Des arbres dans nos paysages, Branches de salut contre le péril climatique.
jeudi 29 mars 2007,
par dsne
SOMMAIRE
Des
arbres dans nos paysages,
Branches
de salut contre le péril climatique.
Colloques,
livres, expositions, films documentaires, articles de presse,
reportages télévisés, spots publicitaires... Il
ne se passe pratiquement plus un jour sans que ne soient évoqués
les changements climatiques dus à l’augmentation de
l’effet de serre lié aux activités humaines, et à
ses conséquences, avérées et envisagées.
La
prise de conscience sort de la marginalité. Pour certains,
nous sommes au pied du mur. Pour d’autres, la biosphère,
dont nous sommes, s’est déjà « copieusement
écrasée », et tout l’enjeu est de tenter
d’apporter des soins d’urgence propre à garantir
rien moins que la survie de « Gaïa » en minimisant
les séquelles... Fonte des glaciers, mouvances surprenantes
dans les aires de répartition d’espèces, aléas
climatiques extrêmes et répétés,
dérèglements saisonniers chez les plantes et chez les
animaux, extinctions définitives... La fièvre
planétaire est désormais perceptible par tous. Elle est
en fait extrêmement préoccupante. Il est pour le moins
impératif d’oeuvrer pour l’Atténuation
des causes, et de préparer l’Adaptation
nécessaire aux désordres inévitables à
l’échelle seulement des quelques décennies à
venir. Des personnalités se suivent et se succèdent
pour étudier, expliquer et alerter depuis plus de 30 ans.
Elles
martèlent la nécessité de changements RADICAUX,
et citent aussi de nombreuses solutions potentielles. Le message «
prend » enfin, paraît-il, dans l’opinion. Un tel
délai sera-t-il nécessaire dans les faits ? Sans pour
autant céder à la panique, un nombre croissant de
scientifiques affirme que c’est un « luxe » dont
nous ne disposons plus. Dire que rien n’est définitivement
perdu alimente l’atrophie et la mollesse des actes, de toute
manière difficilement consensuels... S’attarder sur
l’irréparable peut dérouter les plus optimistes
et faire baisser les bras, vivre au jour le jour, résigné
dans un individualisme exacerbé...
La
question n’est pas de savoir s’il est trop tard ou non.
Les enfants sont là. Tout doit être tenté pour
écarter les menaces, aussi colossales soient-elles. Voici
quelques défis auxquels les arbres peuvent nous aider plus ou
moins indirectement :
-
Diminuer fortement les émissions de carbone d’origine
fossile.
-
Favoriser la transformation du carbone atmosphérique et sa
séquestration (le bois comme matériau, augmente
massivement et durablement le taux d’humus stable dans les
sols).
-
Atténuer le recours aux biocides et fertilisants chimiques,
qui nécessitent souvent beaucoup d’énergie dès
leur fabrication et génèrent d’autres nuisances.
-
Préserver ou reconquérir la haute valeur naturelle de
systèmes agricoles diversifiés (HNV).
Bois-énergie
Un
regain d’intérêt à maîtriser
«
Pour sauver les haies, brûlons-les! »
À
plusieurs reprises, j’ai pu entendre cette phrase, dans le
cadre de réunions pour... le développement durable, la
préservation des paysages et la biodiversité !
Ce
raccourci semble paradoxal. Au premier abord seulement. Choquante par
sa tournure abrupte, cette exclamation résume effectivement
une certaine réalité. Car il ne s’agit pas de
brûler « pour rien » ni de récolter sans
renouveler. C’est un fait : Le maintien d’un
patrimoine « naturel » généré par le
travail des hommes avec les éléments ne se conçoit
souvent que par l’existence d’avantages directs qu’ils
en tirent continuellement. Il faut ainsi comprendre que dans
notre région, la destruction massive des haies et l’abandon
des taillis au fil de ces 50 dernières années
n’auraient jamais eu lieu si, dans le même temps que
s’exerçaient des bouleversement sans précédents
dans les pratiques agricoles, l’avènement du fioul, du
gaz et de l’électricité n’était venu
briser la dépendance au bois de chauffage.
Jusqu’au
siècle dernier, la recherche globale d’autonomie a en
effet largement contribué à la création de ces
paysages « muti-fonctionnels », où étaient
savamment agencés cultures annuelles, pâtures, vergers,
haies et forêts jardinées. Eux-mêmes étaient
combinés avec d’autres composantes ou facteurs de
diversité comme les affleurements rocheux, les murets, les
talus et fossés, les cheminements, les cours d’eau,
étangs ou mares... Tout cet espace rural, avec une grande
proportion des surfaces défrichées, rendues disponibles
pour l’élevage du bétail et la culture,
accueillait donc quantité d’arbustes et « d’arbres
hors-forêt », à la fois productifs (bois, fruits)
et garants d’équilibres écologiques aujourd’hui
scientifiquement compris et démontrés... (voir
notamment les excellentes publications de Solagro – Arbres et
Eau et Arbres et biodiversité).
Mais
force est de constater que les arguments naturalistes et agronomiques
n’ont à ce jour pas suffi à enrayer le
démantèlement de ce patchwork agroforestier, et que les
territoires comme les esprits sont assujettis à une logique de
spécialisation réductrice, bien trop simpliste pour
être viable à long terme. Lorsqu’il n’y a
pas destruction directe, c’est l’abandon et le manque de
renouvellement qui conduisent à l’éradication des
boisements diffus. D’autant plus que leur entretien est
désormais souvent déconnecté de finalités
payantes et terre à terre. Même consentie pour la
qualité du cadre de vie, que ce soit par une collectivité
ou un agriculteur, la gestion des haies est vécue comme une
charge, en temps et en moyens... Un puits sans fond. Et quid de
l’intérêt d’un agriculteur en GAEC à
faire pousser des arbres pour la génération d’après,
lorsque notre société pousse chacun à se
débattre au jour le jour comme il peut, « cultiver les
envies » par des modes et objets voués à
l’éphémère (un téléphone
portable se change tous les 2 ans en moyenne) ?
Depuis
plus de quinze ans, diverses actions en faveur de la replantation
sont pourtant organisées de-ci delà en France. Elles
sont loin de compenser les pertes, mais c’est toujours ça
! Et les opérateurs ont développé un
savoir-faire technique efficace et spécifique à la
croisée des problématiques agricoles, forestières,
naturalistes et paysagères (cf. www.promhaies.net
et www.haie-champetre.fr
Ebranchage
d’arbres têtards, une pratique traditionnelle durable
mais en perdition.
Beaucoup
ont au moins entendu parler des chaudières automatiques au
bois déchiqueté, bois réduit en fragments
« fluides », ce broyat ou ces copeaux appelés «
plaquettes », permettant en fait d’automatiser les
systèmes de chauffage utilisant du bois. L’autonomie du
système d’alimentation fut longtemps l’atout «
modernité » des autres énergies, car elle
dispense d’interventions au quotidien. Cependant, il s’agit
bien d’une combustion avec dégagement
de CO2.
Mais la substitution à d’autres carburants
fossiles (Fioul, gaz, charbon) évite de déstocker du
carbone soustrait aux cycles naturels de surface depuis des millions
d’années. Ce carbone fossile qui, réinjecté
massivement dans l’atmosphère depuis l’ère
industrielle, est l’un des principaux vecteurs du changement
climatique amorcé.
Notez
par ailleurs qu’il importe aussi de réserver l’énergie
électrique pour des usages très spécifiques
comme l’éclairage, et les appareils électroniques,
pour limiter avec force le recours à de nouvelles centrales...
nucléaires notamment. La gestion cyclique des boisements
récoltés maintient ces derniers dans une phase
dynamique de croissance ou l’absorption de carbone
atmosphérique est soutenue (notion de puits de carbone). Sans
être la seule, l’énergie bois est donc l’une
des alternatives crédibles et pertinentes pour la production
de chaleur, à condition aussi de rester dans la perspective de
valoriser une ressource locale n’induisant pas de transports
excessifs. Ainsi de nombreux territoires ruraux peuvent pour le moins
être le siège d’une autonomie énergétique
retrouvée, à l’échelle d’une
exploitation agricole, mais aussi bien au-delà. Cette
auto-suffisance énergétique potentielle passe notamment
par le maintien et même le redéploiement des boisements
linéaires, dans des formes adaptées à une
gestion rationnelle et mécanisée.
Ce
maillage arboré, généralement facile d’accès
et avec tous les effets induits qu’on lui (re)connaît
désormais, trouve potentiellement une nouvelle légitimité
économique, peut-être la plus décisive. Certains
jugent d’emblée ces approches irréalistes et n’y
croient pas. D’autres le font (CUMA, CIVAM...).
Bois
raméal fragmenté, un concept agronomique émergent
porteur d’avenir
«
BRF » est l’abréviation de l’appellation
francophone « Bois Raméal Fragmenté »,
créée par un groupe de chercheurs canadiens, qui depuis
les années 80, étudie et développe le réemploi
de résidus végétaux. Ce sigle désigne
essentiellement le broyat de rameaux, tailles et branchages d’arbres
et d’arbustes, immédiatement épandu, puis
incorporé aux premiers centimètres du sol, à des
fins agronomiques. Bien que souvent confondu, le processus se
distingue du compostage car il fait d’abord appel aux fungus
(champignons) et non aux bactéries pour enclencher la
transformation de la matière. C’est aussi bien plus
qu’un paillage, puisque le changement durable de qualité
biologique du sol va bien au-delà du maintien d’une
humidité ambiante. Les applications potentielles sont
multiples : cul- tures céréalières, maraîchage,
horticulture, sylviculture... A noter par ailleurs que le broyat de
bois peut aussi se substituer avantageusement à la paille pour
les litières d’élevage et sur les parcours du
bétail.
Les
rudiments :
Le
meilleur BRF semble être issu des essences feuillues
naturellement dominantes (dites climaciques). Une fraction de
conifères peut être admise dans la limite conseillée
de 20 % au total. En climat tempéré, le meilleur temps
pour la récolte des BRF se situe entre octobre et mars (repos
végétatif). Les basses températures favorisent
une qualité optimum et on évite plus facilement les
altérations biologiques par un début de compostage.
-
Le Groupe de Coordination sur les Bois Raméaux (voir
références documentaires) recommande que seuls les
rameaux ayant moins de 7 cm de diamètre soient utilisés
et que la dimension des fragments varie de 5 à 10 cm. La
composition chimique du bois « mûr » est
sensiblement différente, et notamment moins favorable au
développement de champignons spécifiques, piliers des
mécanismes pédogénétiques recherchés.
-
La 1ère application
s’effectue à raison de 150 à 300 m3/ha
soit 1,5 à 3 m3
pour 100 m² (1,5 à
3 cm d’épaisseur). Le passage léger d’une
herse (type « chisel ») est fortement conseillé
pour incorporer le BRF aux 5 à 10 premiers centimètres
du sol, une fois que le développement de pouriture blanche est
observé (fin d’hiver / début printemps).
-
L’apport de BRF doit précéder la plantation ou la
mise en culture d’environ 3 mois. - Le processus de
transformation du sol est ainsi activé pour plusieurs années.
Mais à l’image du renouvellement de la litière de
feuilles et de brindilles en forêt, un apport d’entretien
devrait être
appliqué. Un total de 75 m3/ha
par période de 3 ans est préconisé
(moins d’1 cm d’épaisseur cumulée).
-
La culture de plantes de la famille des légumineuses (vesces,
pois, haricots, fèves, etc.) est conseillée la
première année, par rapport au démarrage du
processus biologique (cycle de l’azote en particulier).
Les
observations récentes parmi les plus marquantes
D’ordre
agronomique :
Un
impact à court, moyen et long terme sur la structure globale
du sol, son métabolisme et sa biologie.
-
Différents travaux de recherche ont révélé
une économie appréciable de l’eau et un impact
qualitatif sur les eaux de surface. Après un an, un sol
traité au BRF peut infiltrer 3 fois plus d’eau grâce
à la macro-porosité. (Au sujet de cette ressource, les
atteintes sur la qualité initiale des eaux brutes, avant
traitement, identifiées en Région Poitou-Charentes
justifient précisément la mise en oeuvre du programme
Re- Sources, « initiative régionale pour la préservation
de la qualité de l’eau »)
-
une augmentation de la valeur du pH de 0,4 à 1,2 dans
les sols acides et une diminution de 2,0 dans le cas des sols
alcalins.
-
une augmentation de la production de phosphatases, acides ou
alcalines selon les cas, permettant aux cultures d’avoir
accès au phosphore inaccessible autrement.
-
cette technique ne nécessite aucun apport d’azote
supplémentaire.
-
les BRF peuvent réduire la dépendance des cultures
aux divers biocides en établissant un équilibre
micro-biologique dans la gestion des nutriments dans le milieu.
-
la pérennité d’un sol fertile peut être
assurée à un coût peu élevé, par la
culture à proximité d’arbres et arbustes qui
assureront les BRF nécessaires à des applications
d’entretien. Cette considération fait du BRF un nouveau
levier pour le maintien des bocages.
-
La technique BRF permet aussi de lutter contre l’érosion
des sols. « On estime aujourd’hui qu’en Europe,
115 millions d’hectares subissent une érosion hydrique »
(cf. page 20 du livret « Arbres et eaux » - Edité
par Solagro : www.solagro.org).
-
Améliore la gestion de la dynamique de l’azote,
et selon les pratiques, de valoriser les effluents d’élevage
en champs en évitant la pollution aux nitrates.
Compte
tenu de leurs qualités exceptionnelles, les BRF ne peuvent pas
être assimilés à de simples fertilisants,
même s’ils peuvent contenir plusieurs nutriments. Il ne
peuvent pas non plus être réduits au rang d’amendement
organique. Les chercheurs identifient les perspectives ouvertes
par le BRF, avec ce qu’ils nomment les « aggradeurs »,
en mesure de contrer la dégradation des sols.
Les
aspects « productifs » :
De
nombreuses expériences font état de résultats
très enthousiasmants :
-
rendements agricoles et maraîchers très satisfaisants
sans apports chimiques.
-
augmentation remarquable de la résistance naturelle des
cultures à la sécheresse.
-
réduction des maladies (liée à divers
mécanismes de prédation et de concurrence des
micro-organismes entre eux et par un renforcement de la résistance
naturelle de végétaux bien alimentés).
-
amélioration sensible des qualités organoleptiques
des fruits et légumes.
-
la quantité d’azote « mis en banque » par le
BRF est une proportion constante de l’azote libre, et cette
proportion peut être calculée sur la base du volume
épandu.
Des
impacts environnementaux, économiques et sociaux majeurs
-
L’application de BRF peut se faire sans apport d’azote ni
utilisation d’insecticide ou herbicide.
-
Cette technologie réduit les besoins en eau et augmente la
résistance des sols à la sécheresse.
-
Les sols fertiles, régénérés ou
entretenus par le BRF, peuvent soutenir et contribuer à la
sécurité alimentaire, tout en réduisant la
dégradation du sol et la contamination des eaux de surface.
-
Amélioration dans le sens d’une autonomie alimentaire
des communautés les plus démunies (notamment au niveau
international).
-
En recyclant les produits des éclaircies forestières,
de la taille des haies ou de l’élagage urbain («
déchets ») dans la production d’humus via le BRF
tout en modifiant les pratiques agricoles, on intervient dans
le bilan global des émissions de CO2,
l’un des principaux gaz lié aux
changements climatiques amorcés (effet de serre). En Wallonie,
on a ainsi calculé que l’incorporation directe du
produit de l’entretien des haies permettrait de fixer
annuellement de
l’ordre de 20 000 t de CO2
(cf. page 14 du Document
de B. Noël - CTA Strée-Modave, Belgique, 2005).
-
En comparaison au compostage à grande échelle, le BRF
engendre a priori moins de trafic routier, des coûts
moindres, et évite les possibles nuisances au voisinage des
plate-formes.
Sylvain
Houlier
(Texte
et photos)
Bibliographie
Les
informations condensées ci-avant sur le BRF sont
essentiellement issues des deux documents suivants :
«
Le bois raméal fragmenté : la clé de la
fertilité durable du sol » - Par G. Lemieux & D.
Germain, publication
n°129 - Janvier 2001, 2ème
édition de mars
2002 - Edité par le Groupe de Coordination sur les Bois
Raméaux - Université de Laval, Département des
sciences du Bois et de la Forêt, Québec, Canada G1K 7P4.
«
Plus de carbone pour nos sols » - Par Benoît Noël,
Centre des Technologies agronomiques Strée-Modave, Belgique -
Collection « L’agriculture de demain », Ministère
de la région Wallone - 2005.
Ces
2 documents sont téléchargeables sur Internet,
notamment
via www.ctastree.be et www.aggra.org
Depuis
début 2006, le site francais www.lesjardinsdebrf.compermet
d’accéder à une très vaste documentation
audio, vidéo et écrite, en facilitant aussi la mise en
relation des « aggradeurs » novices ou confirmés !
Un
colloque international francophone axé sur la revalorisation
énergétique et agronomique des rameaux (issu de la
gestion forestière, des espaces verts et des paysages
bocagers) se tient à Lyon les 1er
et 2 février 2007.
L’idée
de la constitution d’une délégation
départementale (79) voir régionale (Poitou-charentes)
ouverte à toutes personnes intéressées est
lancée, de façon à mutualiser éventuellement
le trajet et l’hébergement et de développer des
convergences.
Détail
du programme :
www.leca.univ-savoie.fr/tmp/brf
Renseignements
complémentaires :
Jean
André (REFORA) : jean.andre@univ-savoie.fr
Benoît
Dodelin (LECA) : benoit.dodelin@univsavoie.fr
LECA
Domaine scientifique Université de Savoie
73376
Le Bourget du Lac cedex France
Tel
: 04 79 75 88 68
« On estime aujourd’hui qu’en Europe,
115 millions d’hectares subissent une érosion hydrique »
(cf. page 20 du livret « Arbres et eaux » - Edité
par Solagro : www.solagro.org).
-
Améliore la gestion de la dynamique de l’azote,
et selon les pratiques, de valoriser les effluents d’élevage
en champs en évitant la pollution aux nitrates.
Compte
tenu de leurs qualités exceptionnelles, les BRF ne peuvent pas
être assimilés à de simples fertilisants,
même s’ils peuvent contenir plusieurs nutriments. Il ne
peuvent pas non plus être réduits au rang d’amendement
organique. Les chercheurs identifient les perspectives ouvertes
par le BRF, avec ce qu’ils nomment les « aggradeurs »,
en mesure de contrer la dégradation des sols.
Les
aspects « productifs » :
De
nombreuses expériences font état de résultats
très enthousiasmants :
-
rendements agricoles et maraîchers très satisfaisants
sans apports chimiques.
-
augmentation remarquable de la résistance naturelle des
cultures à la sécheresse.
-
réduction des maladies (liée à divers
mécanismes de prédation et de concurrence des
micro-organismes entre eux et par un renforcement de la résistance
naturelle de végétaux bien alimentés).
-
amélioration sensible des qualités organoleptiques
des fruits et légumes.
-
la quantité d’azote « mis en banque » par le
BRF est une proportion constante de l’azote libre, et cette
proportion peut être calculée sur la base du volume
épandu.
Des
impacts environnementaux, économiques et sociaux majeurs
-
L’application de BRF peut se faire sans apport d’azote ni
utilisation d’insecticide ou herbicide.
-
Cette technologie réduit les besoins en eau et augmente la
résistance des sols à la sécheresse.
-
Les sols fertiles, régénérés ou
entretenus par le BRF, peuvent soutenir et contribuer à la
sécurité alimentaire, tout en réduisant la
dégradation du sol et la contamination des eaux de surface.
-
Amélioration dans le sens d’une autonomie alimentaire
des communautés les plus démunies (notamment au niveau
international).
-
En recyclant les produits des éclaircies forestières,
de la taille des haies ou de l’élagage urbain («
déchets ») dans la production d’humus via le BRF
tout en modifiant les pratiques agricoles, on intervient dans
le bilan global des émissions de CO2,
l’un des principaux gaz lié aux
changements climatiques amorcés (effet de serre). En Wallonie,
on a ainsi calculé que l’incorporation directe du
produit de l’entretien des haies permettrait de fixer
annuellement de
l’ordre de 20 000 t de CO2
(cf. page 14 du Document
de B. Noël - CTA Strée-Modave, Belgique, 2005).
-
En comparaison au compostage à grande échelle, le BRF
engendre a priori moins de trafic routier, des coûts
moindres, et évite les possibles nuisances au voisinage des
plate-formes.
Sylvain
Houlier
(Texte
et photos)
Bibliographie
Les
informations condensées ci-avant sur le BRF sont
essentiellement issues des deux documents suivants :
«
Le bois raméal fragmenté : la clé de la
fertilité durable du sol » - Par G. Lemieux & D.
Germain, publication
n°129 - Janvier 2001, 2ème
édition de mars
2002 - Edité par le Groupe de Coordination sur les Bois
Raméaux - Université de Laval, Département des
sciences du Bois et de la Forêt, Québec, Canada G1K 7P4.
«
Plus de carbone pour nos sols » - Par Benoît Noël,
Centre des Technologies agronomiques Strée-Modave, Belgique -
Collection « L’agriculture de demain », Ministère
de la région Wallone - 2005.
Ces
2 documents sont téléchargeables sur Internet,
notamment
via www.ctastree.be et www.aggra.org
Depuis
début 2006, le site francais www.lesjardinsdebrf.com permet
d’accéder à une très vaste documentation
audio, vidéo et écrite, en facilitant aussi la mise en
relation des « aggradeurs » novices ou confirmés !
Un
colloque international francophone axé sur la revalorisation
énergétique et agronomique des rameaux (issu de la
gestion forestière, des espaces verts et des paysages
bocagers) se tient à Lyon les 1er
et 2 février 2007.
L’idée
de la constitution d’une délégation
départementale (79) voir régionale (Poitou-charentes)
ouverte à toutes personnes intéressées est
lancée, de façon à mutualiser éventuellement
le trajet et l’hébergement et de développer des
convergences.
Détail
du programme :
www.leca.univ-savoie.fr/tmp/brf
Renseignements
complémentaires :
Jean
André (REFORA) : jean.andre@univ-savoie.fr
Benoît
Dodelin (LECA) : benoit.dodelin@univsavoie.fr
LECA
Domaine scientifique Université de Savoie
73376
Le Bourget du Lac cedex France
Tel
: 04 79 75 88 68