Les industries, et notamment les usines de pâte à papier, les conserveries, les abattoirs, utilisent de l'eau. Ces prélèvements sont essentiellement réalisés dans les eaux superficielles et ne représentent que 6 à 7% des prélèvements globaux de la région. 93 % de l'eau prélevée est restituée au milieu naturel. En 1998, ils ont diminué de 5 % en dix ans, à volume de production industrielle croissant. En 2001, les volumes prélevés sont toujours en diminution.
Evolution des prélèvements (cf. ci-contre).
Les besoins des industries agro-alimentaires exigent des qualités d'eau du type eau potable ; l'industrie électronique requiert quant à elle une eau très pure pour la réalisation de ses process.
L'eau du réseau urbain va donc parfois subir des traitements complémentaires comme par exemple, l'adoucissement ou la déminéralisation pour les eaux de chaudières. Souvent l'usine choisit d‘avoir son propre approvisionnement auquel elle applique les traitements adéquats pour pouvoir utiliser l'eau.
Les eaux usées industrielles sont très différentes des eaux usées domestiques (appelées aussi eaux résiduaire urbaines) et leurs caractéristiques varient d'une industrie à l'autre. En plus de matières organiques, azotées ou phosphorées, elles peuvent également contenir des produits toxiques, des solvants, des métaux lourds, des micropolluants organiques, des hydrocarbures. Certaines d'entre elles doivent faire l'objet d'un prétraitement de la part des industriels avant d'être rejetées dans les réseaux de collecte. Elles ne sont mêlées aux eaux usées domestiques que lorsqu'elles ne présentent plus de danger pour les réseaux de collecte et ne perturbent pas le fonctionnement des stations d'épuration. Cependant, de nombreuses industries possèdent leur propre station d'épuration.
Les industries à l'origine des rejets les plus importants entrent dans le cadre législatif des Installations Classées pour la Protection de l'Environnement (ICPE). L' Arrêté du 2 février 1998 rassemble les valeurs limites d'émission en matière de pollution de l'eau et de l'air. Les seuils de rejet imposés aux industriels sont alors fixés par un arrêté préfectoral d'autorisation d'exploiter qui définit les prescriptions réglementaires à respecter afin de satisfaire aux objectifs de gestion équilibrée de la ressource et de préservation des milieux aquatiques.
En Poitou-Charentes, en 2002, l'effort en vue d'une réduction des pollutions les plus fortes s'est poursuivi, notamment par :
Les pollutions accidentelles des industries ont à ce jour essentiellement concerné la pollution des eaux de surface.
Voir sur l'Environnement en Poitou-Charentes : les éléments de Contexte régional associés
Lien avec une autre thématique de l'Environnement en Poitou-Charentes
Pour aller plus loin