Moratoire pour un printemps sans OGM
mardi 17 juillet 2007,
par dsne
Appel
d’Orléans
Un
moratoire pour un printemps sans OGM
Par
le Comité « Vigilance OGM »
Considérant
: Qu’il n’y a pas aujourd’hui de cadre légal
résultant d’un véritable débat public sur
la question des OGM (Organismes Génétiquement Modifiés)
et de la responsabilité de ceux qui les disséminent,
Que
la volonté de quelques opérateurs économiques
d’imposer en 2007 la culture de plusieurs dizaines de milliers
d’hectares de maïs transgénique s’oppose
frontalement à la volonté de plus de 80% des français
qui ne veulent d’OGM ni dans les champs ni dans les assiettes,
Que
le seul maïs OGM actuellement cultivable en France, le MON 810,
n’a jamais été évalué conformément
au cadre européen imposé par la directive 2001/18 qui
exige notamment une évaluation des effets cumulés à
long terme sur la santé et l’environnement, et de plus
que les conséquences de la culture de maïs OGM sur la
situation écologique et agricole spécifiques à
chaque région française n’ont pas non plus été
évaluées,
Que
les préjudices qui en résulteraient pour les systèmes
agraires traditionnels remettraient en cause leur pérennité,
Que
de nombreuses publications scientifiques montrent que la
généralisation des cultures de maïs transgénique
entraîne obligatoirement la disparition de la liberté
d’élever des abeilles sans risque de contamination et de
cultiver sans OGM des maïs conventionnels, doux et biologiques,
tout particulièrement celle des petits paysans cultivant de
petites parcelles,
Que
l’intérêt majeur des PGM (Plantes Génétiquement
Modifiées) est le brevet qui permet à quelques
entreprises semencières d’interdire aux paysans de
sélectionner leurs propres semences à partir de leur
récolte et de leur imposer l’achat des pesticides liés
à la culture des variétés qu’elles
vendent, Que l’intérêt économique de
l’agriculture française réside avant tout dans sa
capacité à répondre à la demande des
consommateurs qui veulent des produits sans OGM, et qu’elle se
ruinerait en prenant le moindre risque de perdre leur confiance,
Conformément
au souhait de la majorité des Français,
Conformément
au moratoire déjà pris par le gouvernement français
pour interdire les cultures de colza transgénique sur le
territoire national,
Conformément
aux votes de la France et de la majorité qualifiée des
États européens reconnaissant le bien-fondé des
moratoires autrichiens et hongrois,
Conformément
au principe de précaution inscrit dans la Constitution au
travers de la Charte de l’Environnement,
Avec
les délégués participant aux premières
rencontres des
États Généraux du Moratoire (1)
réunis à
Orléans les 26 et 27 février 2007, les
soussignés :
-
exigent que le gouvernement adopte immédiatement un moratoire
sur les cultures GM comme le lui permet la clause de sauvegarde
prévue à l’article 23 de la directive 2001/18,
-
demandent aux élus locaux et régionaux d’exiger
ce moratoire, vue l’interdiction qui leur est faite de prendre
les mesures locales nécessaires à l’interdiction
de ces cultures,
-
demandent aux parlementaires de faire les démarches
nécessaires auprès du gouvernement pour qu’il
notifie cette décision de moratoire à la Commission
européenne,
-
demandent au gouvernement d’exiger l’application du
moratoire aux niveaux européen et international.
Pétition
à retourner avec votre signature à :
Vigilance
OGM 36, Sanguilles, 36120 ETRECHET,
ou
à parapher auprès de Deux-Sèvres Nature
Environnement.
Signature
électronique également
possible
sur : http://www.moratoireogm.fr
(1)
Organisés par Agir pour l’Environnement, les Amis de la
Terre, ATTAC,
Bioconsom’acteurs,
Biocoop, le Collectif des Faucheurs Volontaires, le Collectif
45
sans OGM, le Comité de Soutien 63, le Comité de Soutien
aux faucheurs
de
Pithiviers, la Confédération Paysanne, la Fédération
Nationale d’Agriculture
Biologique,
GIET, Greenpeace, Nature & Progrès, le Réseau
Semences Paysannes,
Vigilance
OGM 36
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