Avec près de 557 000 habitants en 1999 (+ 0,6 % d'évolution annuelle en moyenne entre 1990 et 1999) et près de 600 000 habitants estimés en 2005 (+1 % d'évolution annuel en moyenne entre 1999 et 2005), le département de la Charente-Maritime présente une démographie dynamique, qui repose essentiellement sur les phénomènes migratoires.
La croissance de la population se concentre cependant sur le littoral.
Les fortes densités de population se situent en effet sur la bande côtière et sur les îles.
| Densité de population en 1999 (hab/km²) | Densité des résidences secondaires en 1999 (en nb/km²) | Evolution des résidences secondaires de 1990-1999 | |
| Commune littorale | 229 | 66,6 | 28,30% |
| Commune non littorale | 59 | 2 | 16,60% |
| Canton littoral | 138 | 31,1 | 28,10% |
| Canton non littoral | 59 | 1,9 | 14,00% |
Source : INSEE, 2001
C'est également un espace touristique très important. Certaines communes voient leur population multipliée par 10 en période estivale. La capacité d'accueil des cantons littoraux ne cesse d'ailleurs d'augmenter (+ 15,4 % entre 1990 et 1999).
L'urbanisation s'est donc particulièrement accentuée sur le littoral. La pression de la construction y est forte qu'elle soit destinée à la population résidente ou saisonnière. L'évolution des surfaces des permis de construire délivrés pour des logements entre 1990 et 2003 s'élève à + 10,4 %. Entre ces deux dates, la construction a été particulièrement forte dans le secteur de Royan.
Le poids de la construction des résidences secondaires sur cette construction totale de logement entre 1990 et 2003 est très important (33 % de résidences secondaires en surface). Les logements individuels sont préférés : 80 % contre 20 % de logements collectifs).
Dans les agglomérations touristiques, les variations saisonnières importantes de la population posent des problèmes de gestion des eaux usées puisqu'elles induisent une forte croissance de flux pour l'assainissement.
Pendant longtemps, de nombreuses stations d'épuration n'étaient pas adaptées à cette surcharge estivale. Pour les communes concernées, les anomalies rencontrées au niveau des systèmes d'assainissement des eaux usées surchargés occasionnaient alors des rejets d'eau contaminée directement ou indirectement dans le milieu marin.
Aujourd'hui, les actions entreprises dans ce domaine (augmentation de capacité des stations anciennes, implantation de nouvelles) ont améliorer l'efficacité de la collecte des eaux usées mais les pollutions non traitées sont encore non négligeables dans certaines stations.
Le degré de performance de l'assainissement des stations d'épuration se caractérise aussi par l'efficacité du traitement de ces eaux. Là encore des efforts particuliers ont été engagés (entretien, modernisation des stations d'épuration). C'est ainsi qu'en Charente-Maritime, le taux global de dépollution est passé de 58 % en 1998 à 77 % en 2001 ; en Charente, ce taux était de 49 % en 1998 et 70 % en 2001 (source : Agence de l'eau Adour-Garonne). Même si des progrès restent à faire, les taux globaux de dépollution des stations d'épuration collectives sont de plus en plus satisfaisants.
La pollution la plus préoccupante reste cependant la pollution bactérienne. Si les traitements sont, d'une manière générale, satisfaisants pour éliminer les polluants comme les métaux, une bonne élimination des micro-organismes d'origine fécale est plus difficile à obtenir. Les effluents domestiques déversent encore en milieu naturel une grande diversité de microorganismes, virus et bactéries, parfois pathogènes.
Beaucoup d'autres sources de pollution liées à l'urbanisation existent (défaut d'assainissement individuel, mauvaise séparation des réseaux d'évacuation des eaux usées et des eaux pluviales, apports diffus avec les eaux de ruissellement…), mais leur importance est aujourd'hui toujours mal cernée.
Lien avec une autre thématique du T.B.E.
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