Les interconnexions pour l'alimentation en eau potable
La réalisation d'interconnexions assure une sécurisation de l'approvisionnement entre secteurs. En effet, les interconnexions de réseau au sein d'une unité de distribution constituent une réponse aux aléas auxquels une prise d'eau peut être soumise individuellement. Elles permettent d'équilibrer secteurs excédentaires et secteurs déficitaires, ainsi que les aléas de la demande en eau. Plus le nombre d'unités de production interconnectées est important, moins le système est vulnérable.
Le stockage des ressources et le recours à une ressource de substitution ou de complément
En Poitou-Charentes, de grands barrages existent, qui participent au soutien d'étiage, en réalimentant les cours d'eau en période estivale. Il s'agit du Cébron sur le Thouet, de la Touche Poupard sur le Chambon, de Mas Chaban et de Lavaud sur la Charente amont.
Sur la ressource
En Poitou-Charentes, des activités de dénitrification naturelle sont observées à l'intérieur même de certaines formations géologiques : des bactéries présentes dégradent les composés azotés. Ce phénomène a été mis en évidence dans le nord de la Vienne (secteur de Beuxes), sur la nappe du Jurassique supérieur. (source : L. Le Bideau et P. Dudoignon –« mécanisme de dénitrification naturelle sur le site de Beuxes (Vienne, France) » - acte du colloque ESRA'96)
Certains hydrogéologues réfléchissent au moyen de réaliser un traitement des nitrates au sein même des nappes.
Sur l'eau rejetée
Le risque de pollution par l'afflux touristique par exemple peut être maîtrisé par une bonne adaptation des stations d'épuration à l'augmentation des populations, par la collecte et l'assainissement des eaux usées, la maîtrise des rejets d'orage et du débordement d'égouts. Ainsi, des stations peuvent être remplacées pour permettre un traitement plus poussé, redimensionnées pour pouvoir accueillir l'ensemble des eaux usées collectées, etc., dans le but d'améliorer le rendement épuratoire. De même, le développement de bassins d'orages sur les réseaux unitaires, la mise en séparatif des réseaux et le traitement des eaux pluviales collectées peuvent être mis en œuvre pour limiter les risques de pollution du milieu naturel.
Les industries effectuent des investissements pour protéger l'environnement (eau, air, déchets, bruit). Ces investissements correspondent à la mise en place de système de dépollution en bout de chaîne, ou en matière de prévention des risques de pollution accidentelle. En Poitou-Charentes, l'industrie a principalement orienté ses investissements dans le domaine de l'eau (gestion des eaux usées).
La DRIRE Poitou-Charentes pilote depuis 2003 une démarche de recherche et de réduction des rejets de substances dangereuses dans l'eau en Poitou-Charentes. Elle fait suite à la circulaire du 4 février 2002, qui a pour but de rechercher, sur 5 ans, et sur le rejet de quelques 5 000 établissements au niveau national, des substances dangereuses.
Grâce aux redevances perçues, les Agences de l'eau fournissent des aides aux investissements des collectivités, notamment pour la distribution d'eau potable et l'assainissement des eaux usées, en leur reversant
Les agriculteurs peuvent réaliser des investissements pour limiter les risques de pollution par les produits phytosanitaires par exemple, en équipant leur matériel de telle sorte que le risque de pollution soit limité (création d'un poste de remplissage, équiper le matériel de pulvérisation, …).
Sur l'eau distribuée
Le plomb présent dans l'eau du robinet provient des canalisations. Pour l'éliminer, les réseaux de distribution doivent être changés. Pour les branchements des réseaux publics, des techniques de retrait ou de chemisage sont utilisées, de même que le traitement de l'eau pour réduire les échanges avec les matériaux constituant les réseaux. Pour les immeubles ou tout autre réseau à réaliser, l'option du retrait des canalisations en plomb reste la plus efficace.
L'eau, avant d'être distribuée jusqu'au robinet du consommateur, subit divers traitements, pour protéger les consommateurs de micro-organismes pathogènes, et d'impuretés désagréables ou dangereuses pour la santé. Les différentes étapes du traitement classique pour rendre une eau potable sont le pré-traitement qui élimine principalement les particules de taille importante, la clarification qui élimine les matières en suspension, l'affinage qui élimine en particulier des micro-Polluants et la désinfection qui neutralise les virus et les bactéries pathogènes.
En Poitou-Charentes, des traitements spécifiques et complexes pour éliminer les nitrates et les pesticides sont mis en place, pour répondre à la dégradation des ressources en eau destinées à la production d'eau potable.
Les interconnexions sont des connexions de réseaux différents pour pouvoir sécuriser et/ou compenser les défauts d'une ressource par les qualités d'une autre. Ainsi il peut s'agir de réaliser :
La dégradation continue de la qualité des eaux des nappes libres pour les paramètres nitrates et/ou produits phytosanitaires depuis une trentaine d'année a conduit à la fermeture de nombreux captages pour cause de dépassement des normes qualitatives. En dix ans en Poitou-Charentes, 140 captages ont ainsi dû être fermés.
Cette fermeture de captages entraîne la recherche et l'exploitation de nouvelles ressources mieux protégées pour la production d'eau potable.
La gestion des zones humides
Texte en cours de réalisation.
La restauration et l'entretien des rivières
Le terme de restauration a été introduit dans le code rural par la Loi n°95-101 du 2 février 1995 (loi Barnier) . La restauration concerne l'ensemble des interventions sur le lit, les berges et la ripisylve et les annexes fluviales nécessaires au fonctionnement physique et écologique du cours d'eau.
La restauration du cours d'eau est l'étape préalable à son entretien régulier, qui pérennise les améliorations acquises. Précédée d'une étude incluant les aspects hydrauliques et biologiques du cours d'eau, elle englobe des actions favorisant la diversité du milieu aquatique, pour exemple :
De même, le ramassage de bidons, de déchets rejetés dans la rivière, le contrôle des eaux résiduaires et de leur bonne épuration contribue à préserver et entretenir les rivières.
Lors d'un mauvais entretien par exemple, les crues peuvent être aggravées par le mauvais état des cours d'eau. Une gestion équilibrée des berges et du lit d'une rivière par des opérations d'entretien régulier favorise alors un contrôle efficace de l'évolution ultérieure du milieu aquatique et peut contribuer à la prévention des phénomènes d'érosion et d'inondations.
En Poitou-Charentes, les dégâts occasionnés par la tempête du 27 décembre 1999 ont généré un important travail d'enlèvement des embâcles et de restauration de berges.
Lien avec une autre thématique de l'Environnement en Poitou-Charentes
Pour aller plus loin