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Tout savoir sur Les risques

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l’Environnement en Poitou-Charentes

Conçu comme un " portail " et issu d’un travail collectif, il permet un accès aux données des acteurs de l’environnement. Il présente :
- l’Etat de chaque « ressource » mais aussi les Pressions exercées par les activités et les Réponses apportées ;
- les enjeux thématiques ainsi que les liens entre les thématiques et les activités économiques.

Agenda 21 du Département de la Vienne

Diagnostic de territoire - mai 2011
Le Conseil général de la Vienne prépare la labellisation de son Agenda 21 (A21).
Un agenda 21 local est un cadre de travail pour la mise en œuvre des principes du développement durable. Il donne à une collectivité un cadre de référence pour interroger ses politiques, ses actions, ses pratiques, au regard du développement durable, pour mieux guider l’action sur le long terme.
Parmi les phases de construction et de mise en œuvre incontournables d’un agenda 21 local figure un diagnostic global du territoire.
Dans ce cadre, l’ORE a réalisé pour le Département un document de travail qui présente des éléments de contexte économique, social et environnemental qui sont au centre des préoccupations des citoyens de la Vienne. Page de garde du Document de travail "Agenda 21 en Vienne" - mai 2011

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Les données en ligne

Les acteurs

fiches décrivant les missions des acteurs, leurs domaines de compétences… et permettant de disposer des informations utiles pour les contacter

Les liens Internet

fiches décrivant le contenu des sites liés à ce thème.

Le Respirée

25 fiches du Répertoire des endroits, sites , points de vue et paysages de la région constituant des supports intéressants pour l’éducation à l’environnement.

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Le portail cartographique de l’environnement en région


-  Le SIGORE
Ce portail d’accès géographique aux données de l’environnement offre un point d’entrée sur les informations des acteurs de l’environnement en région (services publics, associations…).

L’information environnementale de votre commune

-  Logo Mon environnement - information environnementale à la commune Mon environnement en Poitou-Charentes propose une présentation synthétique de l’information environnementale pour chaque commune de la région.

Les enquêtes publiques en Poitou-Charentes

-  Page d'accueil Enquêtes publiques en Poitou-CharentesConsultez les enquêtes publiques en cours et à venir sur votre commune.

Les séismes en France

-  Renass : informations sur les séismes récents : des 7 derniers jours Consultez la carte des séismes récents et les relevés d’informations, fournis par le Réseau National Sismique - Université de Strasbourg.

- Si vous êtes témoin d’un séisme, n’hésitez pas à remplir le formulaire d’observations. Contribuez ainsi aux études menées par le Bureau Central Sismologique Français

Chiffres clefs

Les risques en quelques chiffres

Les risques majeurs sont des événements d’origine naturelle ou anthropique de faible probabilité, mais d’une grande gravité aux plans humain, matériel ou environnemental lorsqu’ils surviennent. Ainsi, un événement potentiellement dangereux, ou aléa, constitue un risque majeur lorsqu’il menace un territoire avec des enjeux humains, économiques ou environnementaux.

Sommaire interactif :

Les risques naturels en Aquitaine - Limousin - Poitou-Charentes

Un risque naturel implique l’exposition des populations et de leurs infrastructures à un évènement catastrophique d’origine naturelle : inondations, submersions marines et érosion côtière, tempêtes et cyclones, séismes, mouvements de terrain, feux de forêt, éruptions volcaniques et avalanches. Si les tempêtes peuvent s’abattre sur tout le territoire, les autres aléas sont restreints à certaines zones.

Au niveau français, les conséquences de ces catastrophes naturelles augmentent depuis plusieurs décennies, principalement du fait de la croissance urbaine et économique dans les territoires exposés aux risques naturels. Il a ainsi été observé une augmentation du nombre de logements localisés dans les territoires soumis aux inondations et aux aléas de retrait-gonflement des argiles.

Il est important de noter que les effets du changement climatique pourraient aggraver, à l’avenir, la situation de vulnérabilité des populations et des territoires aux risques naturels.

Les arrêtés de catastrophe naturelle

Définitions : Les arrêtés de catastrophe naturelle
La France fait partie des pays européens les plus souvent touchés par les catastrophes naturelles. Une partie de ces événements est appréhendée au travers des arrêtés de catastrophe naturelle, enregistrés au Journal Officiel. L’indemnisation des dommages par le régime « catastrophes naturelles » a été mise en place en 1982. Elle porte sur « les dommages matériels directs non assurables ayant eu pour cause déterminante l’intensité anormale d’un agent naturel lorsque les mesures habituelles à prendre pour prévenir ces dommages n’ont pu empêcher leur survenance ou n’ont pu être prises ». L’état de catastrophe naturelle est constaté par un arrêté interministériel qui détermine les zones et les périodes où s’est située la catastrophe ainsi que la nature des dommages occasionnés par celle-ci. Les aléas couverts par ce régime sont l’inondation, les coulées de boues, les séismes, les mouvements de terrain, le retrait-gonflement des argiles, les avalanches et les vents cycloniques au-delà de certaines intensités. Pour un risque donné, une même commune peut donc avoir été nommée à plusieurs reprises dans des arrêtés différents.

Spécificité de la grande région

Entre novembre 1982 et mars 2015, on constate que la grande région est relativement sensible aux catastrophes naturelles :
- 33% des communes ont été concernées par 3 à 4 arrêtés de catastrophes naturelles
- 25% par 7 arrêtés ou plus
- 22% par 5 ou 6 arrêtés
- 20% par 2 arrêtés.
Les inondations sont les événements naturels les plus courants au sein de la grande région.

En effet, 46,07 % des communes ont été déclarées en état de catastrophe naturelle suite à une inondation.
Après les inondations, les mouvements de terrain consécutifs à la sécheresse provoquant des désordres sur le bâti constituent le deuxième type d’événement dommageable le plus fréquent (24,37 %).
Viennent ensuite les Chocs mécaniques liés à l’action des vagues (15,54%) et les tempêtes (13,41%).
Enfin, les mouvements de terrain (0,58%), les avalanches (0,03%) et les séismes (0,01) ont été à l’origine du classement en état de catastrophe naturelle de communes.

Depuis 1989, date d’intégration des mouvements de terrain dus au retrait-gonflement des argiles dans le régime catastrophe naturelle, le coût des dommages consécutifs à ce phénomène constitue le deuxième poste d’indemnisation du régime après les inondations.
Avec une densité moyenne de 69 habitants par km² et une moyenne de 5 arrêtés par commune depuis 1982, la population de la grande région concernée par des arrêtés de catastrophe naturelle se répartit comme suit :

- 23% des communes ont une densité de population supérieure à 69hab/km² : 74% de ces communes ont été concernées par plus de 5 arrêtés depuis 1982 (26% par moins de 5 arrêtés).

- 77% des communes ont une densité de population inférieure à 69hab/km² : 40% de ces communes ont été concernées par plus de 5 arrêtés depuis 1982 (60% par moins de 5 arrêtés).
Les événements les plus marquants sont les tempêtes de 1982, 1999, 2009 et 2010, les mouvements de terrain consécutifs à la sécheresse en 1989, 2003 et 2005 et les inondations de 1993.

Définitions : Les tempêtes sont des violentes perturbations atmosphériques qui engendrent des risques de dommages allant de simples dégâts matériels mineurs jusqu’à des ravages catastrophiques impliquant des victimes. Ces phénomènes s’accompagnent de vents violents (vitesses supérieures à 90 km/h pouvant dépasser les 200 km/h). Les vents sont les conséquences directes de l’inégalité des pressions. Le passage de fortes tempêtes s’accompagne généralement, sous l’effet conjugué du vent et d’un état dépressionnaire très marqué, de marées anormalement hautes. Ce phénomène de marée de tempête correspond au phénomène de surcote (la hauteur d’eau est supérieure à la marée théorique). La hauteur des vagues, et donc les dommages qu’elles sont susceptibles de causer, sont directement fonction de la vitesse du vent. On considère ainsi qu’un vent établi soufflant à 130 km/h peut entraîner la formation de vagues déferlantes d’une hauteur de 15 m. Les pluies potentiellement importantes associées aux tempêtes constituent un phénomène générateur d’aléas importants : inondations plus ou moins rapides, glissements de terrains et coulées boueuses.

Les « catastrophes naturelles » dues aux tempêtes se concentrent particulièrement dans l’ouest de la France, rivages par où arrivent les grandes tempêtes atlantiques hivernales. Du fait de la pluralité de leurs effets (vents, pluies, vagues) et de zones géographiques touchées souvent étendues, les conséquences des tempêtes sont fréquemment importantes, tant pour l’homme que pour ses activités ou pour son environnement.

A noter que :
- les séismes ne concernent que quelques départements de la région : Pyrénées atlantiques ; Charente-Maritime, Deux-Sèvres, Vienne et Charente essentiellement (aléa moyen et modéré).
- la partie montagneuse du département des Pyrénées-Atlantiques est soumise au risque avalanche soit la plupart des communes en zone de montagne des vallées d’Aspe, d’Ossau, de Barétous et dans une moindre mesure celles de Haute-Soule. Ce département connaît régulièrement des avalanches. Si la grande majorité d’entre elles n’ont pas eu de conséquences majeures, certaines ont occasionné des dégâts importants, parfois des victimes.

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Les risques « inondation et phénomènes littoraux »

Une grande région avec des risques d’inondations et de phénomènes littoraux

La Grande région dispose d’une façade maritime de 1234 km et compte également quatre îles : l’île de Ré, l’île d’Oléron, l’île d’Aix et l’île Madame.

Source : bd carthage (Laisses)
Nombre de communes classées à risque majeur « inondations » / nombre total de communes du département (%)
Poitou-Charentes - Aquitaine - Limousin
Charente Charente-Maritime Deux-Sèvres Vienne Dordogne Gironde Landes Lot et Garonne Pyrénées atlantiques Creuse Corrèze Haute-Vienne
74,5 69,3 80,2 71,5 45,8 42,3 57,1 66,8 88,7 14,2 17,8 19,4
Nombre de communes classées à risque majeur « risques littoraux » / nombre total de communes du département (%)
Charente-Maritime Gironde Landes Pyrénées atlantiques
21,6 2,4 5,7 0,7
Sources : Dossiers départementaux des risques majeurs.

La moitié des départements de la grande région ont plus de 66% de leurs communes classées à risque majeur « inondations ».
Les risques littoraux, quant à eux, concernent 21,6% des communes de la Charente-Maritime (4 estuaires, 4 îles, relief très plat, nombreuses zones de marais plus ou moins urbanisées).
En 2014, 483 communes d’Aquitaine (21% des communes) ont fait l’objet d’un PPR inondation approuvé (y compris révisé et approuvé), 230 en Poitou-Charentes (15,7%) et 94 en Limousin (12,6%). Les PPR (Plans de prévention des risques) institués par la loi n° 95-101 du 2 février 1995 sont des plans élaborés et mis en application par l’Etat en prévention des risques naturels prévisibles.

Source : GASPAR (Gestion Assistée des Procédures Administratives relatives aux Risques naturels) - MEDDE (DGPR).

L’évolution climatique devrait conduire à l’aggravation des conséquences de ces phénomènes.

Définitions
Qu’est-ce qu’une inondation ?

Une inondation est une submersion, rapide ou lente, d’une zone habituellement hors d’eau. Le risque inondation est la conséquence de deux composantes : l’eau qui peut sortir de son lit habituel d’écoulement et l’homme qui s’installe dans la zone inondable pour y implanter toutes sortes de constructions, d’équipements et d’activités. On distingue trois types d’inondations :
> La montée lente des eaux en région de plaine par débordement d’un cours d’eau ou remontée de la nappe phréatique.
> La formation rapide de crues torrentielles consécutives à des averses violentes.
> Le ruissellement pluvial renforcé par l’imperméabilisation des sols et les pratiques culturales limitant l’infiltration des précipitations.
Que sont les risques littoraux ?
> Le risque de submersion marine : La submersion marine est une brusque remontée du niveau maritime liée aux marées et aux conditions hydrométéorologiques (surcote). L’aléa submersion résulte de la conjonction plus ou moins concomitante de ces différents phénomènes.
Le risque de submersion marine se traduit par des inondations temporaires de la zone côtière par des eaux d’origine marine. Elles envahissent en général des terrains situés en dessous du niveau des plus hautes mers, mais aussi parfois au-dessus si des projections d’eaux marines franchissent des ouvrages de protection. Elles peuvent être dues à la rupture ou l’érosion d’un cordon dunaire ou d’une digue artificielle.
> Le risque d’érosion marine : L’érosion correspond à un recul du trait de côte sous l’action de la mer, notamment le déferlement des fortes vagues associées aux coups de vents et aux tempêtes. Ce déplacement vers l’intérieur des terres de la limite entre le domaine marin et le domaine continental est variable selon la géologie et les ouvrages de défenses.
> Les avancées dunaires : Il s’agit de la progression d’un front de dune vers l’intérieur des terres ; ce phénomène résulte du déplacement des sables sous l’effet du vent marin. _ Les volumes de sable peuvent menacer les biens (ensablement), voire les personnes (glissements avalancheux dunaires).
Le recul du trait de côte, les submersions marines et les avancées dunaires sont aggravés par les tempêtes.

Enjeux « Inondations ». Dans toute zone urbanisée, le danger est d’être emporté ou noyé, mais aussi d’être isolé sur des îlots coupés de tout accès. L’interruption des communications peut avoir de graves conséquences lorsqu’elle empêche l’intervention des secours. Si les dommages aux biens touchent essentiellement les biens mobiliers et immobiliers, on estime cependant que les dommages indirects (perte d’activité, chômage technique…) sont parfois plus importants que les dommages directs. Enfin, les dégâts au milieu naturel sont dus à l’érosion et aux dépôts de matériaux, aux déplacements du lit ordinaire,… Lorsque des zones industrielles sont situées en zone inondable, une pollution ou un accident technologique peuvent se surajouter à l’inondation. Tous les types d’enjeux (humains, économiques, environnementaux et patrimoniaux) peuvent être exposés au risque d’inondation. Une spécificité concerne la survenue de crues torrentielles pour l’ensemble des torrents de montagne du massif et du piémont pyrénéen, mais aussi en Corrèze (Vaison-la-Romaine) par exemple.

Enjeux « Littoraux ». Le développement démographique, économique, touristique et l’attractivité du littoral ont fait que la pression foncière s’est accrue dans les zones plus exposées au risque. Le recul du trait de côte est une des conséquences de l’action des phénomènes littoraux, en témoigne la présence de blockhaus sur les plages ou dans l’eau, vestiges de la 2de guerre mondiale, installés auparavant sur les hauteurs dunaires. Ainsi, par exemple, le recul côtier moyen observé en Gironde et dans les Landes est de l’ordre de 0,5 à 1,5 mètres par an. Néanmoins, lors de la conjonction de conditions exceptionnelles, des reculs ponctuels de 20 à 30 mètres en quelques jours ont été enregistrés. Quant à l’avancée dunaire, en Gironde par exemple, elle se manifeste à raison de 3 à 4 mètres par an en moyenne (calcul entre 1985 et 1994). De plus, les différentes tempêtes dont Xynthia en 2010 rappellent que la côte atlantique n’est pas épargnée par les submersions marines.

Sources : Dossiers départementaux des risques majeurs.
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L’aléa retrait-gonflement des argiles

Depuis 1989, date d’intégration des mouvements de terrain dus au retrait-gonflement des argiles dans le régime catastrophe naturelle, le coût des dommages consécutifs à ce phénomène constitue le deuxième poste d’indemnisation du régime après les inondations au niveau national.

Définitions : Le phénomène de retrait-gonflement des argiles survient en présence de terrains argileux renfermant des argiles dites « gonflantes » et en situation d’alternance de période de sécheresse de forte intensité et de période humide. Le retrait-gonflement des argiles provoque des dégâts sur la structure des bâtiments (fissuration des murs et du sol), mais ne constitue pas de risque majeur pour la population. Les désordres se manifestent par :
> des fissurations sur les murs, les soubassements, les cloisons ;
> une distorsion des fenêtres et des portes ;
> un décollement des bâtiments annexes ;
> une dislocation des dallages ;
> une rupture des canalisations enterrées …

Spécificité de la grande région

En France, la région Centre (2 203 km²), la région Poitou-Charentes (1 614 km²), l’Auvergne (1 081 km²) et l’Aquitaine (984 km²) comptent les plus grandes surfaces classées en aléa fort de retrait-gonflement des argiles.


6,2% de la surface de la région Poitou-Charentes sont ainsi classés en aléa fort contre 2,4% en Aquitaine ; ce qui représente 3,1% de la surface de la Grande région.
Le Limousin n’est pas concerné par un aléa fort.


Au global, tout aléa confondu, 58,8% du territoire aquitain est concerné par un aléa retrait-gonflement qu’il soit fort, moyen ou faible, 57,6% du territoire de Poitou-Charentes et 39,2% du territoire limousin soit 54,5 % du territoire de la Grande région. La nature des roches et des minéraux argileux en cause explique cette forte sensibilité et ce phénomène peut être aggravé dans le futur par les effets du changement climatique.

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Les feux de forêts

La forêt joue un rôle économique, écologique dans le maintien des grands équilibres naturels et de stockage du CO2 et constitue également un espace de loisirs. Ces zones boisées ont un fort potentiel combustible en raison des essences représentées et de la sécheresse des sols. L’accroissement de biens et de la population à proximité et dans les forêts augmente la vulnérabilité de ces zones face aux incendies.

Définitions : On parle de feu de forêt lorsqu’un feu concerne une surface minimale d’un hectare d’un seul tenant et qu’une partie au moins des étages arbustifs et/ou arborés (parties hautes) est détruite. On étend la notion de feu de forêt aux incendies concernant des formations subforestières de petite taille : le maquis, la garrigue, et les landes.
Généralement, la période de l’année la plus propice aux feux de forêt est l’été, car aux effets conjugués de la sécheresse et d’une faible teneur en eau des sols s’ajoute une forte fréquentation de ces espaces. Mais en fin d’hiver et au printemps, une autre période de danger peut se développer.
Un feu de forêt peut être d’origine naturelle (dû à la foudre notamment en Dordogne) ou d’origine anthropique (liés à l’activité humaine (intentionnelle ou accidentelle). L’inflammabilité des végétaux est directement liée à leur capacité à distiller des vapeurs combustibles. Pour se déclencher et se propager, le feu à besoin des trois conditions suivantes :
> une source de chaleur (flamme, étincelle) : très souvent l’homme est à l’origine des feux de forêt par imprudence (travaux agricoles et forestiers, mégots, barbecues, dépôts d’ordures), accident ou malveillance,
> un apport d’oxygène : le vent qui active la combustion et favorise la dispersion d’éléments incandescents lors d’un incendie,
> un combustible (végétation) : le risque de feu est plus lié à l’état de la forêt (sécheresse, disposition des différentes strates, état d’entretien, densité, relief, teneur en eau…) qu’à l’essence forestière elle-même (chênes, conifères…).

31% des communes de la Grande région sont classées à risque majeur « Feux de forêts » avec des inégalités de répartition entre départements :
- l’ensemble des communes de la Dordogne est concerné par ce risque,
- 56,2% des communes des Landes,
- 33,5% en Pyrénées atlantiques,
- 30,2% en Vienne,
- 29,3% en Gironde,
- 27,3% en Charente-Maritime,
- 13,2% dans le Lot et Garonne
- et 13,1% en Charente.


Les enjeux. Bien que les incendies de forêt soient beaucoup moins meurtriers que la plupart des catastrophes naturelles, ils n’en restent pas moins très coûteux en terme d’impact humain, économique, matériel et environnemental. L’impact environnemental d’un feu est considérable en terme de perte biologique (faune et flore). Apparaissent également des conséquences immédiates, telles que les disparitions et les modifications de paysage, auxquelles viennent s’ajouter des conséquences à plus long terme, notamment concernant la reconstitution des biotopes, la perte de qualité des sols et le risque important d’érosion, consécutif à l’augmentation du ruissellement sur un sol dénudé. Ces enjeux ne sont pas les mêmes d’un massif à l’autre.

En 2010, une mission interministérielle a montré que l’impact du changement climatique sur les incendies de forêts devrait augmenter la surface sensible aux feux de forêts. Ainsi, à l’horizon 2040, la surface des massifs forestiers à risque élevé ou très élevé devrait augmenter en Aquitaine et deviendrait significative en Poitou-Charentes.

Source : L’exposition aux risques climatiques, SOES, Ministère chargé de l’écologie.
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Les risques technologiques en Aquitaine - Limousin - Poitou-Charentes

La notion de risque technologique regroupe les risques d’origine anthropique : risques industriels, risques nucléaires, risques de transport de matières dangereuses et risques liés aux grands barrages. Les risques majeurs font référence à des événements ponctuels de faible probabilité mais dont les conséquences sont très graves : nombreuses victimes, dommages importants aux biens et à l’environnement.

Fin décembre 2013, le Bureau d’Analyse des Risques et Pollutions Industriels (BARPI) a recensé 37 586 événements français dont 26 368 accidents impliquent des installations classées (IC) ou assimilables*.

Pour l’année 2013, sur les 1 385 cas répertoriés en France, on peut noter :
- 899 impliquent des installations classées (IC) ou assimilables (65 % des événements)
- 60 des ouvrages hydrauliques : 34 concernaient des barrages ; 26 des digues
- 109 accidents de transport de marchandises dangereuses non radioactives pour le mode routier, 19 pour le rail et 1 dans une plate-forme multimodale
- 11 événements impliquant le réseau français de transport de gaz naturel, 123 accidents relatifs à la distribution de gaz naturel ou de GPL en pleine ville (200 000 km de canalisations) et 123 événements concernant l’utilisation domestique du gaz

Source : Inventaire 2014 des accidents technologiques - Ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie.

* Le BARPI recense depuis 1992 les accidents et incidents concernant des installations classées (IC) et depuis 2010, ceux d’autres domaines : transport de matières dangereuses par route, fer, voie d’eau ou canalisation, distribution et utilisation domestique du gaz, mines et carrières, ouvrages hydrauliques.

Dans de telles situations les préjudices humains, environnementaux et matériels peuvent être considérables. Car au-delà des conséquences immédiates de l’accident, il y a toutes celles, ex-post, qui se caractérisent par leurs effets diffus et durables sur la santé publique et l’environnement au travers la pollution de l’air, des eaux ou du sol.

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Risques industriels

Définitions : Le risque industriel est un événement accidentel (incendie, explosion…) pouvant se produire sur un site industriel et entraîner des conséquences immédiates graves pour le personnel, les populations avoisinantes, les biens ou l’environnement.
Hors industrie nucléaire, les installations industrielles susceptibles de générer les risques les plus importants sont les installations classées Seveso au titre de la réglementation des installations classées pour la protection de l’environnement.
Pour les établissements à risques d’accidents majeurs classés Seveso, on distingue :
> les établissements « seuil AS », c’est-à-dire « autorisation avec servitudes d’utilité publique »
> les établissements « seuil SB », c’est-à-dire « seuil bas ».
Le classement dans l’une ou l’autre catégorie dépend du type d’activité et des quantités de matières dangereuses utilisées ou stockées dans ces établissements.

Spécificité de la grande région

Un peu moins de 3% des communes de la Grande région sont classées à risque majeur « industriel » (131 communes), soit 3,3 % des communes du territoire aquitain classées à risque majeur « industriel » contre 2,8% pour le Poitou-Charentes et 1,8 % pour le Limousin.


En 2015, on comptabilise 156 établissements Seveso dans la Grande région dont :
- 77 établissements Seveso AS
- 79 établissements Seveso SB

70% de ces établissements Seveso se répartissent sur 5 départements :
- 23% sont situés en Gironde
- 15% en Charente
- 14% dans les Pyrénées atlantiques
- 9% dans les Landes
- 9% en Charente-Maritime.


L’aléa naturel peut être à l’origine d’accidents technologiques

Les établissements Seveso peuvent être situés dans une zone inondable ou exposés aux aléas sismiques ou météorologiques. Ce sont ainsi, 19 établissements Seveso situés en zone inondable par cours d’eau dans la grande région  : 16 établissements en Aquitaine et 3 en Poitou-Charentes.

Source : Zones inondables, SOes d’après Medde, DREAL, DDT(M), juillet 2013 - établissements Seveso, SOeS, d’après Medde. Traitements : SOeS. L’environnement en France –édition 2014, SOeS, Ministère chargé de l’écologie.
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Le risque nucléaire

Définitions : Le risque nucléaire est défini comme un risque de contamination ou d’irradiation pour le personnel, les populations avoisinantes, les biens et l’environnement lors d’un évènement nucléaire. Ce risque peut apparaître lors d’un dysfonctionnement grave sur une installation nucléaire de base (réacteurs, stockages, usines, centres de recherche …), lors de l’utilisation de matières radioactives dans le domaine industriel et médical, ou lors du transport de matières radioactives.

5 départements de la Grande région sont concernés par ce risque nucléaire :
- Vienne avec 19 communes classées soit 6,8% des communes de ce département
- Gironde : 17 communes classées (3,1%)
- Lot et Garonne : 9 communes classées (2,8%)
- Landes : 5 communes classées (1,5%)
- Charente-Maritime avec 2 communes classées (0,4%)

La Gironde possède un centre nucléaire de production d’électricité implanté sur la commune de Braud-et-Saint-Louis. Les communes les plus concernées sont celles situées dans un rayon de 10 km autour de la centrale du Blayais (17 communes en Gironde et 2 en Charente-Maritime).

Il existe 4 sources de risques liés à la radioactivité dans les Landes : Base aérienne de Mont-de-Marsan (stratégie de défense française fondée sur la dissuasion nucléaire), 2 centrales nucléaires se situant hors du département (Golfech dans le Tarn et Garonne et Blayais en Gironde) ; le dernier risque concerne le transport de matières radioactives.

En Vienne, un Centre Nucléaire de Production d’Électricité (CNPE) est implanté à Civaux, commune située sur la rive gauche de la Vienne. Il se situe dans une zone rurale où la densité de la population est peu élevée Un accident impliquant un transport de matières radioactives peut aussi être à l’origine d’un événement radiologique grave.

Sources : Dossiers départementaux des risques majeurs.
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Le transport de matières dangereuses

Définitions : Le Transport de Matières Dangereuses s’applique au déplacement de substances, qui, de par leurs propriétés physico-chimiques ou de par la nature même des réactions qu’elles sont susceptibles de mettre en oeuvre, peuvent présenter un danger grave pour les populations, les biens ou l’environnement.
Le risque de transport de marchandises dangereuses ou risque TMD, est consécutif à un accident se produisant lors du transport de ces marchandises par voie routière, ferroviaire, maritime ou fluviale, canalisation (oléoducs, gazoducs) ou aérienne. On peut observer quatre types d’effets, qui peuvent être associés : incendie - explosion - dégagement de nuage toxique - pollution de l’eau et/ou du sol.

Une grande région très concernée par le risque de transport de matières dangereuses.

Compte tenu de la diversité des produits transportés et des destinations, un accident de TMD peut survenir pratiquement n’importe où dans la grande région. Cependant certains axes présentent une potentialité plus forte du fait de l’importance du trafic. De manière générale, les territoires les plus exposés sont traversés par les canalisations et les grands axes routiers et ferroviaires ; ils sont également situés le long des corridors fluviaux.

- Route et Rail
La situation stratégique occupée par la grande région sur l’arc atlantique, combinée à l’activité portuaire, en fait une véritable plaque tournante des échanges Est-Ouest et Nord-Sud. Aussi, les flux de transit de matières dangereuses sont relativement importants avec le carrefour de grands axes autoroutiers (A20, A62, A63, A64, A65 A89, A10,A83, A837) et routiers. En particulier, la RN 10 est fréquentée par un trafic poids-lourds significatif entre la péninsule ibérique et l’Europe du Nord et l’Est. A noter que les centres routiers sont bien plus concernés que les routes elles-mêmes par le risque TMD puisqu’il s’agit d’un stationnement concentré de camions.
Les principales matières dangereuses transportées par voie ferrée sont des produits chimiques et des produits pétroliers. Le trafic ferroviaire de marchandises dangereuses concerne notamment les lignes : Poitiers - La Rochelle, Bordeaux-Toulouse, Bayonne-Arcachon, Morcenx-Mont de Marsan, Dax-Puyoô, Nantes-La Rochelle-Saintes, Bordeaux-Saintes-Niort, Paris-Toulouse, Montluçon-Limoges, Limoges-Angoulême… Les gares de fret sont également concernées par le risque TMD puisqu’il s’agit d’un stationnement concentré de wagons, parfois de longue durée. A noter qu’en Corrèze, le risque majeur concerne la commune de Brive où l’A20 et la voie ferrée Paris-Toulouse traversent l’agglomération.

- Voies maritimes
Les sites présentant un risque sont principalement les zones portuaires. En particulier, le département de la Gironde dispose d’une zone fluvio-maritime de 100 km d’estuaire comprise entre Le Verdon et Bordeaux. Cette zone, fréquentée par les navires transporteurs de matières dangereuses, est soumise à différents phénomènes (marées, courants, chenaux) qui en rendent la navigation difficile.

- Canalisations
La grande région dans son ensemble est traversée par des canalisations essentiellement liées au transport de gaz. En Gironde, plusieurs oléoducs servent en particulier à acheminer les hydrocarbures à destination des communes d’Ambès et de Bassens, où sont situées les zones de dépôts pétroliers. Les Landes et Pyrénées atlantiques sont également concernés par les canalisations de transport d’hydrocarbures.

Sources : Dossiers départementaux des risques majeurs.
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Le risque de rupture de barrage

Définitions : Un barrage est un ouvrage artificiel ou naturel, établi le plus souvent en travers du lit d’un cours d’eau, retenant ou pouvant retenir de l’eau. Les barrages ont plusieurs fonctions qui peuvent s’associer : la régulation de cours d’eau, l’irrigation des cultures, l’alimentation en eau des villes, la production d’énergie électrique, la retenue de rejets de mines ou de chantiers, le tourisme et les loisirs, la lutte contre les incendies… On dénombre deux types d’ouvrages hydrauliques : les barrages et les digues.
Le phénomène de rupture de barrage correspond à une destruction partielle ou totale d’un barrage. Les causes de rupture peuvent être diverses : Techniques – Naturelles – Humaines. Le phénomène de rupture de barrage dépend des caractéristiques propres du barrage. Elle peut être progressive ou brutale. Une rupture de barrage entraîne la formation d’une onde de submersion se traduisant par une élévation brutale du niveau de l’eau à l’aval. L’inondation et les matériaux transportés, issus du barrage et de l’érosion intense de la vallée, peuvent occasionner des dommages considérables. D’une façon générale les conséquences sont : humaines, économiques, environnementales et patrimoniales.
On distingue, dans la réglementation française, 4 classes de barrages (A, B, C et D) selon leur importance. Les plus grands barrages sont dits de Classe A (barrage de plus de 20 m de hauteur au-dessus du sol naturel ; le réservoir possède une capacité égale ou supérieure à 15 millions de mètres cubes. Ils sont soumis à l’obligation de posséder un Plan Particulier d’Intervention (PPI) réalisé par le Préfet).

11 des 12 départements de la grande région sont concernés par le risque de rupture de barrage soit 658 communes classées à risque majeur rupture de barrage (14,6% des communes de la grande région).

En Corrèze, 31% des communes du département sont concernées par le risque de rupture de barrage, viennent ensuite le département de Haute-Vienne (26%), des Landes (25%) et le Lot et Garonne (19%) pour les départements les plus concernés.
A noter que certains barrages situés en dehors de la grande région pourraient impacter certaines communes en cas de rupture, ce sont par exemple les barrages de Grandval, Enchanet et de St Etienne Cantalès dans le Cantal, le barrage de Sarrans en Aveyron et le barrage d’Eguzon dans l’Indre.

Sources : Dossiers départementaux des risques majeurs.
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