La filière Documentaire de Création et l’IFFCAM
jeudi 29 mars 2007,
par dsne
SOMMAIRE
La
filière Documentaire de Création et l’IFFCAM
La
filière « Documentaire de Création » est
proposée par l’Université de Poitiers, elle
prépare aux formations suivantes (Diplôme d’Université
et Master) :
-
Master « Documentaire de création » (dont une
option en seconde année de Master « Réalisation
de documentaire animalier »)
-
D.U. « Spécialisation aux Techniques Audiovisuelles
Documentaires »
-
D.U. « Techniques et méthodes de réalisation du
film documentaire animalier » (l’obtention du D.U. peut
permettre d’accéder à l’option «
réalisateur de documentaire animalier » proposée
en deuxième année de Master)
-
D.U. « Techniques et méthodes de la photographie Nature
»
«
Est un documentaire, toute oeuvre de forme élaborée
dont l’objet est de permettre l’acquisition de
connaissances, quel qu’en soit le domaine. Quant au
documentaire de création, il se réfère au réel,
le transforme par le regard original de son auteur et témoigne
d’un esprit d’innovation dans sa conception, sa
réalisation et son écriture. Il se caractérise
par la maturation du sujet traité et par la réflexion
approfondie, la forte empreinte de la personnalité d’un
réalisateur et (ou) de l’auteur ».
Définition du
documentaire du CSA extraite du Journal des Anthropologues (47-48).
Présentation
:
Depuis
la rentrée 2006 / 2007, la filière Documentaire de
Création est installée sur 2 sites de formation :
-
Au CNBDI (Centre National de la Bande Dessinée et de l’Image)
à Angoulême, pour le documentaire vidéo et
sonore.
-
Dans les Deux Sèvres à l’IFFCAM (Institut
Francophone de Formation au Cinéma Animalier de Ménigoute)
pour le documentaire animalier. La filière dépend
actuellement de l’ICOMTEC (Institut de la Communication et des
Nouvelles Technologies). Dans les prochains mois la filière
doit rejoindre « Sciences Humaines et Arts » et serait
l’objet d’un département spécifique. Cette
évolution est souhaitée et partagée par
l’ensemble des acteurs de la filière.
Historique
:
Issu
des travaux de « la bande à lumière »
(groupe de réalisateurs et de producteurs de documentaires qui
a fortement oeuvré dans les années 80 pour la promotion
du documentaire), le DESS « Réalisation Documentaire »
de l’Université de Poitiers, précédé
d’un D.U. « Filmer le réel », a été
le premier diplôme de
3ème cycle
créé en France pour l’enseignement du
documentaire de création. Quant au documentaire animalier,
alors que le festival du film ornithologique de Ménigoute
fêtait sa vingtième édition en 2004, débutait
la première formation spécifique au documentaire
animalier en partenariat avec l’Université de Poitiers.
L’IFFCAM
:
En
1985, le film documentaire animalier trouvait à Ménigoute
un lieu privilégié de promotion dans le cadre du
Festival International du Film Ornithologique. Le Festival de
Ménigoute est devenu, au fil des années, le rendez-vous
incontournable des cinéastes
animaliers pour qui le 7ème
art est l’outil
privilégié de sensibilisation à la
nature, la toute première étape vers la sauvegarde de
la richesse biologique et des milieux encore préservés.
Depuis plusieurs années, l’organisation du Festival
était régulièrement sollicitée sur les
possibilités d’accès aux différentes
techniques que nécessite le cinéma animalier alors
qu’aucune formation n’était dispensée dans
ce domaine. Parallèlement, on pouvait observer une croissance
sensible des diffusions de films documentaires animaliers. C’est
ainsi qu’est née l’idée de créer
l’IFFCAM, institut dédié aux Formations au Cinéma
Animalier. Grâce à l’expérience de
l’Université de Poitiers en matière de formation
à la réalisation de documentaire de création et
avec sa collaboration, l’IFFCAM a pour objectif de répondre
principalement à deux types de demandes :
-
à celle du naturaliste en quête d’une formation
sur les techniques de filmage, prise de vue, prise de son, montage,
-
aux professionnels de l’audiovisuel qui souhaitent acquérir
les bases de l’approche naturaliste.
Cet
Institut s’inscrit dans une démarche d’authenticité
et de déontologie par rapport à la nature, afin que
soit pris en compte, à chaque tournage, le respect dû
non seulement à l’animal mais aussi à son milieu
et à l’environnement en général. Une
convention a été signée le 28 Octobre 2003 entre
l’Université de Poitiers et l’association MAINATE
(organisatrice du Festival International du Film Ornithologique de
Ménigoute), pour la mise en place d’un diplôme
universitaire « Techniques et méthodes de réalisation
du film documentaire animalier ». Une première promotion
d’étudiants a été accueillie en Septembre
2004. De son côté, le Conseil Général des
Deux-Sèvres a accepté de porter le projet IFFCAM. Il a
acquis une propriété de 70 hectares située à
proximité de Ménigoute sur la commune de Coutières
; l’ensemble immobilier a été l’objet
d’aménagements qui permettent d’accueillir les
étudiants dans les meilleures conditions. Les travaux se sont
déroulés entre septembre 2005 et septembre 2006.
Parallèlement,
une régie a été créée par le
département pour la gestion de l’IFFCAM, elle se
substitue à l’association Mainate depuis la rentrée
2006/2007. Le diplôme universitaire « Techniques et
méthodes de réalisation du film documentaire animalier
» a constitué la première formation qualifiante
dans le domaine du film documentaire animalier. À la suite de
ce D.U., dans le cadre d’un partenariat avec les professionnels
du secteur, l’Université de Poitiers, en coopération
avec l’association MAINATE et le Conseil Général
des Deux-Sèvres, a développé une option «
Documentaire animalier » en deuxième année de
Master (M2). Cette option est réservée à 10
étudiants au maximum.
Après
une première année d’expérimentation du
D.U. « Techniques et méthodes de réalisation du
film documentaire animalier », suite aux suggestions des
professionnels, il a été décidé de
proposer la mise en place d’un nouveau Diplôme
d’Université dédié à la
photographie animalière et au reportage « nature ».
Ce D.U. s’adresse essentiellement aux étudiants inscrits
en deuxième année de master « Documentaire de
création » option « doc animalier ». Ces
formations s’appuient principalement sur des interventions de
professionnels. Les deux premières années ont permis
d’apprécier la concordance des apports théoriques
et techniques avec l’objectif professionnel. Ces formations
reposent sur une pédagogie de projet, chaque étudiant
devant élaborer un projet de documentaire et le réaliser.
Ces nouvelles formations sont particulièrement convoitées
non seulement en formation initiale mais également en
formation continue, on enregistre également de nombreuses
demandes hors de l’hexagone…
Nicole
Devaux
Film
projeté lors de la soirée d’hiver DSNE du 26
janvier :
Synopsis
: « Nom d’une loutre »
On
la dit quasi impossible à observer en France. C’est vrai
qu’elle est discrète et furtive mais elle laisse des
traces de son passage, témoins d’une vie nocturne très
active. Nocturne, elle ne l’est d’ailleurs pas par nature
mais par stratégie de survie. Pourchassée pendant des
siècles, c’est ainsi qu’elle s’est adaptée.
Se cacher pour mieux se faire oublier. Depuis sa protection en 1972,
naturalistes et chercheurs se sont penchés sur l’étude
de cette espèce encore mal connue. Le pistage s’est
avéré le seul moyen de suivre cet animal quasi
insaisissable. Dans ces conditions, remonter sa piste s’apparente
à une véritable quête, ponctuée de
rencontres et de découvertes. Il faut éveiller ses sens
et ses instincts, s’approprier son territoire. Le repérage
et la prospection d’indices sont les étapes essentielles
qui précèdent l’observation, surtout quand
l’animal désiré aime à se jouer de nos
nerfs. Combien de fois déjà m’a-t-elle sentie
approcher avant même que je n’ai eu l’occasion
d’apercevoir le bout de ses moustaches ? J’ai fini par me
faire ma propre image de cet animal, image qui ne correspond
peut-être pas à la réalité. Mais comme
tous les grands prédateurs invisibles, elle me fait rêver,
elle alimente mon imagination par des traces et des indices. J’ai
retenu la fierté de cet animal qui a su s’adapter et
résister à toutes les contraintes que l’homme lui
a imposées. A force de mystères elle s’est forgée
un mythe.
Stéphanie
Augras
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