Guêpes Frelons bourdons... si on tentait de vivre avec ?
mardi 17 juillet 2007,
par dsne
Plus d’infos sur Vespa velutina
Guêpes,
Frelons, Bourdons... e t si on tentait de vivre avec ?
D’après
« Deux-Sèvres Magazin e » n° 58, Avril-Mai 20
07, auquel a cont ribué DSNE.
L’arrivée
récente d’une espèce de frelon asiatiqu e (
Vespa velutina) particulièrement agressive e nvers les
abeilles domestiques da ns le Sud-Ouest de la Franc e a provoqu é
de nombreuses réactions dans l a population. Même si
aujourd’hui, cette espèce n’est pa s e ncore
présente dans notre département, il convient de
rappeler que les frelons autochtones sont ce rtes impressionnants
mais n on moin s utiles à l’é cosystème
(voir bulletin n°35-2 p.39). Preuve d’une certaine prise de
conscience, les sapeurs pompie rs m odèrent aujourd’hui
leurs inter ve ntions, comm e l’explique cet article relevé
dans « Deux-Sèvres Maga zine », publication du
Conseil Général et au quel nous avons participé.
Plus
d’infos sur Vespa velutina : http://www.beekeeping.com/sante-de-labeille/articles/vespa_velutina.htm
L’arrivée
du pr intemps an nonce la réapparition de ces
hyménoptères. Ma l-aimés des Français,
ils sont pourtant pr otégés da ns d’aut res pay s
d’Europe, consc ient s de leur impa ct dan s l’écosystème
et des dangers d’une destruction systématique, pou r
l’environnement et donc pour l’Hom me, avec l’utilisation
de produits contr oversés. En Deu x-Sèv res, le Serv
ice Dépa rtemental d’I ncendie et de Secours a engagé
une réflex ion intégrant cet te notion de développement
durable, en confiant à la compagnie des sapeurs-pompiers de
Bressui re dir igée par le Capitaine Ouvra rd, l’expér
imentation d’une nouvelle politique d’inter vention.
Cette expérimentation v ise depuis 2004 à réduire
le nombre de leurs interventions, tout en amenant la population à
faire preuve de discernement lor sque le risque n’est pas
avéré. I l est évident que l’appréciation
de la sit uation diffère selon que le nid est perché
dans un arbre ou coincé dans la char pente d’une ma
ison.
U
ne expérimentation convaincante
«
En 2004, nous avons compta bilisé 3193 inter ventions de ce ty
pe, induisant l’utilisation de 4900 litres d’insect icide
(1,5 lit re/nid) : un produit source de pol lutions, donc nuisible à
la vie aquacole. En 200 6, nous ne s om mes inter venus qu’à
1832 repri ses. Et nous avons réduit de moitié la quant
ité de liquide projeté, pri vilégia nt au ssi,
quand cela était possible, l’usage d’une poud re,
moins nocive, ma is pr ovo quant une autodestr uc tion plu s lente
des nids », précise le Capita ine Ouvrard. Une étude
est en cours pour mesurer la dangerosité réelle de ces
insect icides, p endant leu r épandage et lors du nettoya ge
du matériel. Ce changement de pr atique s’est accompagné
d’une amélioration év idente des conditions de
sécurité des sapeurs-pompiers, avec l’usage s
ystématique de protections individuelles, et une vigilance
accrue de leur part. Résultat : en 2006, aucun jour de travail
n’était à déplorer, contr e 70 en 2004. Et
l’on su it de près la solution alternative couramment
pratiquée en Allemag ne : le déplacement des nids, pour
respec ter le mode de vie et le cycle de reproduction des
hyménoptères. Idéal, ce déménagement
requiert toutefois de larges précautions et une demi-journée
d’intervention !
Objectif
2007 : sensibiliser la population
Le
17 mars, les ma ires ont été informés de cette
démarc he lors de l a réunion départe menta le
organi sée à Chef-Boutonne. L’occasion aussi de
leu r annoncer qu’au Centre de Tra itement de l’A lerte
du Serv ice Départemental d’Incendie et de Secours, un
opérateur sera formé à la problématique
des hyménoptères. Chargé de gérer ces
appels téléphoniques spécifiques, il sera en
mesure de déterminer, en amont, l’intervent ion ou non
des sapeu rs-pompiers. En cas de doute, il pour ra également
opter pour l’envoi d’une équipe en reconnaissa
nce. L’an dernier, sept interventions de ce type (gratuites)
ont été sollicitées, et l’on ne comptait
qu’une seule dest ruction de nid. Preuve, s’il en fa lla
it, que l’on peut accepter les arguments de ceux dont la
mission, définie par la loi, est de protéger les
personnes, les biens, mais aussi l’envi ronnement. Un
engagement qu’i l est utile de r appeler, quand on sait que
dans cer tain s dépar tements, le SDIS se ref use désormais
à intervenir sur les nids d’hyménoptères :
une aubaine pour les sociétés privées qui
investissent dans cette activité. A Bressui re, le par i du
développement durable se joue « main dans la main »
avec les associ at ions locales de protection de l’environnement,
qui sont au contact per manent de la popu lation, et des scolaires :
les citoyens de demai n ! Sor ties nature, débats publ ics,
veil le et actions juridiques, réalisation de documents
d’inform ation... En incu lqua nt cette cult ur e dans la so
ciété, en par tageant leurs expér iences, tous
avancent d an s le même sen s. Le « bon sens ».
Jean-Claude Brianceau, Président de Sèvre
Environnement, prône ainsi la « sa nté durable de
l’homme », conscient que « celui qui empoisonne
l’air ou l’eau empoisonne tout le monde ».
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