Pédagogie optimiste
jeudi 29 mars 2007,
par dsne
SOMMAIRE
Pédagogie
optimiste !
Extrait
du bulletin de Poitou-Charentes Nature, octobre 2006.
Récemment
j’avais émis une opinion précisant, quant à
l’efficacité à terme de nos associations, que je
sentais un frémissement d’optimisme, à plus ou
moins long terme bien sûr, mais s’appuyant résolument
sur un renversement de vapeur généralisé. Mes
interlocuteurs, ne voulant pas me faire de peine, m’avaient
écouté poliment. Depuis janvier 2006, je fais chaque
matin la revue de presse, pour Deux-Sèvres Nature
Environnement, des quotidiens départementaux : la Nouvelle
République et le Courrier de l’Ouest. Expédiée
avant midi par messagerie aux administrateurs et à DSNE, elle
s’archive en classeur-papier chronologique. Faisant à
mi-octobre l’inventaire des 600 articles déjà
sélectionnés, j’ai remarqué plusieurs
choses.
Pas
de surprises pour la moitié des articles qui annoncent,
débattent, rendent compte, critiquent et bien sûr
chiffrent les grands sujets généraux et politiques,
comme l’air, l’eau, les déchets, l’éolien,
et toutes les actions Nature et Environnement, sujets traités
ou mal-traités, par les collectivités locales
auxquelles on en a attribué les compétences. Cela
correspond quantitativement pour l’essentiel à nos
objectifs, nos missions et nos combats, la plupart du temps des
combats de défense, face à des agressions, des dégâts
ou des gâchis actifs ou passifs. Et puis une centaine
d’articles qu’on peut qualifier de naturalistes, autour
de la flore et de la faune protégées, avec une (faible)
majorité de réalités positives, y compris la
découverte ou le retour de certaines espèces, ce qui
nous met du baume au coeur, bien utile en face du négatif :
espèces disparues ou invasives. La surprise est venue des 200
articles restants, annonçant, puis décrivant des
initiatives pédagogiques, autonomes ou coordonnées,
réparties sur tout le département, et qui éduquent
à l’environnement, les jeunes du primaire à
l’université, et le grand public. Multitude d’actions
concrètes, initiées dans des écoles, collèges,
lycées, avec des parents d’élèves, des
professeurs et une commune, mais aussi dans les centres aérés.
Et ces jeunes, qui au passage « éduquent » leurs
parents, seront parents dans une
quinzaine
d’années. Et la publication même de ces actions
les valorisent aux yeux du grand public. À la multitude
d’associations ponctuelles ou locales s’ajoutent de plus
en plus d’organismes divers, commerciaux, professionnels,
chambres patronales ou fédérations syndicales, qui
améliorent leur image de marque, en distribuant de la
formation, ou en prônant le « durable ». Quelques
titres :
-
Une maison bio-climatique bâtie en quinze jours
-
Les CM2 découvrent
les énergies renouvelables en pédalant
-
Les acteurs du commerce planchent sur l’éco-consommation
-
Durable = Rentable pour tous. Quand investissement rime avec
environnement
-
Une exposition : L’eau, le coeur de la vie
-
DSNE passe à la caisse (Carrefour) pour limiter les déchets
-
Des éco-producteurs trouvent écho à l’éco-lycée
-
Les écoliers sont les principaux acteurs des Recyclades
La
plupart de ces groupes, qui ne nous ont pas attendus pour agir,
donnent leurs coordonnées en fin d’article. Nous allons
faire un fichier intégrant ces données, et notant la
nature ou les thèmes de leurs initiatives. Cela nous permettra
de recenser des forces vives, sur un sujet ou un secteur géographique
donné. Ils pourront aussi être destinataires de nos
publications, ou interpellés pour une campagne d’action.
Ce
lundi à Niort, je venais d’encaisser dans l’estomac
le film d’Al Gore : une vérité qui dérange,
et s’affichaient en générique de fin, une
trentaine de consignes, d’actions concrètes pour sauver
la planète proposées immédiatement (plus que 10
ans de sursis !) à chaque terrien là où il est.
Et, mise à part la consigne d’acheter une voiture
hybride, toutes les actions préconisées sont à
l’ordre du jour de nos associations.
Jean-Michel
Minot
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