Observatoire Régional de l'Environnement Poitou-CharentesObservatoire régional de l'environnement en Poitou-Charentes

Région Poitou-Charentes Direction Régionale de l'Environnement
 

Bilan "L'eau et ses usages en Poitou-Charentes"/ Comité Régional de l'Environnement (CRE)

choisissez une thématique!!!
Eau Fluide Vital Eau et usages Action Publique
 
 
sousthématiques de la partie "Pêche et aquacultures"

->

Présentation de la conchyliculture, l'aquaculture et de la pêche professionnelle en Poitou-Charentes
Page d'accueil
Accès par le plan
Page Précédente
Comment naviguer dans le bilan L'eau et ses usages en Poitou-Charentes

Retour haut de page
cliquez ici pour ouvrir la carte (format A4)

Types et modes de culture

La conchyliculture …

La conchyliculture regroupe principalement la production d'huîtres (ostréiculture) et de moules (mytiliculture). Le captage du naissain [37] dans les eaux littorales, l'élevage des huîtres, leur affinage dans des marais salants convertis en claires [38] à huîtres sont les principales étapes de l'ostréiculture, qui se pratique depuis plus de trois siècles. La navicule bleue, algue microscopique qui provoque le verdissement des huîtres, permet au bassin de Marennes-Oléron de commercialiser des huîtres labellisées « fines de claire vertes », référence très recherchée par le consommateur. Sont également issues des claires, les huîtres spéciales Pousse en Claire Label Rouge. Des techniques récentes telles l'élevage d'huîtres sur filières au large et à plat en eau profonde visent à améliorer la production de qualité.

Reproduction des huîtres creuses à Marennes-Oléron
En 1998, le suivi de la reproduction des huîtres par l'IFREMER-La Tremblade, qui s'est déroulé à partir de la fin du mois de juin jusqu'au début du mois de septembre, concerne six points du bassin (deux dans l'estuaire de la Charente, deux au cœur du bassin, deux dans la Seudre).

L'année 1998 ne restera pas une bonne année de captage. Les émissions de gamètes se sont produites aux périodes habituelles (fin juillet et début août) mais en plus faible quantité que les années précédentes. En conséquence, le nombre de larves à parvenir au stade de fixation s'est trouvé diminué. En Seudre, la survie larvaire est très faible probablement en raison des salinités élevées; elle est meilleure en Charente conduisant ainsi à un captage satisfaisant.


La mytiliculture, localisée au Nord de l'île d'Oléron, dans la baie d'Yves et surtout dans la baie de l'Aiguillon, est réalisée par le captage et le grossissement des moules sur des alignements de pieux de chêne (bouchots) plantés sur l'estran [39] et aussi en filières. La période de commercialisation de la moule de bouchot s'étend de juin à novembre, parfois décembre, selon les stocks encore disponibles. Ces moules atteignent leur taille commerciale entre 15 et 18 mois. La profession mytilicole de la Baie de l'Aiguillon et du Pertuis Breton plus généralement se singularise par une pratique unique en Europe : l'utilisation de navires-ateliers comme établissements d'expédition, à bord desquels se déroulent l'ensemble des opérations de traitement des moules, depuis la pêche au conditionnement en sac en passant par le tri et le lavage. Les débarquements ont lieu à Charron et dans une moindre mesure à l'Aiguillon sur Mer dans l'estuaire du Lay.

La baie de l’Aiguillon
Au total, 10 000 à 15 000 tonnes des 55 000 tonnes produites en moyenne en France chaque année – la consommation totale est du double – proviennent de la baie de l'Aiguillon. Un chiffre élevé, mais qui traduit mal la véritable importance de cette baie pour toute la profession : 40% des captages français y sont en effet réalisés.

Le mélange des eaux douces du Marais Poitevin avec celles de l'estuaire font des sites de production mytilicole du Pertuis Breton un terroir unique de renommée nationale. Pour se comporter correctement, les bouchots (alignement de pieux de bois où l'on élève les moules) doivent être découverts à chaque marée. Mais la vase qui gagne du terrain oblige à les planter de plus en plus au large. Ainsi à terme, ce sont peut-être les filières (longue ligne utilisée pour l'élevage des moules en eau profonde) qui prendront le relais. Certes cette technique importée d'Asie offre l'avantage d'une meilleure productivité, mais cette moule plus grosse et qui filtre plus l'eau n'a pas, aux yeux des connaisseurs, la même saveur que sa cousine de bouchot, petite, ferme et plus résistante.


Des productions de palourdes (vénériculture), d'algues et des fermes marines se sont développées récemment, mais elles occuperont toujours une place marginale dans l'économie de Poitou-Charentes.

… la pêche professionnelle …

La pêche en Charente-Maritime subit des évolutions, privilégiant la pêche artisanale qui connaît une modernisation des techniques et une diversification des types de métiers, à une pêche industrielle [40]. La baisse de la ressource est liée à une surexploitation qui se traduit par la baisse de la taille moyenne des prises et par l'augmentation du nombre de jours de pêche par an.

cliquez ici pour ouvrir la carte (format A4)

… et l'aquaculture continentale en Poitou-Charentes

Quatre types d'activités aquacoles se côtoient dans la région :

  • la pisciculture d'étangs, activité traditionnelle extensive (ou de production) pour laquelle la densité de poissons est faible et l'apport d'aliments est nul.


  • une activité intensive récente, d'espèces dites nouvelles (silures et esturgeons) se pratique soit dans les plans d'eau existants, soit dans des bassins artificiels.


  • la salmoniculture (production de truites), production intensive destinée à la consommation et au repeuplement.


  • l'aquaculture marine, pratiquée par trois fermes marines, implantées dans les marais et îles de Ré et d'Oléron [41], produisent des bars, daurades et turbots.


  • Retour haut de page

    Poids de ce secteur au niveau de l’emploi

    En 1995, le nombre d'emplois du secteur « aquaculture et conchyliculture » est estimé à 4 500 (dont 2 700 exploitants). La Mutualité Sociale Agricole (MSA) de Charente-Maritime enregistre 2 594 salariés conchylicoles [42], dont 80% sont des travailleurs occasionnels [43]. Ils travaillent principalement à La Tremblade (41%), à Marennes (24%) et au Château d'Oléron (16%) (source : Référentiel régional).

    En 2002, près de 830 marins [44] sont embarqués dans les trois quartiers charentais. Comme pour la plupart des régions françaises et du fait des sorties de flotte et de l'accroissement de la productivité à bord, le nombre de marins a chuté de 7% entre 1995 et 2002, avec une baisse de 2% pour Oléron, de 27% pour La Rochelle, mais une augmentation de 3% à Marennes [45].

    cliquez ici pour ouvrir le tableau
    Le contexte réglementaire communautaire impose à la pêche européenne, par le biais des Programmes d'Orientation Pluriannuels, la restructuration de la flotte. La flotte des navires de pêche [46] voit ses effectifs diminuer, tendance qui devrait se poursuivre.

    Retour haut de page
    cliquez ici pour ouvrir le tableau

    Poids de ce secteur dans l’activité économique

    La région Poitou-Charentes (bassins de Marennes Oléron et Ré Centre Ouest), qui présente une forte tradition de production conchylicole, détient la première place des régions françaises pour cette activité et constitue le premier centre de production ostréicole européen avec 39 000 tonnes produites en 2002. La baie de l'Aiguillon produit environ 10 000 tonnes, essentiellement des moules de bouchots (contre 60 à 70 000 tonnes produites au niveau national).

    Sur les 3 750 entreprises conchylicoles françaises, 1 200 sont situées en Charente-Maritime. Elles emploient 1 274 salariés permanents et 4 448 saisonniers.
    La Charente-Maritime commercialise près de 60 000 tonnes d'huîtres dont plus de 50 000 tonnes sont issues du bassin de Marennes Oléron. Une partie provient des autres bassins français pour être affinées dans les claires et bénéficier de l'appellation Huîtres Marennes Oléron. La Charente-Maritime se situe au premier rang national avec 45 % du tonnage total. Le chiffre d'affaires global est de 180 millions d'euros à l'expédition [47].

    La baisse de la productivité depuis plusieurs années, la moindre rentabilité et le manque d'attractivité des professions conchylicoles ont entraîné la disparition de nombreuses exploitations ostréicoles et semble-t-il l'orientation vers une concentration et une spécialisation des exploitations. Dans un tel contexte, le développement de nouvelles activités conchylicoles peut être une alternative à la saturation des capacités de production sur l'estran.

    La mytiliculture a entamé une action de modernisation de ses schémas de production : modernisation des chalands et mécanisation des tâches, et création de filières en mer ouverte dans le Pertuis Breton.

    Pêche professionnelle – Les criées

    Parmi les 9 régions françaises productrices de pêche en mer, la région Poitou-Charentes se place au 7ème rang (tonnage débarqué) en 1995. La région participe alors à 3% de la production de pêche nationale, devant l'Aquitaine, mais loin derrière la Bretagne qui détient le 1er rang avec 51% de la quantité totale produite. En 2002, pour la pêche maritime, les débarquements dans les criées régionales ont connu une diminution de 7% par rapport aux chiffres de 1999 (production de 8 000 tonnes en Charente-Maritime en 2002).

    Les criées de Charente-Maritime sont utilisées pour la première vente aux enchères d'environ 8 000 tonnes de produits de la pêche. Le chiffre d'affaires correspondant est passé de 35,67 millions d'euros en 1995 à 34,99 millions d'euros en 1999, ce qui constitue 4% du chiffre d'affaires national des criées. Cependant 1995 est une année de grave crise et 1999 marque une légère baisse du chiffre d'affaires par rapport à 1998. Au niveau national, le chiffre d'affaires des criées françaises a régulièrement progressé de 1995 à 1998, sur un rythme moyen d'environ + 5% par an.

    cliquez ici pour ouvrir le tableau
    Caractéristiques « économiques » des quartiers maritimes (cf. tableau) :


    Retour haut de page
    Opérateur technique : ORE http://www.observatoire-environnement.org - Contact : ore@observatoire-environnement.org
    L'ORE n'est pas responsable du contenu des sites vers lesquels sont établis des liens
    Bilan: l'eau et ses usages en poitou-charentes / menu du bas
    Recherche
    Rechercher le mot saisi...
       
    Plan complet du bilan l'eau et ses usages en Poitou-Charentes
    Pour nous contacter
    Email
     
    Observatoire Régional de l'Environnement de Poitou-Charentes
    Téléport 4 Antarès B.P. 50163
    86962 Futuroscope Chasseneuil Cedex
    Tél. 05 49 49 61 00 Fax. 05 49 49 61 01
    http://www.observatoire-environnement.org
    Valid HTML 4.01 Transitional |
    hepdotop : Classement de sites