Dans le cadre du Programme national de surveillance des effets sur la santé de la pollution de l'air dans 9 villes françaises (PSAS 9), il est indiqué que :
Les rapports « Evaluation de l'impact sanitaire de la pollution atmosphérique urbaine - Agglomérations d'Angoulême, Niort et Poitiers - Impact à court et long terme » et « Evaluation de l'impact sanitaire de la pollution atmosphérique sur l'agglomération de la Rochelle » font apparaître une estimation de l'impact sanitaire de la pollution par l'ozone par rapport à une situation théorique où la pollution serait très faible (40 μg/m3 ). Ainsi, le nombre de cas attribuables durant l'été se répartit de la façon suivante :
| Angoulême 2001-2002 | Niort 2001-2002 | Poitiers 2001-2002 | La Rochelle 2001 | |
|---|---|---|---|---|
| Mortalité toutes causes sauf accidentelles | 10,9 | 7,2 | 10,0 | 8,1 |
| Morbidité respiratoire chez les 15-64 ans | 1,6 | 0,5 | 1,6 | 1,3 |
| Morbidité respiratoire chez les 65 ans et plus | 6,0 | 3,1 | 2,5 | 3 |
Ce sont les nombres d'événements sanitaires qui seraient théoriquement évités si la pollution était très faible.
Par ailleurs, il y est également noté que la suppression des pointes de pollution atmosphérique (ozone et autres polluants) dépassant les niveaux réglementaires permettrait un gain sanitaire d'au maximum 6 % à 10 % de l'impact total tandis qu'une réduction des niveaux de pollution de 25 % serait accompagnée d'une réduction de 40 % à 75 % des effets sanitaires.
Les objectifs du Plan Régional de Santé Publique visent à réduire l'exposition de la population aux polluants atmosphériques dans les villes pour respecter les valeurs limites européennes 2010 pour les polluants réglementés au niveau européen dont l'ozone.