L'analyse des pressions exercées par les industries conduit à distinguer, d'une part, l'eau en tant que matière entrant dans le processus de production et, d'autre part, les rejets dans l'eau en tant que "sous-produits" de fabrication.
Les eaux douces prélevées par l'industrie, sont utilisées notamment pour les procédés de fabrication (par exemple, 300 litres d'eau sont nécessaires pour fabriquer un kg de papier), le lavage des minéraux lors de leur extraction, le nettoiement des surfaces …
Les secteurs industriels les plus consommateurs d'eau sont notamment l'agro-alimentaire, l'industrie de pâte à papier et la métallurgie (100 litres pour un kg d'aluminium). Les grosses entreprises possèdent généralement leur propre forage et doivent respecter un volume maximal annuel de prélèvement.
Au final, 93 % de l'eau prélevée est restitué au milieu naturel.
Les rejets d'eaux usées (eaux souillées par un processus de fabrication) affectent particulièrement les eaux continentales et marines dans lesquelles elles sont rejetées.
Les pollutions occasionnées peuvent être diverses :
Depuis la loi du 19 juillet 1976, les installations, publiques ou privées, pouvant entraîner des risques, nuisances ou pollutions sont soumises à la législation des Installations Classées pour la Protection de l'Environnement (ICPE). Les rejets sont donc réglementés et contrôlés, par la DRIRE (Direction Régionale de l'Industrie, de la Recherche et de l'Environnement) et par les D DSV (Directions Départementales des Services Vétérinaires).
Les rejets accidentels ne sont pas absents.
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