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L'utilisation d'outils économiques pour inciter à des comportements plus vertueux du point de vue de la pollution repose sur la mise en œuvre du principe « qui pollue paie » ou principe « pollueur/payeur ». Ces outils doivent entraîner soit une modification des habitudes d'achats et
d'utilisation en cas de taxe en amont, soit une modification des pratiques vers une gestion fine et précautionneuse des intrants en cas de redevance en aval, au vu d'un bilan. L'application d'une redevance, si elle ne modifie pas les comportements, contribue au minimum à générer des
recettes pour investir dans le traitement de la pollution.
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Pourtant, l'aspect le plus marquant des différentes politiques de lutte contre la pollution azotée, notamment par les grandes cultures est, dans de nombreux pays, la non-application générale du principe pollueur/payeur.
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En effet, lorsque des mesures existent, ce sont soit des aides techniques gratuites sous la forme de conseils, ou à prix très réduits, soit des aides financières accordées sous condition de bonnes pratiques culturales.
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Les systèmes respectant, au moins partiellement, le principe pollueur-payeur ne restent, le plus souvent, qu'à l'état de projet, à l'exception de quelques pays d'Europe du Nord. Dans le reste de l'Europe et en Amérique du Nord, c'est un système d'aides aux agriculteurs aboutissant selon les cas au système « pollueur/ aidé » - « non-pollueur/subventionné » ou « pollué/payeur ».
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