Réglementation européenne Reach : les ONG de défense de l’environnement interpellent le gouvernement français
jeudi 29 mars 2007,
par dsne
SOMMAIRE
Réglementation
européenne Reach :
les
ONG de défense de l’environnement interpellent le
gouvernement français
Paris,
le 21 novembre 2006 – Huit organisations de protection de
l’environnement ont été reçues à
Matignon pour remettre au Premier ministre le mandat des 159 000
citoyens signataires de l’Appel de Paris pour une réforme
de la réglementation chimique européenne réussie.
La réglementation
Reach(1),
qui devrait être adoptée en seconde
lecture au Parlement européen dans la semaine du 11 décembre,
fait actuellement l’objet de négociations entre le
Rapporteur parlementaire, les Etats membres de l’UE et la
Commission européenne. Les représentants des ONG ont
réaffirmé au gouvernement français leur souhait
de voir le projet Reach amendé dans le sens d’un
contrôle plus
strict des substances chimiques dangereuses(2).
Ils se sont félicités du rôle
stratégique que joue la France dans cette négociation
et ont invité le gouvernement français de continuer à
travailler à un compromis qui satisfasse aux enjeux
fondamentaux concernant la santé humaine et l’environnement,
conformément aux articles 1 et 5 de la Charte de
l’environnement, adossée à la Constitution
française. S’appuyant sur le constat renouvelé
par la communauté scientifique et médicale représentée
au deuxième colloque de l’Appel de Paris, le 9 novembre
dernier à l’Unesco, ces ONG demandent, en particulier,
le renforcement des dispositifs de remplacement des substances
chimiques très dangereuses par des substances ou technologies
plus sûres. Lancé le 7 mai 2004, l’Appel de Paris,
ouvert au soutien des citoyens, préconisait la prise de sept
mesures contre la
pollution chimique(3).
Aujourd’hui,
il réunit 159 000 signataires, dont de nombreuses
personnalités du monde scientifique(4),
médical et politique, dont le Conseil permanent
des médecins européens.
Les
représentants du Premier ministre ont pris acte des demandes
des ONG et des citoyens signataires de l’Appel de Paris. Ils
ont affirmé la détermination du gouvernement français
à tout mettre en oeuvre pour obtenir un compromis satisfaisant
sur Reach. « La position de la France est de soutenir la
recherche d’un compromis entre les Etats membres et le
Parlement européen, notamment sur la question de la
substitution, assure-t-on au cabinet de Dominique de Villepin. La
France considère comme prioritaire d’aboutir à
une conclusion d’ici la fin de l’année des
négociations européennes sur Reach, afin de permettre
l’entrée en vigueur concrète du règlement
le plus rapidement possible. »
A
moins d’un mois de la seconde lecture de Reach au Parlement
européen, attendue pour la semaine du 11 décembre, puis
au Conseil, probablement la semaine suivante, les ONG resteront
particulièrement attentives à l’attitude des
euro-députés et du gouvernement français.
Contacts
:
Yannick
Vicaire, chargé de campagne Toxiques, GreenpeaceFrance : 06 08
75 50 15
Manuela
Lorand, attachée de presse, Fondation Nicolas Hulot : 06 08 74
26 61
Olivier
Le Curieux-Belfond, chargé programme Toxiques, WWFFrance : 06
14 26 73 89
Christine
Gilloire, France Nature Environnement : 06 73 89 59 56
(1)
La proposition de réglementation Reach, acronyme anglais
signifiant « Enregistrement, évaluation et autorisation
des produits chimiques », a été publiée en
octobre 2003 par la Commission européenne et discutée
en première lecture fin 2005.
(2)
Voir
http://www.wwf.fr/content/download/1084/5374/version/1/file/Reach_Principe_Substitution.pdf
(3)
Voir
http://www.greenpeace.org/raw/content/france/press/reports/appel-de-paris.pdf
(4)
http://www.artac.info/static.php?op=personnalitesfr.txt&npds=1
Dernière
minute (13/12/06) :
le
programme Reach adopté
Après
six ans de batailles législatives et de lobbying, le Parlement
européen a adopté en deuxième lecture le
programme Reach ce mercredi 13 décembre. Sur les 100 000
substances chimiques commercialisées dans l’UE, seules
30 000 vont être étudiées d’ici 2018. Mais
parmi ces 30 000 substances, près des deux tiers risquent
d’échapper à tout contrôle dans la mesure
où elles seront produites à moins de 10 tonnes par an.
Le principe de substitution n’est pas imposé pour toutes
les substances les plus dangereuses. C’est mieux que rien, mais
très en deçà de ce que les citoyens et les
associations attendaient.
Philippe
Royer
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