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Méthodes d’évaluation monétaire des dommages

Coûts de restauration, de remplacement : détermine le coût induit par la dégradation d’un écosystème en mesurant ce que couterait sa remise en état : coûts de la dépollution de la mer et des plages après une marée noire (barrages, pompage, aspiration…), pertes de recettes au niveau des activités touristiques et des activités liées aux produits de la mer (pêche, conchyliculture…)…

Coûts évités : cherche à évaluer la valeur des services environnementaux à partir des coûts à engager si ces services venaient à disparaître. La présence d’une zone humide à proximité d’une agglomération limite les risques d’inondation. Sa disparition ou sa dégradation génèrerait des dépenses supplémentaires d’assurance pour les particuliers comme pour la collectivité ; elle nécessiterait aussi d’augmenter la capacité des stations d’épuration ou d’en construire de nouvelles. Le calcul des dépenses liées à la dégradation de ce service écologique peut conduire à investir dans la protection de la zone humide plutôt que de construire une nouvelle usine de traitement de l’eau.

Dépenses de protection et comportement de prévention : mesure les dépenses pour éviter des nuisances : coût de l’achat de bouteille d’eau pour éviter d’être exposé à des polluants de l’eau ou coût d’achat d’une installation d’air conditionnée pour atténuer la pollution atmosphérique.

Coûts de déplacement : consiste à évaluer la valeur monétaire de l’utilité que les ménages retirent d’un site sur la base des différents coûts qu’ils sont prêts à payer (billet de train, essence, temps passé…) pour profiter de certains actifs environnementaux : s’il y a détérioration d’un site tout près de chez eux, quels coûts les ménages seront-ils prêts à dépenser pour aller se promener dans un parc naturel, pour aller pêcher dans une rivière à truite…beaucoup plus loin ? (ce coût peut servir à mesurer de façon monétaire le dommage infligé au site riverain).

Prix hédonistiques : consiste à estimer la valeur monétaire de l’utilité que les ménages retirent d’habiter ou de travailler dans un endroit sain, en supposant que la valeur d’un bien immobilier reflète la qualité de son environnement.
Une maison située à côté d’une industrie polluante n’aura pas la même valeur (donc le même prix) comparée à une maison semblable située loin de cette usine (l’écart de prix peut servir à mesurer le « coût » de la pollution).

Évaluation contingente : repose sur des enquêtes par questionnaire visant à obtenir une information directe sur les préférences, souvent exprimées sous la forme d’un consentement à payer pour obtenir ou préserver un service, pour éviter une dégradation de l’environnement. Il s’agit de mettre les agents économiques en situation de révéler un prix.
Combien seriez-vous prêt à payer pour améliorer l’air autour de votre logement ? Combien seriez-vous prêt à payer pour continuer vos promenades en forêt et ne pas la faire disparaître ?

L’analyse conjointe détaille encore davantage le processus de choix, en proposant à l’individu interrogé plusieurs options parmi lesquelles il doit choisir ou sur lesquelles il doit opérer un classement.

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