Le Blaireau et l’Homme pour une cohabitation pacifique / Pour des territoires à vivre, protégeons les espaces agricoles, naturels et forestiers périurbains
jeudi 29 mars 2007,
par dsne
SOMMAIRE
Le
Blaireau et l’Homme
Pour
une cohabitation pacifique
Tel
est le titre d’un livret* de 26 pages édité par
le Réseau Nature de France Nature Environnement, en ces temps
où la Fédération Nationale des chasseurs,
relayée par la Fédération Départementale
des Deux-Sèvres pousse les pouvoirs publics à inscrire
cette espèce sur la liste des espèces potentiellement
nuisibles.
Le
Blaireau est actuellement une espèce chassable. Il y a environ
une trentaine d’équipages de vénerie sous terre
en Deux-Sèvres qui utilisent chiens, pelles et pioches, et au
final, pinces pour attraper et tuer l’animal. Le Blaireau ne
figure donc pas sur la liste établie par arrêté
ministériel du 30 septembre 1988 des espèces
susceptibles d’être classées nuisibles par un
arrêté préfectoral local. À ce titre, le
Blaireau ne peut donc pas être piégé. On accuse
le Blaireau de causer des dégâts dans les cultures, de
provoquer des fractures de membres chez les bovins par ses terriers
dans les prairies, et parfois de prédater les oeufs du petit
gibier à plumes. Avec des populations moyennes de 0,5 à
1,5 individus par hectare les dégâts restent limités,
et parfois ceux du sanglier lui sont attribués à tort.
Si l’animal consomme des céréales ou du maïs
en fin de maturation des graines, son régime alimentaire
normal est prioritairement omnivore, avec nombre de larves
d’insectes, de campagnols et de racines sauvages ; À ce
titre le Blaireau est utile à l’agriculture. Le Blaireau
ne prolifère pas car la femelle ne donne qu’une portée
de 2 à 3 petits, seulement tous les 3 ans en moyenne, et la
moitié des blaireautins n’atteint pas l’âge
adulte.
La
disparition des haies denses qui constituent son habitat privilégié,
les fortes mortalités par écrasement sur les routes
fragilisent les populations. Son classement comme « nuisible »,
permettant une destruction rapide risquerait donc d’éteindre
l’espèce dans de nombreux secteurs. DSNE s’oppose
donc, au Conseil Départemental de la Chasse et de la Faune
Sauvage, à toute modification du statut du Blaireau.
De
nos jours, le Blaireau souffre encore d’une mauvaise
réputation, liée à l’imaginaire collectif
qui découle de ses moeurs nocturnes et souterraines. Mauvaise
réputation qui suit également les autres « puants
» comme le Putois tout aussi menacé, pour lequel nous
nous battons chaque année pour le voir sortir de la liste des
« nuisibles » de notre département.
Christian
GEAY
*
j’ai
distribué ce livret à tous les membres du Conseil
Départemental de la Chasse et de
la
Faune Sauvage, où DSNE siège, lors de la réunion
du 20 novembre dernier.
Pour
des territoires à vivre,
protégeons
les espaces agricoles, naturels et forestiers périurbains
Cette
plaquette est destinée à faire connaître et
promouvoir les nouvelles dispositions foncières concernant la
préservation et la valorisation des territoires périurbains
de la loi sur le développement des territoires ruraux.
N’hésitez
pas à nous en demander de nombreux exemplaires et à la
diffuser autour de vous ! Vous pouvez la télécharger
(www.fne.asso.fr)
et elle est également disponible gratuitement sur demande
auprès du Pôle ERR :
Réseaux
Agriculture et Forêt - Maison de la Nature
11,
rue Jauvion - 87000 Limoges.
Tél
: 05.55.39.62.92 - agriculture-foret@fne.asso.fr
Dossier
consultable sur le site de France Nature Environnement :
http://www.fne.asso.fr/PA/territoires/dos/dossiers_terr_vivre.htm#1
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