Assemblée générale : rapport moral et financier
mercredi 28 mars 2007,
par dsne
SOMMAIRE
Assemblée
Générale du 25 février 2006
Devant
une cinquantaine d’adhérents, Catherine Tromas ouvre la
37ème AG de DSNE.
Elle salue Geneviève Rizzi,
conseillère
municipale et conseillère générale et Geneviève
Gaillard, députée, et présente les excuses de
plusieurs
personnes.
Elle annonce son intention de quitter la présidence après
7 ans de mandat.
Rapport
moral de la Présidente
Ce rapport est pour moi un peu
particulier et va prendre plutôt des allures de bilan. En effet
j’ai décidé de passer le relais de la présidence
de l’association. Je pense qu’il est sain de ne pas
rester trop longtemps au même poste afin entre autre de ne pas
personnaliser l’association bien que ce soit ce que j’ai
toujours essayé de faire. Une association ne se résume
pas à son ou sa présidente mais bien à une
équipe, c’est en tout cas ma conception de la vie
associative.
J’ai été élue
présidente en 1999 lorsque nous avons fêté les 30
ans de Deux sèvres nature environnement. Pendant ces 7 années
de présidence l’association a beaucoup changé.
Nos actions, nos publications sont reconnues dans tout le département
et même en dehors. Les nombreux articles de presse sont les
témoignages de nos activités auprès du grand
public.
Il y a 7 ans, nous avions alors un seul
permanent (Eric) chargé du fonctionnement quotidien de
l’association. La mise en place des emplois jeunes nous a
permis dans un premier temps d’embaucher Nicolas en 2001,
animateur naturaliste, puis Thomas en 2002, en remplacement d’Eric,
chargé de l’animation et de la communication de
l’association. Thomas s’est beaucoup investi sur notre
vitrine emblématique de Vouillé qu’il a su
diversifier et qui témoigne maintenant de toutes nos
activités. Nous avons pu transformer en CDI le poste de Thomas
et nous sommes en bonne voie pour proposer également un emploi
à durée indéterminée à Nicolas.
Durant ces quelques années Nicolas a su re-dynamiser tout
notre réseau de naturalistes, preuve en est le nombre
d’animations et sorties qui ont eu lieu cette année
ainsi que la publication de notre calendrier des sorties nature de
tout le département. Et puis l’équipe s’est
encore renforcée cette année avec l’arrivée
de Sandrine grâce aux emplois tremplins aidés par la
région Poitou-Charentes. C’est notre spécialiste
en chauves-souris, vous aurez l’occasion de découvrir
son travail tout à l’heure.
Grâce à la qualité
de leur travail, mais aussi grâce à tous les bénévoles
qui s’activent à Deux Sèvres Nature Environnement
l’association a pris un essor considérable. Nous pouvons
ainsi répondre à de nombreuses demandes d’études,
qu’elles proviennent d’une collectivité ou d’un
bureau d’études.
En effet la prise en compte de
l’environnement et de la nature est bien une réalité
aujourd’hui et chacun s’efforce à son niveau de
les faire connaître et de les protéger. Du plan Loire
aux sentiers de découverte du Pays Mellois ou plus récemment
à la mise en valeur des berges de la Sèvre Niortaise
entre Chauray et Niort, il y a urgence à recenser dans un
premier temps ce qui existe encore, puis à mettre en place des
plans de gestions adaptés à la sauvegarde des espèces
et des espaces. C’est bien là l’enjeu majeur de
conservation de la biodiversité si mise à mal depuis
des années.
Nous sommes présents également
lors de la mise en place des sites Natura 2000, si controversés,
les groupes de pilotages y voient s’affronter des points de vue
divergents et notre position est parfois difficile à faire
entendre. Il en va de même pour la mise en oeuvre des contrats
d’agriculture durable (les CAD) où si certains
agriculteurs ont compris l’intérêt d’allier
agriculture et protection de la nature, de pratiquer une agriculture
respectueuse de l’environnement ce n’est pas encore le
cas de tous. Nous avons établis aussi depuis quelques années
un partenariat intéressant avec le Conservatoire des espaces
naturels de Poitou Charentes qui après avoir acquis des sites
remarquables de notre région nous sollicite dans le suivi de
leur gestion. Je ne manquerai pas non plus de parler du Marais
Poitevin qui tente de retrouver son label perdu de Parc Naturel
Régional après avoir obtenu celui de site classé.
Nous souhaitons vivement que la charte qui va bientôt être
soumise a enquête publique recueille l’adhésion de
la population et des élus pour qu’enfin un véritable
projet de valorisation et de reconnaissance de ce territoire se
concrétise. Nous participons activement aux différents
projets liés à la connaissance des espèces sur
ce territoire emblématique.
Il faut bien sûr citer l’aide
financière que nous apporte la Région Poitou-Charentes
qui à inscrit l’excellence environnementale dans son
programme et qui nous permet de réaliser de nombreux
inventaires. Le Conseil Général des Deux Sèvres
nous apporte également son soutien financier pour la
réalisation par exemple du calendrier des sorties nature ou
encore la réalisation de posters. Sans oublier la ville de
Niort qui nous héberge. Côté État, par
contre, les crédits (via la DIREN) diminuent tous les ans
alors que l’activité naturaliste comme on vient de le
voir est une vraie fonction que n’assurent pratiquement plus
les grands organismes publics. Et pourtant, tout projet
d’infrastructure impose maintenant une étude d’incidence
incluant un état environnemental des lieux, ce que nous ne
pouvons qu’approuver. Le désengagement de l’Etat
dans le domaine environnemental est l’un des sujets majeurs
d’inquiétudes des associations. Notre association
accueille également chaque année des jeunes étudiants
auxquels nous offrons des stages encadrés qui leur permettent
de mettre en pratique leurs connaissances. C’est presque une
petite entreprise que nous avons maintenant à gérer
quotidiennement avec un suivi administratif et financier qui prend
une place de plus en plus importante. Cette année, nous avons
embauché Romain pour nous aider à y voir plus clair
dans la comptabilité. Il y a aussi les multiples commissions
auxquelles nous participons : commission des sites, commissions
locales d’information et de surveillance, conseil départemental
de la faune sauvage, commission locale de l’eau et bien
d’autres. Mais il reste encore beaucoup de travail à
accomplir dans le domaine de l’environnement. Il y a 7 ans nous
abordions les mêmes sujets qu’aujourd’hui : la
gestion des déchets, la gestion de l’eau, les influences
de la PAC, les OGM, l’agriculture et là on a vraiment
l’impression quelquefois de ne pas avancer bien vite. Nous
aurons l’occasion d’en reparler tout à l’heure.
Même si je parlais tout à
l’heure d’entreprise, nous ne devons jamais oublier que
nous sommes avant tout une association qui doit garder son
indépendance et son rôle de veille, qui est présente
pour tirer les sonnettes d’alarme et doit rester vigilante car
il y a encore de nombreuses batailles à gagner !
C’est donc avec une certaine
satisfaction que je passe le flambeau d’une association en
plein essor, qui a su trouver sa place et se faire reconnaître
par les administrations, les politiques, mais aussi le grand public
et dans laquelle je continuerai bien sûr, à m’investir
avec beaucoup de plaisir et toutes mes convictions.
Catherine Tromas
Le rapport d’activités
ayant été distribué avec la dernière
Fleur de Carotte, la place est laissée au débat
concernant les OGM, la gestion de l’eau et les déchets.
Geneviève Gaillard remercie Catherine et la félicite
pour ses actions auprès de l’association, qui est
dynamique et reconnue. Elle fait le point sur l’actualité
parlementaire, notamment sur les OGM : un texte de loi est en
préparation à l’Assemblée Nationale, qui
doit transcrire la directive européenne sous peine de
sanctions. Ce texte peut être qualifié
d’anticonstitutionnel, car il ne rentre pas dans le cadre de la
charte de l’environnement qui définit principes de
précaution, de réparation et d’information, non
respectés ici. On note un manque de transparence car il n’y
aura pas de registre public des cultures OGM en France, donc on
continuera à ne pas savoir où sont cultivés les
plantes OGM. D’autre part, rien n’est prévu pour
les dommages occasionnés à l’environnement : les
cultures voisines des parcelles OGM peuvent être contaminées.
Le seuil d’étiquetage est
fixé à 0,9%, en rapport avec les seuils de détection
des OGM. Une vigilance renforcée est nécessaire, en
raison de la manière pernicieuse dont les textes passent à
l’Assemblée Nationale.
Débat sur la gestion de l’eau
:
Les quelques pluies récentes ont
fait un peu remonter les débits, et aussi l’espoir de
moins manquer
d’eau cet été.
Les problématiques eau et OGM
sont très liées au développement de
l’agriculture intensive. Il convient de rester méfiant
face à la « fausse bonne idée » des
retenues de substitution. Ce n’est pas l’aménagement
en lui-même qui est dangereux, mais sa multiplication : si ces
réserves permettent une économie de x m3, il faut bien
pomper ces x m3 en hiver, et ce n’est pas pour autant que les
seuils d’alerte seront relevés. On sait pourtant que
modifier l’assolement permet d’économiser jusqu’à
50% du volume d’eau en été.
Les projets de bassines concernent 20%
d’agriculteurs irrigants, les aides pouvant aller jusqu’à
8 000 €/ha, ce qui représente 93% des aides publiques à
l’agriculture. Que reste-t-il aux 80% restant ?
Les nombreux projets sur la Boutonne et
l’Autize posent la question des financements publics. Par
exemple, la Région subventionne les retenues de substitution
et aussi les cuves de récupération d’eau de pluie
pour les particuliers. Les Agences de l’eau investissent plus
dans les bassines que dans la restauration des cours d’eau.
Déchets :
La CAN a retiré son projet
d’incinérateur sur Coulon : le statu quo dure depuis 6
mois. La position de DSNE a été annoncée à
maintes reprises dans ses publications : il faut favoriser
l’installation de composteurs individuels, favoriser les
comportements d’achats responsables et éco-citoyens. La
CAN donne les moyens aux communes de trier les déchets, par
l’extension du périmètre de collecte et la mise
en place de collecteurs individuels de déchets recyclables. Le
système de redevance remplaçant la taxe sur les ordures
ménagères ne sera pas mis en place avant les élections
municipales de 2008.
Le projet privé de Centre
d’enfouissement technique d’Amailloux pourrait être
intégré à la gestion des déchets de Niort
: à force d’hésitations CAN et SMITED se sont
fait doubler par un privé.
Rapport financier :
Par Jean-Michel Minot, Trésorier
2005 a vu la mise en place d’un
poste d’assistant comptable à environ quinze heures par
mois, ce qui a simplifié le travail du trésorier. Voir
tableaux pages suivantes.
Si plus de projets sont développés,
il serait envisageable d’embaucher un quatrième salarié
et de déménager les locaux de l’association,
peut-être au sein d’une Maison de l’Environnement.
Rapport d’activités,
rapport financier sont approuvés à l’unanimité.
Mademoiselle Roy tient à
préciser qu’il y a un écart important avec le
résultat de 2004 car les administrations sont souvent lentes à
payer, et les facturations sont faites en décalage avec la
réalisation des projets, parfois sur plusieurs années.
Conseil d’administration :
Tiers sortant :
Jean-Michel Minot, François-Marie
Pellerin, Philippe Rouillier, Benoît Suraud, Catherine Tromas.
Nouveaux administrateurs : Martine
Boisseau, Ludivine Delcourt, Jean-Claude Robert représentant
le Chaleuil dau Pays Niortais.
Démissions : Robert Lévesque,
Jean Meloche. Le nouveau CA est élu à l’unanimité.
Sandrine Bracco présente le
projet sur lequel elle a travaillé en 2005 : protection des
chauves-souris dans le bâti public, financé par la
Région et le Conseil Général des Deux-Sèvres.
Puis, Jean-Michel Minot fait un
diaporama de présentation de son travail sur les Brachiopodes
du Jurassique du Poitou.
Catherine Tromas remercie les
intervenants et tous les adhérents qui sont venus à
cette Assemblée Générale et les invite à
se retrouver autour du verre de l’amitié.
Secrétaires de séance :
Thomas Luzzato, Simone Marseau.
SOMMAIRE

- Rapport financier 2005
- compte de résultat et bilan

- Rapport financier 2005
- Budget prévisionnel 2006
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