Chaque habitant produit en moyenne 1kg par jour de déchets ménagers qui contiennent 45 à 50 % de matières organiques. A l'intérieur des décharges, la fraction organique des déchets se décompose selon des mécanismes complexes de fermentation. Cette évolution est due à la percolation à travers les déchets, de l'eau qui se charge de substances minérales et organiques. Le volume de lixiviat produit par une décharge est estimé à 1 500 m3/ha/an. L'infiltration de ces Polluants vers les nappes ou leur écoulement vers des ruisseaux peut conduire à des pollutions. Toutes les décharges, en l'absence d'étanchéité naturelle ou artificielle du fond de dépôt, sont soumises à ce risque.
Les eaux pluviales peuvent constituer une cause de pollutions importantes des cours d'eau, notamment pendant les périodes orageuses. L'eau de pluie se charge d'impuretés au contact de l'air (fumées industrielles), puis en ruisselant, au contact des résidus déposés sur les toits et les chaussées des villes (huiles de vidange, carburants, résidus de pneus et métaux lourds...). En outre, lorsque le système d'assainissement est dit "unitaire", les eaux pluviales sont mêlées aux eaux usées domestiques. En cas de fortes précipitations, les contraintes de préservation des installations d'épuration peuvent imposer un déversement de ce "mélange" très pollué directement et sans traitement dans le milieu naturel.
Enfin, dans les zones urbaines, les surfaces construites rendent les sols imperméables et ajoutent le risque d'inondation à celui de la pollution. C'est le cas par exemple de l'extension des zones imperméabilisées ou collectées (aires de stationnement, toitures, zones artisanales, lotissements...) réalisées sans dispositifs de limitation des débits.
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