haematodes, puceron Phylloxéra – phylloxera Vastatrix, espèce introduite qui s'attaque aux racines de la vigne) ;
  • Coprophages (Bousier - Geotrupes stercorarius, mouche du genre Scatophaga), Nécrophages (Nécrophore - Necrophorus vespillo), etc.
    Géotrupe
    Géotrupe

Les Insectes ont ainsi un rôle important dans les écosystèmes, à la fois dans les chaînes alimentaires en tant que prédateur ou proie, mais aussi dans le recyclage de la matière organique.

Les Insectes sont aussi remarquables par la diversité de leurs mœurs : grégaires ou solitaires, doués de Mimétisme, utilisateurs de piège pour la chasse, sécréteur de produit répulsifs, etc. De plus, la majorité des Insectes présente une Métamorphose qui peut être associée à des modifications radicales des exigences écologiques : on peut ainsi avoir une larve aquatique et un adulte terrestre (libellule Leucorrhine à gros thorax - Leucorrhinia pectoralis), une larve libre et des adulte parasite (cas des puces), une larve souterraine et un adulte aérien (Hanneton Melolontha melolontha), etc.

Leur importance écologique, en tant que parasite (pou - Pediculus humanus, etc.) ou transmetteurs de parasites (moustiques, punaises, etc.) est énorme, et leur rôle agronomique n'est pas moins grand, que ce soit en tant que pollinisateurs (abeilles), Ravageurs (larve de Pyrale du maïs - Ostrinia nubilali) ou auxiliaires de culture (la « micro- guêpe » Aphidius colemani est parasite du puceron Aphis gossypii qui ravage les cultures de melon de la région qui a également pour prédateur la Coccinelle à sept points Coccinella Septempunctata).

Coccinelle à sept points
Coccinelle à sept points

De nombreux papillons sont également visibles dans les prairies de la région.

Objet d'une protection toute particulière, la Rosalie des Alpes (Rosalia alpina) est l'insecte emblématique du Poitou-Charentes. Ce coléoptère aux longues antennes tachetées de bleu a été introduit en Poitou-Charentes au début du XIXème siècle, probablement lors de l'importation de bois provenant du Massif Central et du sud-est de la France. Depuis, la Rosalie des Alpes s'est adaptée à notre région où elle prolifère. La larve de cet insecte Xylophage se nourrit du bois des hêtres et des frênes dépérissants.

Rosalie des Alpes
Rosalie des Alpes

Les vertébrés

Les Poissons et Cyclostomes

Les Cyclostomes ne sont pas des Poissons au sens strict. Ce sont des Vertébrés aquatiques sans mâchoire ni écailles, caractérisés, à l'âge adulte, par une ventouse buccale adaptée à leur régime alimentaire d'Ectoparasite : ils se fixent par la bouche à un poisson (ou autre vertébré marin) dont il râpent la chair pour sucer le sang. Actuellement une soixantaine d'espèces* composent ce groupe.

En Poitou-Charentes, les Cyclostomes sont essentiellement représentés par les lamproies. Les larves de Lamproie fluviatile (Lampetra fluviatilis) et de Lamproie marine (Petromyzon marinus) se développent dans les eaux douces qu'elles filtrent pour se nourrir, et rejoignent le milieu marin lors de leur passage au stade adulte (sorte de Métamorphose). Après plusieurs années de croissance en milieu marin, les adultes remontent les rivières pour se reproduire. La Lamproie de Planer (Lampetra planeri) n'a pas la même biologie : elle passe l'ensemble de sa vie en eau douce et n'est pas parasite.

Globalement, les lamproies ont de grandes exigences écologiques liées à la qualité des eaux et aux aménagements. Ainsi, les trois espèces citées sont considérées comme déterminantes en région et sont inscrites à la Liste rouge des espèces piscicoles en Poitou-Charentes (CSP, 1997), et à l'annexe II de la Directive « Habitats ».

Les Poissons constituent, au sein des Vertébrés, un vaste groupe caractérisé par leur vie aquatique mais à l'anatomie et à l'écologie très variables. Les Poissons sont principalement divisés en deux groupes : les Poissons au squelette cartilagineux qui présentent 846 espèces* et les Poissons au squelette osseux qui comptent près de 24 000 espèces*.

Les Poissons cartilagineux sont représentés par les requins et les raies. Ils sont essentiellement marins et se nourrissent le plus souvent de Mollusques, de Crustacés et de Poissons. Les fonds des côtes charentaises accueillent l'Aiguillat commun (Squalus acanthias), la Petite roussette (Scyliorhinus canicula) et la Raie torpille (Torpedo marmorata) qui produit des décharges électriques pour paralyser ses proies.

Mais la grande majorité des Poissons est constituée par les Poissons osseux. Ils ont colonisé tous les Habitats d'eau douce et marins (à toutes les profondeurs).

Les côtes charentaises accueillent des espèces aux mœurs variées comme la Sole commune (Solea solea), espèce solitaire et nocturne qui s'enfouit dans les fonds sableux, ou la Vieille (Labrus bergylta) qui chasse le jour dans les forêts de laminaires ; le Mulet lippu (Chelon labrosus), quant à lui, est Détritivores et supporte les eaux polluées des zones portuaires où il se déplace en banc.

Mais de nombreuses espèces présentes en région ont des exigences écologiques beaucoup plus strictes : en eau douce, des espèces en fort déclin, comme le Chabot (Cottus gobio) ou la Truite fario (Salmo trutta fario), requièrent une bonne qualité et une bonne oxygénation du milieu.

L’état des contextes piscicoles de Poitou-Charentes en 2003
L'état des contextes piscicoles de Poitou-Charentes en 2003

Les peuplements piscicoles constituent de bons outils de mesure de la qualité du milieu : l'Indice Poissons - Rivières (IPR) est déterminé suivant la richesse spécifique (nombre d'espèces présentes), la densité et les caractéristiques écologiques des différentes espèces qui composent le peuplement (régime alimentaire, sensibilité, etc.). On estime qu'une rivière en bon état est une rivière dans laquelle on trouve des espèces de Poissons indicatrices de bonne qualité du milieu, en quantité et selon une diversité qu'autorisent les caractéristiques du milieu naturel.

Globalement, les Poissons dépendent donc de la qualité du milieu aquatique mais aussi de la quantité de la ressource en eau : en 2003 durant la période d'étiage, le CSP a observé des cours d'eau très dégradés avec des proliférations d'algues et de nombreuses mortalités piscicoles.

Les Poissons migrateurs sont également dépendants de l'aménagement des ouvrages hydrauliques, comme la mise en place de passes à Poissons : ils doivent pouvoir transiter entre la mer et les cours d'eau pour atteindre leur zone de frayère. Ainsi, le Saumon atlantique (Salmo salar) et la Grande alose (Alosa alosa) passent une grande partie de leur vie en mer, mais remontent les cours d'eau régionaux pour se reproduire (ce sont des Poissons Potamotoques). A l'inverse, l'Anguille (Anguilla anguilla), passe la majeure partie de son existence en eaux douces et rejoint la mer des Sargasses pour sa reproduction (c'est un poisson Thalassotoque). Toutes ces espèces sont déterminantes pour le Poitou-Charentes et sont inscrites sur la liste rouge régionale des espèces piscicoles ( CSP, 1997).

Poitou-Charentes héberge également une espèce de poisson menacée tant au niveau régional que mondial : l'Esturgeon commun ou européen (Acipenser sturio). D'après le Conseil Supérieur de la Pêche ( CSP), ce poisson migrateur est particulièrement sensible aux prélèvements de la pêche, à la qualité de l'eau et rencontre des difficultés dans le franchissement d'obstacles le long des cours d'eau. En France, les Populations d'esturgeons ne sont plus présentes actuellement que dans l'estuaire de la Gironde.

Si Brochet (Esox lucius) et Perche commune (Perca fluviatilis) ont toujours existé dans les cours de la région, le Sandre (Stizostedion lucioperca), le Black-bass (Micropterus salmoides) et le Silure (Silurus glanis) sont des exemples d'espèces introduites, principalement pour le loisir et la pêche.

La pêche est bien développée en Poitou-Charentes et se pratique de différentes façons, que ce soit une activité professionnelle ou de loisir. En 2001, près de 90 000 cartes de pêche ont été délivrées par les AAPPMA du Poitou-Charentes. La pêche en eau douce n'est autorisée que durant certaines périodes, et, en fonction des espèces, le nombre de prises, ainsi que leur taille, sont réglementés. Les différents types de pêche en mer professionnelle se pratiquent également en région : Pêche au large et Pêche côtière.

Les Amphibiens

Les Amphibiens sont des tétrapodes et ce sont les premiers Vertébrés à avoir véritablement colonisé le milieu terrestre. Cependant, leur biologie reste étroitement liée au milieu aquatique pour leur reproduction et leur développement (les larves sont le plus souvent aquatiques jusqu'à la Métamorphose).

Les Amphibiens comptent à minima 4810 espèces* au monde (de nombreuses nouvelles espèces ayant été décrites très récemment, y compris en Europe et en France). Ils sont divisés, pour ce qui concerne l'Europe, entre les Urodèles, qui possèdent un corps allongé et une queue (salamandres, tritons, etc.), et les Anoures qui disposent de longues pattes postérieures mais qui sont privés de queue (grenouilles, crapauds, etc.). Une des spécificités des Anoures est leur chant, structuré et variable en fonction de l'espèce et qui joue un rôle important, entre autre, pour la reproduction.

Les Amphibiens sont au centre des chaînes alimentaires : ils se nourrissent principalement d'inVertébrés (Vers, Insectes, Crustacés, Mollusques) et constituent, à l'état larvaire ou adulte, l'alimentation de certains Insectes et de nombreux Vertébrés (Poissons, Reptiles, Oiseaux, Mammifères).

Les Amphibiens de notre région sont de très bons indicateurs biologiques principalement parce qu'ils sont inféodés au milieu aquatique, ce qui les rend très sensibles aux pollutions. De plus, les basses températures hivernales leur imposent de trouver des lieux favorables pour hiverner. Globalement, ils doivent disposer de corridors biologiques pour rejoindre leur zone de ponte ou d'hivernage.

De part leur écologie, ceux sont principalement les milieux humides qui hébergent les Amphibiens, et la pérennisation des Populations est souvent liée au maintien de leur Habitat. En Poitou-Charentes, les bocages ou les Landes parsemés de mares, telles les Brandes de Montmorillon et les Landes du Pinail, abritent entre autres le Triton marbré (Triturus marmoratus), le Triton crêté (Triturus cristatus), la Grenouille de Lessona (Rana lessonae) et la Rainette arboricole (Hyla arborea). Ces espèces sont toutes déterminantes en Poitou-Charentes, protégées en France, présentes sur les listes rouges nationales et régionales, et inscrites en annexe à la Convention de Berne et à la Directive « Habitat ».

La Salamandre tachetée (Salamandra salamandra) préfère les milieux boisés avec mares et ruisseaux (forêt de Moulière), alors que d'autres espèces, un peu plus ubiquistes comme le Crapaud des joncs (Bufo calamita) ou le Sonneur à ventre jaune (Bombina variegata),utilisent divers Habitats comme des mares temporaires, ornières, prairie humides, etc. (Chaumes d'Avon, Vallée de la Tardoire).

Salamandre tachetée
Salamandre tachetée

Le Crapaud commun (Bufo bufo) et l'Alyte accoucheur (Alytes obstetricans) fréquentent régulièrement les milieux périurbains et urbains (villages, parcs, anciennes carrières, etc.).

Crapeau commun
Crapeau commun

Autre espèce présente en Poitou-Charentes : le Pélobate cultripède (Pelobates cultripes). Etymologiquement, son nom lui vient des petites excroissances tranchantes appelées "couteaux" ("cultri" en latin) situées sur ses pattes postérieures ("pede" en latin), qui lui permettent de s'enfouir en reculant dans le sable des dunes littorales qu'il fréquente. Cette espèce est considérée comme prioritaire en terme de conservation de part ses effectifs très restreints sur les côtes atlantiques : c'est l'un des Amphibiens les plus menacés du littoral atlantique (Grillet et Thirion, 1997). Le Pélobate cultripède est ainsi protégé au niveau national, présent sur les listes rouges nationales et régionales, déterminant en Poitou-Charentes, et inscrites en annexe à la Convention de Berne et à la Directive « Habitat ».

Les Reptiles

Les Reptiles sont les premiers Vertébrés à s'être totalement affranchis du milieu aquatique. Ils possèdent une peau écailleuse qui les protège de la dessiccation et qui se renouvelle à chaque mue. Leur reproduction se fait en milieu terrestre et la plupart des espèces de Reptiles pondent des œufs.

Les Reptiles connurent leur apogée à la fin de l'ère secondaire, période où ils prirent des formes très diversifiées dont celles des dinosaures qui s'éteignirent il y a 65 millions d'années. Les scientifiques pensent que se sont certaines lignées de Reptiles qui auraient donnée naissance aux Oiseaux.

Actuellement, environ 7 000* espèces ont été recensées au monde. Elles sont principalement réparties entre les groupes des crocodiliens (crocodiles), des chéloniens (tortues), et des squamates (lézards et serpents). Seuls les deux derniers groupes sont représentés en France et en Poitou-Charentes.

Les exigences écologiques des Reptiles sont assez variées en fonction des espèces et ils occupent, en Poitou-Charentes, un grand nombre de milieux.

La Couleuvre vipérine (Natrix maura) et la Couleuvre à collier (Natrix natrix) fréquentent les milieux humides (marais, étang, tourbières) où elles chassent Poissons et Amphibiens.

Couleuvre à collier
Couleuvre à collier

Les pelouses sèches de notre région abritent la Couleuvre verte et jaune (Coluber viridiflavus), la Vipère aspic (Vipera aspis) et le Lézard ocellé (Lacerta lepida), même si sur le littoral, ce dernier fréquente les dunes grises. Plus grand lézard de la faune française (40 à 60 cm de long), le Lézard ocellé (Lacerta lepida) est une espèce déterminante en région et protégée au niveau national.

Couleuvre verte et jaune
Couleuvre verte et jaune

Le Lézard vert (Lacerta viridis) se rencontre dans différents milieux de la région : terrains ensoleillés riches en végétation, secs ou légèrement humides, haies, friches, broussailles, terrains rocheux, lisières de forêts, bords de ruisseaux ou de chemins.

Lézard vert
Lézard vert

D'autres espèces se rencontrent en milieux forestiers ou bocagers telle la Vipère aspic (Vipera aspis) ou la Couleuvre d'esculape (Elaphe longissima).

Couleuvre d’Esculape
Couleuvre d'Esculape
Couleuvre d’Esculape (tête)
Couleuvre d'Esculape (tête)

Outre les espèces marines qui visitent les côtes charentaises, le Poitou-Charentes, présente une espèce indigène de tortue : la Cistude d'Europe ou Emyde bourbeuse (Emys orbicularis). Cette espèce, qui affectionne les hydrosystèmes, est particulièrement vulnérable. En effet, la raréfaction des zones humides, l'aménagement et la pollution des cours d'eau ainsi que la compétition induite par l'introduction de la robuste Tortue de Floride (Trachemys scripta elegans), sont autant de menaces qui pèsent sur cette espèce intégralement protégée sur le territoire européen. Le département de la Charente-Maritime possède les Populations de Cistudes d'Europe les plus importante de la région.

Cistude d’Europe
Cistude d'Europe

Les Reptiles ont toujours occasionné une certaine répulsion ou fascination de la part du grand public. Pourtant, ils sont généralement très discrets et assez difficiles à observer et à suivre. On sait cependant que les Populations de Reptiles pâtissent de la raréfaction des Habitats qui leur sont favorables et des l'extension du réseau routier (forte mortalité sur les routes à certaines saisons).

Les Oiseaux

Le groupe des Oiseaux est l'ensemble des Vertébrés Ovipares possédant des plumes et un bec, et capables de pratiquer le vol battu, même si certaines espèces ont perdu leur aptitude au vol pour se spécialiser dans la course (autruches) ou la nage (manchot). Les Oiseaux sont présents dans tous les milieux, même extrêmes, à l'exception des fonds marins. Ils sont très variés en aspects et en tailles (de 2,5 m de haut pour les autruches à 6 cm pour les colibris). Avec près de Ils comprennent près de 9 700 * espèces connues au monde, c'est sans doute le groupe animal le plus étudié.

Les Oiseaux se nourrissent de fruits et de graines, et/ou d'InVertébrés ou de Vertébrés. Ils constituent également des proies, à différents stades de leur développement, pour divers Reptiles, Mammifères ou leurs congénères. Les Oiseaux occupent ainsi une place très importante dans les chaînes alimentaires et les écosystèmes : régulation des Populations d'Insectes et de rongeurs, dissémination des graines, etc.

Grâce à sa grande diversité d'Habitats, le Poitou-Charentes accueille bon nombre d'espèces d'Oiseaux, nicheurs ou hivernants.

La Pie-grièche écorcheur (Lanius collurio), le Pic cendré (Picus canus), la Huppe fasciée (Upupa epops) et la Chouette chevêche (Athene noctua), espèces inscrites au livre rouge des Oiseaux nicheurs du Poitou-Charentes, sont inféodés au bocage où ils nichent et trouvent les Insectes dont ils se nourrissent.

En forêt, la Sitelle torchepot (Sitta europaea) se loge dans de vieux chênes creux, la Chouette effraie (Tito alba) fréquente les lisières, alors que les Pic épeiche (Dendrocopos major) et Pic noir (Dryocopus martius) creusent leur nid dans le bois dur et se nourrissent d'Insectes Xylophages.

Pic noir
Pic noir

La Bondrée apivore (Pernis apivorus), et l'Alouette des champs (Alauda arvensis) fréquentent les pelouses sèches en quête d'Insectes.

Bondrée apivore
Bondrée apivore
Alouette des champs
Alouette des champs

Les Roselières des mares et étangs de la région servent d'abri et de site de reproduction pour de des espèces protégées tels le Héron pourpré (Ardea purpurea) et le Busard des roseaux (Circus aeruginosus).

Héron pourpré
Héron pourpré
Busard des roseaux
Busard des roseaux

Le Martin-pêcheur d'Europe (Alcedo atthis) et le Cingle plongeur (Cinclus cinclus), espèces inscrites au livre rouge des Oiseaux nicheurs du Poitou-Charentes, sont quant à eux des hôtes typiques des cours d'eau se nourrissant respectivement de Poissons et d'inVertébrés aquatiques.

Martin-Pêcheur
Martin-Pêcheur
Huitrier pie
Huitrier pie

Les vasières et les Claires accueillent aussi de nombreuses Espèces déterminantes en Poitou-Charentes de Limicoles hivernants (Bécasseau variable - Calidris alpina, Huîtrier pie - Haematopus ostralegus, Courlis cendré - Numenius arquata, Pluvier argenté - Pluvialis squatarola, etc.) et nicheurs (Chevalier gambette - Tringa totanus, Avocette élégante - Recurvirostra avosetta, Vanneau huppé -Vanellus vanellus, etc.).

Chevalier gambette
Chevalier gambette
Vanneau huppé
Vanneau huppé

Diverses espèces migratrices font escale ou hivernent sur les côtes et les îles charentaises. On pourra ainsi y rencontrer diverses espèces d'Anatidés : Canard colvert (Anas platyrhynchos), Canard souchet (A. clypeata), Canard chipeau (A. strepera), la Sarcelle d'été et la Sarcelle d'hiver (Anas querquedula et A. crecca), le Tadorne de Belon (Tadorna tadorna) espèce intégralement protégée, la Bernache nonnette et la Bernache cravant (Branta leucopsis et B. bernicla).

Bernache cravant
Bernache cravant

La façade atlantiques de la région abrite également divers Oiseaux marins : Goéland brun (Larus fuscus), Goéland argenté (Larus argentatus) et Goéland leucophée (Larus cachinnans) ; Mouette tridactyle (Rissa tridactyla) qui niche sur le Phare de Baleineaux au large de l'Ile de Ré, et Guillemot de Troïl (Uria aalge) qui hiverne au large.

Pour certaines espèces en déclin à l'échelle national ou européenne, le Poitou-Charentes constitue un des derniers bastions : Outarde canepetière (Tetrax tetrax) en plaine cultivée, Râle des genêts (Crex crex) en prairie humide de fauche, et Guifette noire (Chlidonias niger) en prairie humide et marais.

Râle des Genêts
Râle des Genêts
Outarde canepetière
Outarde canepetière

Ces trois espèces nicheuses et déterminantes en région, sont inscrites à la Liste rouge des Oiseaux menacés de France et sont protégées au titre de l'annexe I de la « Directive Oiseaux » et de l'annexe II de la Convention de Berne.

Depuis la loi du 10 juillet 1976, différentes lois et des arrêtés préfectoraux fixent la liste des espèces de gibier dont la chasse est autorisée et déterminent les dates d'ouverture et de clôture de la chasse.

Les Mammifères

Les Mammifères, correspondent à l'ensemble des Vertébrés vivipares, à sang chaud, caractérisés par la présence de poils et de mamelles productrices de lait. Les Mammifères rassemblent près de 4 500* espèces dont environ le tiers est, selon l' UICN, menacé de disparition à plus ou moins court terme. Groupe très diversifié dont fait partie l'espèce humaine, c'est aussi le plus connu du règne animal.

De la Musaraigne (Suncus etruscus) de 35 mm de long au Rorqual bleu (Balaenoptera musculus) de 33 m en passant par le groupe des chauves-souris, la variété de taille et de forme, ainsi que la diversité des mœurs et des régimes alimentaires reflètent l'ensemble des adaptations qui ont permis aux Mammifères de conquérir tous les milieux et d'y avoir une place très importante.

Ainsi, les milieux humides du Poitou-Charentes constituent des Biotopes favorables à la reproduction de certains Mammifères protégés telle la Loutre d'Europe (Lutra lutra) et le Vison d'Europe (Mustela lutreola) qui s'y nourrissent de Poissons et d'Amphibiens.

Loutre d’Europe
Loutre d'Europe

Les petits herbivores comme le Lièvre d'Europe (Lepus europaeus) et le Lapin de garenne (Oryctolagus cuniculus) occupent les milieux ouverts ou semi-ouverts (plaines cultivées, bocages, Landes, dunes et pelouses sèches régionales).

Le Renard roux (Vulpes vulpes), la Fouine (Martes fouina) ou le Sanglier (Sus scrola) sont omnivores et s'accommodent de divers types de milieux : plaines, forêts et zones péri-urbaines (voire urbaines pour le Renard roux).

Renard roux
Renard roux
Fouine
Fouine

Divers Mammifères sont inféodés aux milieux forestiers :

  • l'Ecureuil roux (Sciurus vulgarie),
  • la Genette (Genetta genetta),
    Genette d’Europe
    Genette d'Europe
  • le Blaireau (Meles meles),
    Blaireau
    Blaireau
  • le Sanglier (Sus scrofa)
    Sanglier
    Sanglier
  • ou encore le Cerf élaphe (Cervus elaphus),
    Cerf elaphe
    Cerf elaphe
  • ainsi que certaines espèces de chauves-souris (le Grand rhinolophe - Rhinolophus ferrum-equinum, la Noctule de Leisler - Nyctalus leisleri).
    Grand Rhinolophe
    Grand Rhinolophe

Le Chevreuil (Capreolus capreolus), qui affectionnent aussi la forêt, est le plus petit des cervidés européens. Plus diversifié que le Cerf en terme d'Habitats (il fréquente aussi les plaines ouvertes), il est facilement visible dans la région et est souvent l'objet de collision avec des véhicules. La gestion des Population de chevreuil se fait naturellement (prédation, maladie, etc.) et par régulation des Populations excédentaires pendant la période de la chasse, ou alors de battues.

Chevreuil brocard
Chevreuil brocard

Les grands Mammifères marins ont colonisé les mer et océans et il n'est pas rare de voir différentes espèces de dauphins, rorquals, etc. au large des côtes charentaises.

Le Poitou-Charentes abrite également un groupe de Mammifères remarquables qui se distinguent des autres par leur adaptation au vol : les chauves-souris. Les chauves-souris volent avec leurs "mains", d'où l'autre nom de ce groupe : les Chiroptères (du grec "kheir" = main et "pteron" = aile). Dans le monde, 951 espèces de chauve-souris ont été recensées. Sur les 33 espèces connues en France, 22 sont présentes en Poitou-Charentes en 2004. Une nouvelle espèce a été découverte en 2006 dans le marais poitevin : la pipistrelle pygmée, petite chauve-souris de 4 grammes rarissime dans l'ouest de la France. La Barbastelle (Barbastella barbastellus), le Grand Murin (Myotis myotis) et le Rhinolophe Euryale (Rhinolophus euryale) sont des hôtes privilégiés des grottes, alors que le Grand rhinolophe - Rhinolophus ferrum-equinum, la Noctule de Leisler - Nyctalus leisleri préfèrent les Habitats forestiers.

Les exigences écologiques des chauves-souris les rendent sensibles à toute perturbation. La totalité des espèces de chauves-souris font l'objet d'un statut de protection sur le territoire national (arrêté du 17 avril 1981) (Poitou-Charentes Nature, 1998).

Depuis la loi du 10 juillet 1976, différentes lois et des arrêtés préfectoraux fixent la liste des espèces de gibier dont la chasse est autorisée et déterminent les dates d'ouverture et de clôture de la chasse.

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