|
| |
Les principales cultures
Avec une Surface Agricole Utile (SAU) de près de 1,8 millions d'hectares (soit près de 70 % du territoire régional), à peu près constante de 1990 à 2002, la région Poitou-Charentes se place au 6ème rang des régions françaises.
|
|
|
| |
Les principales cultures pratiquées en 2002 sont les suivantes (cf. tableau) :
|
|
|
| |
Les tendances récentes entre 2001 et 2002 sont (source : DRAF) :
|
|
|
| |
augmentation des céréales d'hiver,
|
|
|
| |
diminution du colza (400 ha) et diminution du tournesol de 42 000 ha,
|
|
|
| |
diminution du maïs-grain de 14 400 ha,
|
|
|
| |
régression du pois de 3 000 ha.
|
|
|
| |
Les principales productions animales
Les principales productions animales en Poitou-Charentes en 2002 sont les suivantes (cf. tableau) :
|
|
|
| |
Les tendances sont les suivantes (source : DRAF) :
|
|
|
| |
baisse des effectifs en bovin,
|
|
|
| |
stabilité en production caprine,
|
|
|
| |
diminution du cheptel ovin.
|
|
|
| |
Quelques données économiques sur les principales cultures
En grandes cultures la rentabilité est fonction du prix des produits, des rendements, des primes et des charges opérationnelles afférentes. Il est possible de calculer pour chaque culture une marge brute, résultat de la différence entre le produit (rendement * prix + primes) et les charges opérationnelles (engrais, semences, traitements).
|
|
|
| |
Marges brutes « grandes cultures » en 2002 en Poitou-Charentes en €/ha (cf. tableau) :
|
|
|
| |
Ces marges brutes n'intègrent pas les charges spécifiques d'irrigation qui peuvent être très variables d'une exploitation à l'autre (variation de 800 à 2000 F soit de 122 à 300 €).
|
|
|
| |
Poids économique des cultures irriguées :
|
|
|
| |
En 1998, le chiffre d'affaires régional réalisé en maïs grain est estimé à 1,3 milliards de francs, soit près de 40% du chiffre d'affaires global en céréales :
177 000 ha x 91 q/ha x 80 F/q = 1 288,6 MF
|
|
|
| |
La contribution du maïs irrigué est de 969 MF, soit plus de 70% :
110 100 ha x 110 q/ha x 80 F/q = 968,9 MF
|
|
|
| |
Si le maïs irrigué devait être remplacé par des cultures comme le blé tendre ou les oléagineux (colza ou tournesol), le chiffre d'affaires chuterait de 542 MF. (source : Chambre régionale d'Agriculture à partir des données SCEES).
|
|
|
| |
Le poids économique des cultures irriguées ne se limite pas au maïs grain, mais il est plus difficile à évaluer pour d'autres productions. En effet, l'irrigation est déterminante pour:
|
|
|
| |
l'élevage bovin par la sécurisation du fourrage,
|
|
|
| |
l'élevage porcin par la production d'aliment à coût modéré,
|
|
|
| |
les cultures à haute valeur ajoutée ( melons, tabac, semences , arboriculture …..).
|
|
|
| |
L'irrigation accroît également les possibilités de diversification des exploitations et leur permet d'accéder à des marchés contractuels de qualité.
|
|
|
| |
Poids du secteur agricole au niveau de l’emploi.
La population active agricole a diminué de près de 60% entre 1988 et 2000, passant de 109 574 à 65 531 actifs [34]. La diminution des actifs agricoles touche principalement les chefs d'exploitation. Ainsi en 2000, 7 % des emplois de la région sont agricoles, soit près du double de la moyenne nationale (4 % au niveau national), ce qui confirme le caractère agricole de la région Poitou-Charentes et le poids social de ce secteur.
|
|
|
| |
En outre, l'impact de l'activité agricole sur l'emploi s'étend sur l'ensemble des filières amont et aval (approvisionnement, coopératives, abattoirs, entreprises agro-alimentaires …). L'ensemble représente 14% de la population active en Poitou-Charentes.
|
|
|
| |
Poids du secteur agricole dans l’activité économique.
L'agriculture picto-charentaise se caractérise par des unités de production individuelles, nombreuses, hétérogènes et dispersées sur l'ensemble du territoire, dont le nombre diminue, et dont la taille augmente, les terres libérées allant essentiellement à l'agrandissement d'exploitations déjà en place. Le rythme de décroissance du nombre d'exploitations agricoles est similaire à celui de la population active agricole, ce qui explique en partie pourquoi le nombre d'UTA [35] par exploitation (1,3) est resté quasi identique sur la même période.
|
|
|
| |
Ce mouvement d'agrandissement d'exploitation est observé aussi bien à l'échelle départementale qu'à l'échelle nationale, mais connaît un rythme plus élevé en région qu'en France. Il se vérifie surtout dans les exploitations de plus de 100 hectares, qui voient leur nombre doubler entre 1988 et 2000, passant de 2 214 à 5 494. En 2000 cette catégorie représente 15% des exploitations et dispose de 48% de la SAU. Toutefois, la taille moyenne des exploitations en Poitou-Charentes reste inférieure à 52 hectares (source : Agreste – recensement agricole).
|
|
|
| |
La restructuration ne s'est pas opérée de manière uniforme sur l'ensemble du territoire; les zones de grandes cultures en étant les principales bénéficiaires, elles ont ainsi subi une mutation plus forte que les zones viticoles et d'élevage.
|
|
|
| |
Avec des productions très diversifiées, l'agriculture est un des piliers de l'économie de la région Poitou-Charentes, d'autant plus que la part de la valeur ajoutée [36] agricole dans le PIB (Produit Intérieur Brut) de la région se situe à 3,8 % en 1997, soit nettement au-dessus du niveau national (2,1 %). En 2002, cette part dans le PIB de la région se situe à 5,4%, soit le double du niveau national (2,6%) (source : INSEE – comptes régionaux – données 2002 provisoires).
|
|
|
Opérateur
technique : ORE http://www.observatoire-environnement.org - Contact
: ore@observatoire-environnement.org
L'ORE n'est pas responsable du contenu des sites vers lesquels sont établis des liens |