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Le suivi des contaminations

Les données relatives à la qualité des rivières, des nappes ou des eaux distribuées sont recueillies dans le cadre de différents réseaux de mesures.

Les réseaux de mesure

Les réseaux de mesure
Pour une connaissance générale de la qualité des ressources en eau
(eaux brutes)

et/ou

Pour la préservation ou la reconquête de la qualité de l’eau par la mise en œuvre d’actions de prévention ou de réduction des pollutions

Eaux superficielles :
Réseau de surveillance de la qualité des cours d’eau :
Créé en 2007 en application de la Directive Cadre sur l’Eau (Cf. DCE dans le cadre sur « La protection de la ressources en eau »), il remplace le Réseau National de Bassin (RNB), et se décline en 2 « sous-réseaux » :
- le Réseau de Contrôle de Surveillance (RCS. ; but : évaluation générale)
- le Réseau de Contrôle Opérationnel (RCO. ; but : suivi des cours d’eau dégradés et des actions entreprises pour leur amélioration).

Réseaux Complémentaires Départementaux (RCD) :
réseaux des Conseils Généraux de Charente, Deux-Sèvres et Vienne.

Suivi de la qualité des eaux en zones de marais :
réseau de l’UNIMA (département de Charente-Maritime),
réseau de l’Institution de la Sèvre Niortaise et le suivi des marais mouillés de la Sèvre Niortaise, du Mignon et des Autizes.

Eaux souterraines :

Réseau de surveillance de la qualité des nappes
Créé en 2007 en application de la DCE, il remplace le Réseau National des Eaux Souterraines (RNES).
Réseau régional de suivi de la qualité des nappes
sous maîtrise d’ouvrage du Conseil Régional de la Région Poitou-Charentes.

Pour le contrôle de l’aptitude des ressources en eau à la production d’eau potable
(mesure des eaux brutes, au point de prélèvement)

et

pour le contrôle de la qualité de l’eau délivrée au consommateur
(mesure des eaux distribuées sur le réseau et au robinet du consommateur)

Suivis réalisés par les producteurs d’eau
(auto-surveillance)
Suivis réalisés par les Agences Régionales de Santé
(contrôle sanitaire)

En complément, dans le cadre d’études ou de programmes d’actions spécifiques, des mesures peuvent être ponctuellement réalisées.

Le suivi de la qualité des eaux destinées à la consommation vis à vis des nitrates et des pesticides est sous la responsabilité de l’Agence Régionale de Santé (ARS) et de ses délégations territoriales dans chacun des départements.

Le contrôle sanitaire

Le contrôle sanitaire a pour objet de vérifier la conformité des eaux aux exigences de qualité réglementaires.

- Il est effectué à la ressource (eaux brutes) et après traitement.
- Il s’effectue également sur l’ensemble du système de distribution : points de captage, sortie de traitement, réservoirs et réseaux.
- Plusieurs groupes de personnes sont habilités à procéder aux prélèvements : les agents de l’ARS, les agents d’un laboratoire agréé, les agents des services communaux ou intercommunaux d’hygiène ou de santé (qui exercent effectivement des attributions en matière de vaccination ou de désinfection ainsi qu’en matière de contrôle administratif et technique des règles d’hygiène).
- Seuls les laboratoires ayant obtenu un agrément du ministre chargé de la santé sont habilités à procéder aux analyses réglementaires des échantillons d’eau, selon des méthodes d’analyse fixées par arrêté ministériel.

Le contrôle des eaux distribuées est organisé par « unité de distribution » (UDI), correspondant à un ensemble de canalisations liées par continuité hydraulique et parcourues par une eau de qualité homogène. En 2007, dans la région, on dénombre 435 UDI.

Les contaminations par des pollutions diffuses (nitrates et pesticides) ont souvent conduit à l’abandon d’ouvrages prélevant en nappe libre, au profit de nouvelles ressources en nappes captives, en eaux superficielles ou en eaux mixtes (les interconnexions entre réseaux assurent également une sécurité de qualité en permettant de mélanger des eaux de qualité différentes).
Ainsi, depuis 20 ans, de nombreux ouvrages ont été abandonnés pour des problèmes qualitatifs, quantitatifs ou de protection impossible à mettre en place :
- en Charente, 41 ouvrages depuis15 ans,
- en Charente-Maritime, 153 ouvrages depuis 25 ans,
- en Deux-Sèvres, 100 depuis 20 ans,
- dans la Vienne, 30 ouvrages.

Source : ARS Poitou-Charentes
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