La ressource en eau subit des pressions lors de l'extraction, la production, le transport et la consommation d'énergie.
Les prélèvements d'eau par les centrales thermiques (nucléaires ou à combustibles fossiles) sont utilisées pour refroidir et condenser la vapeur d'eau qui « sort » des turbines. Cette eau est donc échauffée lors de son évacuation dans le milieu récepteur (rivière). Il existe cependant des normes de rejets (écart de température établi, volume de rejet en fonction du débit du cours d'eau…).
Les centrales nucléaires émettent des rejets radioactifs liquides. Leurs concentrations et les périodes de rejets dans l'eau sont réglementées par les pouvoirs publics.
Les barrages hydroélectriques, quant à eux, peuvent être à l'origine de modifications dynamiques des cours d'eau. Ils constituent en effet une barrière sédimentaire (rupture de la circulation des sédiments et des particules en suspension). En aval un déficit sédimentaire peut alors accroître l'érosion (même au niveau des côtes littorales). En amont, un relèvement progressif du cours d'eau ainsi qu'une dégradation biologique au pied du barrage (accumulation des sédiments, concentration de polluants, de micro-organismes anaérobies…) peut dégrader fortement la qualité de l'eau.
La construction de barrages peut aussi induire des inondations importantes.
Le développement de la filière biocarburant peut faire augmenter la surface cultivée d'oléagineux (Colza, Tournesol) et développer une pratique agricole intensive. Il n'y a pas de différenciation entre le colza (ou le tournesol) alimentaire et celui destiné à la fabrication de biocarburant ; ils se situent sur la même parcelle. Les effets se déclinent donc au niveau de la gestion quantitative de l'eau, au travers l'irrigation, et au niveau qualitatif, au travers l'emploi de produits phytosanitaires qui, par lessivage, peuvent se retrouver au niveau des eaux superficielles ou souterraines.
Les actes de malveillance (dégazage en mer), qui conduisent à des pollutions chroniques, ou les accidents (marée noire), ont des impacts très importants sur la qualité des eaux marines.
La consommation d'énergie fossile (transport, industrie, etc.) entraîne des rejets atmosphériques. Les rejets de certains polluants comme les NOx (oxydes d'azote) et les SOx (oxydes de souffre) sont responsables des pluies acides (par réaction chimiques et photochimiques dans la troposphère, ces composés deviennent de l'acide sulfurique et de l'acide nitrique). Ces pluies acides ont un impact sur la qualité des eaux, notamment des eaux lacustres (acidification du milieu entraînant une diminution de la biodiversité, une prolifération de certaines espèces végétales, une mise en solution de certains métaux…).
Lien avec une autre thématique de l'Environnement en Poitou-Charentes
Voir sur l'Environnement en Poitou-Charentes : les éléments de Contexte régional associés
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