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Produire de l’électricité :

La loi du 10 février 2000

- Elle stipule que désormais de nouveaux producteurs, qu’il s’agisse d’auto-production ou de production pour vente, peuvent entrer sur le marché avec la combinaison de système d’autorisation et d’appel d’offre.
- Elle instaure l’obligation de conclure des contrats d’achat d’électricité avec les installations qui valorisent les déchets ménagers ou avec celles qui utilisent des énergies renouvelables, ou qui mettent en oeuvre des techniques performantes en terme d’efficacité énergétique (telle que la cogénération). Les surcoûts éventuels qui en découlent sont supportés par le fonds du service public de l’électricité.
- Sous réserve de l’autorisation, les distributeurs non nationalisés peuvent exploiter des installations de production d’électricité pour satisfaire les besoins des clients situés dans leur zone de desserte exclusive, y compris les clients éligibles.

Quelques définitions

La production autonome

Elle concerne les installations ne faisant l’objet d’aucune limitation de puissance ni de production, et celles dont la puissance est limitée à 8 MVA. La première catégorie englobe les installations industrielles, à condition que celles-ci fonctionnent comme accessoire de la fabrication principale par récupération d’énergie résiduaire (ce sont essentiellement des installations de cogénération produisant de la chaleur et de l’électricité et des installations d’incinération des déchets urbains et des réseaux de chaleur). La seconde catégorie englobe les productions à partir d’énergies renouvelables (éoliennes, centrales solaires..), les installations alimentées par combustible fossile (essentiellement des groupes Diesel) et des ouvrages hydroélectriques (ceux-ci font l’objet d’une concession pour des puissances supérieures à 4,5 MW ou d’une autorisation préfectorale). Les installations thermiques sont, selon leur puissance et leurs caractéristiques, soumises à une déclaration à la préfecture et, le cas échéant, à une autorisation du préfet au titre de la législation sur les installations classées pour la protection de l’environnement. Les groupes Diesel sont soumis à une autorisation préalable au titre de l’arrêté du 15 mai 1991.

La production indépendante

La directive 96/92/CE définit le producteur indépendant comme un producteur qui n’assure pas les fonctions de transport ou de distribution d’électricité sur le territoire couvert par le réseau où il est installé. L’autoproducteur est une personne qui satisfait ses propres besoins avant de livrer, le cas échéant, ses excédents au réseau principal.

La production décentralisée

Elle concerne toutes les installations de production raccordées à des niveaux de tension inférieurs à 100 kV.

Les différents moyens de production

Les modes de production de l’électricité répondent de façons différentes aux besoins des divers acteurs intervenant dans le système électrique. Des filières hydraulique, thermique, nucléaire, en passant par les énergies renouvelables (éoliennes, biomasse, solaire, géothermie), les éléments de fonctionnement, de coûts, de performance, d’impact sur l’environnement sont variés.

La production fait donc appel à de nombreuses technologies substituables.

La quantité de production nécessaire à mettre en oeuvre est confiée au gestionnaire de réseau, à l’entité qui a le contrôle du transport d’électricité. Ce gestionnaire fait transiter l’électricité des centres de production vers les consommateurs. Il est en charge de l’équilibre, à tout moment, entre production et consommation.

Une partie de la demande d’électricité est appelée en permanence, c’est la base. Pour y faire face, on utilise en priorité les centrales dont la production sera perdue si elle n’est pas consommée : centrales hydrauliques au fil de l’eau et centrale de cogénération. On utilise ensuite les centrales dont les coûts de combustible sont les plus bas : centrales nucléaires, centrales à cycle combiné au gaz naturel. Les centrales qui sont amenées à fonctionner en semi-base, sont les centrales au charbon, puis les centrales au fioul qui ont des coûts de fonctionnement plus élevés.

Certains moyens de production sont adaptés aux périodes de pointe. C’est le cas des centrales hydrauliques turbinant l’eau de réservoirs, qui peuvent démarrer en quelques minutes, et des turbines à combustion dont le délai de démarrage est de 15 minutes environ. Les centrales dont les coûts de production sont les plus élevés, en raison de leur vétusté, de la cherté de leurs combustibles ou pour tout autre raison, sont appelées à produire en dernier ressort afin d’éviter une situation de défaillance.

Le pilotage du parc de production

Finalement, le pilotage du parc repose sur trois éléments fondamentaux :
- une gestion économique des moyens, qui fait donc appel aux unités dans l’ordre croissant de leurs coûts marginaux de production. Pour répondre à la demande à tout moment, le gestionnaire des moyens de production est donc amené à réaliser des arbitrages en fonction du coût des solutions alternatives.
- Une prévision de la consommation établie sur des bases annuelles, intégrant toutes les composantes de la demande, affinée jusqu’au niveau quotidien (selon la température…). Les consommations sont fixées par les clients, qui se connectent et se déconnectent sans préavis. La production doit suivre cette demande, alors que les possibilités de stockage d’énergie sont quasi nulles : d’où l’importance de prévoir la consommation.
- une disposition des lignes de transport d’énergie donnant une capacité supérieure aux besoins de transit.

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