Découverte par le physicien français Henri Becquerel en 1896, la radioactivité est un phénomène naturel. Elle existe depuis l'origine des temps. L'homme a donc toujours vécu dans une atmosphère radioactive. Cinquante et un éléments chimiques, présents dans le milieu, sont naturellement radioactifs. Outre ces éléments, la radioactivité naturelle provient, en grande partie, de la présence d'un gaz radioactif, le radon. Depuis les années quarante, aux éléments radioactifs naturels, il convient d'adjoindre les 1 500 éléments artificiellement créés. Ces éléments sont, pour la plupart, le fait de travaux et d'essais militaires, de l'industrie nucléaire et des activités nucléaires diffuses regroupées sous le vocable "nucléaire diffus". Le développement de l'utilisation de ces éléments radioactifs a produit des déchets radioactifs qu'il convient de surveiller afin de préserver l'environnement.
L'utilisation d'éléments radioactifs artificiels s'est développée, dans un premier temps, lors de la seconde guerre mondiale, avec la mise au point et l'utilisation des premières bombes nucléaires (Hiroshima et Nagasaki en août 1945). Ces explosions nucléaires ont montré leur puissance de destruction et les effets secondaires qu'elles engendraient sur l'homme et l'environnement.
Les essais militaires, surtout ceux dans l'atmosphère, qui permettent de mettre au point les bombes nucléaires, ont entraîné des expositions non négligeables à des radiations. Ces essais nucléaires continuent encore d'être menés dans certains pays du monde. La France a, quant à elle, arrêté ses essais en atmosphère il y a plus d'une trentaine d'années et ses essais souterrains en 1996.
Une autre application du nucléaire, qui a provoqué une perception de peur chez les populations, est la filière de production d'énergie électrique d'origine nucléaire (la "centrale nucléaire") ainsi que la recherche qui l'accompagne. Les accidents majeurs de l'industrie nucléaire sont au nombre de quatre :
Les radiations auxquelles ont été exposés les êtres vivants provoquent des effets variés et pour certains irréversibles. En effet, toute radiation ionisante interagit sur tout tissu vivant, mais la gravité des effets dépend du type de radiations, de la dose absorbée, du taux d'absorption et de la radiosensibilité des tissus concernés. Les effets biologiques (i.e. sur toute vie) varient selon l'intensité et la nature du rayonnement et selon la durée d'exposition. Ils sont classés en :
Les accidents radioactifs sont rares et isolés. Il est par ailleurs important de remarquer que les centrales nucléaires ont un poids non négligeable dans l'économie française. D'après l'Observatoire de l'Energie, elles sont, en 2000, à l'origine de 76,9% de la production électrique nationale, loin devant la production hydraulique (13,5%) et la production thermique classique (9,6%) (Ministère de l'économie, des finances et de l'industrie, 2001). L'essor du parc électronucléaire français a permis de réduire le coût de l'électricité (le coût du kilowattheure reste peu sensible aux fluctuations du dollar) (COGEMA, 2001). Enfin, la production d'énergie électrique par une centrale nucléaire est une énergie "propre" comparativement à l'électricité produite par des centrales thermiques, dans la mesure où elle rejette dans l'atmosphère très peu de gaz à effet de serre.
