La compréhension des mécanismes qui régissent le devenir des flux de contaminants apportés au littoral, et des effets biologiques imputables à la contamination chronique des eaux côtières constitue une étape indispensable à l'établissement de recommandations sur les apports continentaux et à la détermination des niveaux de risques acceptables, environnementaux ou sanitaires.
Les effets de la toxicité des polluants chimiques sur les organismes vivants et les écosystèmes peuvent être décelables à court terme (mortalité immédiate ou différée) et, beaucoup plus difficilement, à long terme (génotoxicité, cancérogenèse).
Des programmes de recherche sont mis en place par l' IFREMER pour améliorer la connaissance des phénomènes complexes intervenant dans les processus de pollutions des eaux :
Deux principales connaissances sont à acquérir : le cheminement des produits phytosanitaires en provenance des principales arrivées d'eaux continentales, leur devenir, ainsi que l'impact environnemental de ces substances sur la conchyliculture en particulier, grâce à des tests écotoxicologiques appropriés, et sur l'environnement en général.
La recherche des rejets dans les chenaux, fossés et bassins versants aboutissant directement dans les zones littorales apparaît indispensable. Ces rejets sont probablement les sources principales de germes fécaux en provenance d'habitations mal assainies, ainsi que des élevages d'animaux situés à proximité des zones conchylicoles.
La création d'une cellule opérationnelle mixte IFREMER- INERIS d'analyse des risques chimiques en milieu marin permettra une approche intégrée de l'ensemble des mesures environnementales à prendre, et aura pour mission :
Dans le domaine des pollutions accidentelles en mer par les hydrocarbures ou par des substances chimiques, la cellule travaillera en liaison avec le CEDRE, tant au plan opérationnel que de l'expertise.
Pour aller plus loin