Avertissement : l'éducation à l'environnement est une thématique transversale
Au sein du Tableau de Bord de l'environnement, le thème de l'éducation à l'environnement est nécessairement abordé sous une forme différente du modèle « Pression - Etat - Réponse » utilisé pour caractériser l'état de l'environnement en Poitou-Charentes. Cette thématique apparaît ici pour équilibrer une vision qui pourrait être par trop « technicienne » à travers des données et des commentaires d'experts : l'environnement demande à la fois une lecture « experte » (scientifique notamment), mais aussi « globale » (voire dialectique : de rapprochement de différents thèmes, en les recoupant, les opposant, les sublimant…), enfin « sensible » en mobilisant des affects, les références et valeurs culturelles de chacun.
Le concept d'environnement est encore aujourd'hui en pleine évolution, car il s'enrichit constamment de la découverte d'interactions avec de nouveaux domaines. La lente maturation de la notion « d'Education à l'Environnement vers un Développement Durable » est particulièrement significative à cet égard comme on pourra le constater à la lecture des pages qui vont suivre.
Ce caractère évolutif nécessite un effort permanent d'actualisation de la part de ceux qui en ont la charge éducative. L'éducation à l'environnement privilégie en effet le décloisonnement de nombreuses disciplines qui concourent de manière interactive à une meilleure compréhension des situations et des contenus thématiques environnementaux généralement complexes.
Il en résulte que son enseignement requiert, de la part d'intervenants formateurs souvent spécialisés, un effort de préparation et de concertation préalable en équipe pluridisciplinaire, voire multipartenariale. Les sessions de formation se déroulent d'ailleurs le plus souvent sous la forme de tables rondes ou de co interventions suivies d'échanges entre formateurs et participants.
Le caractère transversal de l'éducation à l'environnement porte, non seulement sur la convergence interdisciplinaire mais aussi sur la complémentarité et l'articulation d'approches éducatives ou se rejoignent des préoccupations différentes, telles que acquisitions de savoirs notionnels, de savoir faire méthodologiques ou de savoir être comportementaux.
L'appropriation de ces objectifs par des publics cibles suppose la mise en application par les formateurs d'une pédagogie différenciée, s'appuyant sur un recensement des pré-acquis de chacun et sur une évaluation de ses besoins ressentis ou exprimés avant chaque cycle de formation. De même un effort d'adaptation aux différents aux différents types de public s'impose en fonction de la diversité et de la complexité des contenus à faire acquérir ou partager.
D'une manière générale, l'appropriation des objectifs résultera de la complémentarité de connaissances transmises par les formateurs et de connaissances construites par les apprenants eux-mêmes placés en situation d'acteurs responsables.
Cela suppose aussi de la part des formateurs, l'acquisition d'une bonne aptitude à la construction de démarches pédagogiques combinant harmonieusement les approches sensibles motivantes, les approches analytiques rationnelles et les approches systématiques à caractère plus global.
Selon les domaines, les publics ou les objectifs poursuivis, l'éducation à l'environnement procède sous forme d'entrées différentes et complémentaires qui contribuent à un processus d'élaboration d'une culture environnementale conduisant à une perception à la fois plus ouverte et plus significative de l'environnement.
Ces entrées, et les démarches qui leur succèdent, prennent donc en compte à la fois la diversité des publics et de leurs besoins, et celle des différentes orientations données au contenu du concept d'EE. On peut alors définir les actions d'éducation en fonction du sens qu'on leur attribue : communication, information, sensibilisation, médiation, interprétation, animation, enseignement ou encore formation… chacun donnant sa propre définition en fonction de son vécu ou de ses activités individuelles ou socio-professionnelles.
Afin d'éviter tout malentendu ou contre-sens, le parti a été pris dans cette fiche de regrouper tous ces termes sous l'appellation globale. Aussi, nous ne parlerons ici que d'« actions » d'éducation à l'environnement. Libre à chacun d'y voir de la sensibilisation ou bien de l'animation...
Il s'agit de tenter de développer une relation harmonieuse entre les informations, les connaissances, et les raisonnements/modes de pensée, mis en œuvre par les personnes relativement à l'environnement avec lequel elles interagissent.
Initialement, l'EE résulte d'une prise de conscience du monde qui nous entoure et des problèmes qui lui sont liés.
Cette sensibilisation initiale nécessite ensuite l'acquisition de certaines connaissances : elle conduit naturellement aussi à s'intéresser à celle de valeurs sociales et culturelles ainsi que des compétences nécessaires pour prendre en compte toutes les dimensions des problèmes identifiés, ceci conduit la pensée à percevoir les problématiques posées en terme, cette fois, de développement durable.
L'acquisition de ces connaissances et compétences laisse supposer un développement optimal de la personne, et de son groupe social. En effet, l'EE intègre de nombreux aspects de l'éducation en général et favorise l'apprentissage en continu, le développement d'une certaine éthique et d'un esprit critique vis-à-vis du monde qui nous entoure et des décisions qui y sont prises. Sont concernés par cela tant l'individu (le citoyen, le consommateur ou le professionnel) que les groupes sociaux (associations) ou professionnels (entreprises ou structures professionnelles) et les différents niveaux d'organisation territoriale de la société. Et puisque la relation personne-environnement ne peut être envisagée sans prendre en compte le groupe social, il faut considérer que l'éducation à l'environnement concerne toujours à un moment ou à un autre, en fait, plus largement le réseau des relations personne-société-environnement.
L'environnement, selon la typologie proposée par Lucie Sauvé (professeure-chercheure québecoise), peut être appréhendé de manières différentes :
L'EE se pratique sur la base d'une pédagogie de terrain, ainsi que sur l'expérience de la relation concrète, le travail en interdisciplinarité et en groupe, enfin par un certain investissement personnel.
Du contexte de l'éducation formelle à l'école (terme à comprendre au sens large : l'école primaire, le collège, le lycée, l'université, les stages de formation… et encore plus si l'on considère la formation générale mais aussi la formation professionnelle), on passe à celui de l'éducation non formelle, dans toutes les situations de la vie où l'on apprend. Les publics de l'éducation à l'environnement sont donc très larges : il ne s'agit pas uniquement des enfants mais de l'ensemble des citoyens, dans le cadre de leur situation personnelle et professionnelle. L'éducation non formelle met donc en évidence la notion d'éducation permanente.
L'éducation permanente vise à satisfaire des besoins culturels trouvant des réponses hors du système scolaire ou universitaire. L'idée en a été lancée en France dans les années 1955-59, à la suite de l'expérience de la culture populaire. L'éducation permanente est bien distincte de l'éducation des adultes ou bien de l'éducation prolongée. C'est une éducation de toute la population, à tous les âges de la vie, en vue de favoriser le développement de la personnalité et la participation. Elle a aussi une fonction sociale car elle vise à éviter le décalage culturel entre les générations.
Il existe un lien très fort entre l'environnement et développement durable. L'État français a institutionnalisé « éducation à l'environnement vers un développement durable ». Ce « glissement » est actuellement objet de discussion par les acteurs de l'éducation à l'environnement.
En effet, les interprétations de l'EE sont multiples (voir notamment les travaux de Lucie Sauvé au Québec) mais pour beaucoup, l'EE s'intéresse à la perception des enjeux relatifs aux ressources naturelles (eau, air, sols…), à la biodiversité (faune et flore), aux milieux naturels (habitats), aux équilibres biologiques relatifs aux êtres vivants et à leurs biotopes...
De son côté, l'éducation à l'environnement vers un développement durable offre la possibilité d'élargir ce champ des perceptions dans une appropriation du raisonnement qui prend en compte simultanément l'environnemental, l'économique, le social et le culturel voire le politique, dans une perspective de développement équitable, viable et vivable, qui s'appuie sur la participation des populations et vise à l'exercice d'une responsabilité partagée.
« Les êtres humains sont au centre des préoccupations relatives au développement durable » (Principe 1 de la Déclaration de Rio).
L'EE peut se nourrir des enjeux du développement durable et des valeurs de l'éducation. Ainsi, pour beaucoup d'éducateurs, les actions d'éducation à l'environnement ne sauraient plus être en dehors des perspectives de développement durable.
Même si quelques éducateurs avaient d'ores et déjà intégré une représentation et une interprétation de l'environnement à la croisée de l'écologie, de l'économie, du social et du culturel, la mise en place officielle au niveau français SNDD est en accord avec les orientations actuelles de l'éducation à l'environnement « vers » un développement durable imposant le croisement des champs disciplinaires et des points de vue des différents acteurs. Ainsi, l'EEDD qui se doit d'être généralisée pour tous les élèves du système scolaire (écoles, collèges, lycées) et partout sur le territoire français dès la rentrée 2004 favorisera les pratiques interdisciplinaires et partenariales.
Ce changement de contexte est bien présent dans les principes fondateurs du Plan Régional d'Action Poitou-Charentes dont la mise en œuvre s'appuie sur un certain nombre de principes :
La transition qui va de l'éducation à l'environnement à l'éducation à l'environnement vers un développement durable implique l'effort d'élargir les thèmes traités et de s'ouvrir notamment aux questions de développement et de relation Nord / Sud.
En effet, dès les années soixante-dix, le constat qu'un grand nombre de pays de la planète ne parvenaient pas à entrer dans des dynamiques de développement, et le plaidoyer en faveur d'une nécessaire solidarité internationale l'accompagnant, ont été des éléments fondateurs du concept de développement durable. Depuis, ce constat reste d'actualité.
L'interdépendance entre les différentes parties du monde s'est même accrue, ce qui met en évidence la responsabilité de chaque citoyen face au déni des droits économiques, sociaux et culturels que le sous-développement, économique notamment, implique.
"Penser globalement et agir localement" est une des terminologies employée pour décrire l'approche et la méthodologie du développement durable. Après avoir rendu possible l'appropriation des grands enjeux de la planète à l'échelon national, il revient à des niveaux beaucoup plus décentralisés de décliner le plan d'action global à l'échelle locale et de le mettre en œuvre. Cela signifie qu'à l'échelon local il est important de ne pas perdre de vue les enjeux liés au mal-développement et à la pauvreté d'une grande partie du monde pour être capable de favoriser à son niveau une solidarité internationale qui contribue à les vaincre.
Il va de soi que l'EEDD a un rôle déterminant à jouer pour que ce défi soit relevé avec succès.
L'élargissement de l'éducation à l'environnement aux dimensions internationales ne doit pas amener une perte d'identité. Tout en restant ancrée sur des thèmes habituels à forte composante environnementale, il s'agit d'interroger aussi les réalités vécues ailleurs et de poser les questions d'ordre social et économique qui surviennent.
Cette transition vers l'international permet en outre une densification des collaborations avec des associations d'éducation au développement qui travaillent spécifiquement sur ces questions. De plus, ce volet est riche sur le plan pédagogique, car l'expérience d'une analyse des situations avant toute tentative de transposition du moindre « modèle » de développement, voire du moindre plan d'actions concrètes, conduit à exercer son regard sur sa propre perception des concepts de développement des sociétés.
En conclusion, malgré toutes les richesses que permet l'EEDD, l'EE est une pratique qui doit prioritairement s'enraciner dans l'environnement, domaine de connaissance et de réflexion dont on ne saurait faire abstraction pour accéder au concept d'EEDD.
Les premières leçons de chose proposées dans les écoles permettaient une approche, parcellaire certes, mais réelle d'éléments naturels. Le démarrage des activités éducatives sur le terrain a eu lieu après la deuxième Guerre Mondiale où les associations d'éducation populaire naissantes ont proposé à des jeunes des séjours, à la campagne ou à la mer, pour des raisons de santé, d'hygiène. La découverte de lieux nouveaux, loin des villes, permit les premières situations éducatives vers la nature.
Dans les années 50, les premières classes « déplacées » sont organisées, donnant l'occasion à des élèves de découvrir des aspects naturels inconnus jusqu'alors (mer, montagne).
Les années 60 ont vu la prise en compte de l'étude du milieu dans des centres de vacances à thème et des enseignements spécifiques.
Avec l'arrivée des activités d'éveil dans les années 70, la pédagogie à l'école a évolué, du primaire au secondaire. Conjointement, des démarches pédagogiques innovantes, expérimentées à cette époque, ont été mises en place au fil des années : 10% « pédagogiques », PACTES, PAE.
L'éducation à l'environnement s'est développée avec la prise de conscience environnementale par la société, occasionnée par la « crise écologique ». Elle s'est aussi construite avec la rencontre des préoccupations environnementales portées par le mouvement des associations de protection de la nature et de la préoccupation éducative portée par les associations d'éducation populaire. Depuis la conférence de Stockholm sur l'environnement humain en 1972, qui prescrit « le développement de l'éducation à l'environnement » afin de « s'attaquer à fond à la crise mondiale de l'environnement », de nombreuses conférences et colloques internationaux ont, petit à petit, défini les contours de l'EE et initié des programmes internationaux dans ce domaine. Les colloques d'Aix-en-Provence et de Belgrade insistent sur le fait que l'éducation à l'environnement n'est pas une discipline supplémentaire mais doit faire l'objet d'un traitement décloisonné de thèmes ou de situations environnementales où peuvent concourir plusieurs disciplines.
En 1977, la première conférence intergouvernementale relative à l'éducation à l'environnement réuni soixante-six Etats et vingt ONG à Tbilissi autour de la nécessité d'intégrer l'éducation à l'environnement aux politiques nationales. La même année, l'une des premières définitions a été donnée par l' UNESCO : l'éducation à l'environnement « doit permettre d'acquérir les connaissances, les valeurs, les comportements et les compétences pratiques nécessaires pour participer de façon responsable et efficace à la présentation et à la solution des problèmes de l'environnement, et à la gestion de la qualité de l'environnement. ».
De même, les années 80 ont vu la multiplication des associations d'éducation à l'environnement, la prise en compte des activités environnement dans l'éducation populaire et le développement des activités dans le cadre scolaire.
Le « Sommet de la terre » à Rio en juin 1992 rédige l'Agenda 21 qui consacre son chapitre 36 à l'éducation à l'environnement.
En 1993, était signé un Protocole entre le Ministère de l'environnement et celui de l'Éducation nationale sur l'éducation à l'environnement. L'année 1997 a vu la tenue de Planet'ERE 1 à Montréal et une délégation française de 60 membres qui devaient former au retour le CFEE. Fort d'une cinquantaine de membres (associations, syndicats d'enseignants, parents d'élèves, représentants des parcs, des CPIE, défenseurs de la nature…), le CFEE organise les Premières Assises de l'Éducation à l'Environnement à Lille en février 2000. Quelques 1200 personnes furent réunies pendant trois jours pour échanger, élaborer des pratiques communes, réfléchir sur ses actes pédagogiques, construire un plan d'action, mobiliser les décideurs politiques. En novembre 2001, s'est tenu Planet'ERE 2, avec une première partie dans les régions françaises (dont le Poitou-Charentes) et un regroupement à l'UNESCO des 1500 acteurs venant de 42 pays. Dans cette dynamique, la France a pris des dispositions pour développer l'EEDD, tant dans les écoles que dans bon nombre d'organisations au plus près des citoyens.
Depuis le sommet de Johannesburg de 2002, l'ensemble de la nation est engagé dans la SNDD dont l'un des axes est de « Développer dans le milieu scolaire et les activités extra-scolaires l'EEDD et mieux l'intégrer dans les cursus de la formation professionnelle ».
Le Premier Ministre a chargé le professeur RICARD de l'université de Bordeaux d'une mission consistant à « redéfinir la mise en œuvre des programmes scolaires et créer un véritable continuum école-société civile, via les partenariats favorisant l'ouverture de l'école ».
Le ministre de l'Éducation Nationale a demandé à deux inspecteurs généraux (M. BONHOURE, Sciences de la Vie et de la Terre et M. HAGNERELLE, Histoire-Géographie) un rapport sur l'état des lieux de trente ans d'éducation à l'environnement dans l'éducation nationale (les textes, les pratiques, les supports et les partenariats). Pour l'année 2003-2004, dix académies sont en expérimentation, dont l'académie de Poitiers.
Un colloque organisé par la DESCO et l'Inspection Générale a réuni en décembre 2003, 500 cadres et relais de l'éducation nationale (avec une délégation de 14 personnes de l'académie de Poitiers).
Un second colloque s'adressant à l'ensemble des catégories, organisé par le professeur RICARD s'est tenu en avril 2004 et a rassemblé 300 personnes dont une cinquantaine de l'éducation nationale pour aboutir à des propositions de « recommandations » pour le premier ministre.
La circulaire de rentrée scolaire 2004 annonce : « Faisant suite à l'expérimentation réalisée au cours de l'année 2003-2004 dans dix académies, la mise en œuvre d'une éducation à l'environnement vers un développement durable doit être généralisée à la rentrée 2004 dans les écoles, les collèges et les lycées. Il ne s'agit en aucun cas de créer une nouvelle discipline mais d'ancrer cette préoccupation sur les programmes, de s'appuyer sur les dispositifs pluridisciplinaires et sur les actions éducatives conduites en partenariat ». Des textes d'accompagnement relatifs aux programmes et favorisant l'interdisciplinarité seront communiqués pour la rentrée 2004.
Un courrier ministériel demande à chaque recteur d'organiser un « Plan d'accompagnement de la généralisation de l'EEDD » (ambitieux à 3 ans et réaliste pour la rentrée 2004) en s'appuyant sur un « comité de pilotage académique » partenarial et animé par un « correspondant académique EEDD ».
Les organisateurs des deux premiers forums Planet'ERE ont constitué en avril 2004 l'ONG International Francophone Planet'ERE. Ses objectifs sont de promouvoir l'éducation environnementale, de stimuler la concertation entre les différents acteurs dans les pays, de favoriser les pratiques éco-citoyennes, de sensibiliser les décideurs à l'intérêt du développement de l'éducation à l'environnement, de consolider et développer le réseau des acteurs francophones et de construire une stratégie francophone de l'éducation à l'environnement.
De plus, cet ONG Internationale servira de cadre officiel à l'organisation de Planet'ERE 3 au Burkina Faso (Ouagadougou) du 4 au 12 juillet 2005. L'année 2005 est aussi l'année d'ouverture de la décennie mondiale de l'éducation en vue d'un développement durable décidée par les Nations Unies et orchestrée par l' UNESCO.
Dans la région, à partir des années 1980, des partenariats solides, l'intervention conjointe des services et agents de l'État, des collectivités territoriales, des associations et du monde de l'entreprise, ont permis de mettre en place des actions régionales d'éducation à l'environnement.
Ce partenariat est fondé sur des valeurs communes, explicitées dans la charte de qualité de l'EE du GRAINE Poitou-Charentes : participation citoyenne, solidarité, pluralité des points de vue, absence de prosélytisme, et qui fait référence en la matière. Il a permis en 1993, dans le cadre du protocole interministériel « Environnement, éducation », d'identifier l'académie de Poitiers comme une des académies pilotes en matière d'éducation à l'environnement. En 1995, la création de l' Ifrée, structure réunissant les partenaires ci-dessus cités, est venue renforcer cette position.
Un Collectif régional d'éducation à l'environnement (CréE) s'est constitué en juin 1999, regroupant une communauté régionale des acteurs de l'éducation à l'environnement, dans toute sa diversité ; le CréE a travaillé de façon collective pour élaborer un Plan Régional d'Action, identifiant des principes fondateurs, et définir une Charte.
En 2001, se tiennent les premières assises régionales de l'éducation à l'environnement et des acteurs régionaux participent à Planet'ERE 2, organisé en région et à l'UNESCO à Paris
Depuis avril 2002, l'Ifrée-ORE est support du Pôle national de ressources en éducation à l'environnement initié par le Ministère de l'Éducation Nationale.
Dans le cadre du Pôle national de ressources, plusieurs actions ont été réalisées.
Les principales actions de l'Ifrée de 2002 à 2004 sont :