"La définition que je donne du risque majeur, c'est la menace sur l'homme et son environnement direct, sur ses installations, la menace dont la gravité est telle que la société se trouve absolument dépassée par l'immensité du désastre." Haroun TAZIEFF
Conséquence probable de la succession de catastrophes récentes, les Français estiment que les risques sont plus importants qu'autrefois. Le sondage BVA effectué fin 1997 confirme cette tendance. Une majorité de Français se déclare très préoccupée par le stockage des déchets chimiques ou nucléaires, ou encore, le transport de matières dangereuses.
Les différents types de risques auxquels nous pouvons être exposés sont regroupés en 5 grandes familles :
Les trois premières familles de risques proviennent de la catégorie risque majeur. Deux critères caractérisent le risque majeur :
Le risque naturel auquel les Français se sentent le plus exposé est le risque de tempêtes. Près de 33% des Français citent ce risque en premier et 45% le classent parmi les menaces qu'ils ressentent le plus dans leur région (IFEN, 2000). Le risque inondation se positionne en deuxième place, avec 23,7% des premières réponses. Plusieurs risques naturels viennent ensuite, auxquels nos concitoyens ne se sentent que marginalement confrontés :
Tous ces risques recueillent chacun moins de 8% des premières citations, il est vrai qu'ils sont tous liés à des situations géographiques particulières.
Au niveau des risques technologiques, ce sont les centrales nucléaires qui apparaissent comme les plus redoutées en terme de nuisances potentielles, à hauteur de 20% pour les habitants de l'Ouest de la France (le souvenir de Tchernobyl est semble-t-il bien ancré dans les esprits). L'usine chimique est, quant à elle, citée par 10% des personnes interrogées au niveau national en terme de nuisances potentielles. De fortes disparités régionales apparaissent au cours des différentes enquêtes en lien avec les spécificités industrielles des régions. Il faut noter que l'actualité influence considérablement ces statistiques, et ne représente pas toujours un état "objectif" des craintes des Français.