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Les Pesticides

Les pesticides désignent les substances ou les préparations utilisées pour la prévention, le contrôle ou l’élimination d’organismes jugés indésirables tels que plantes, animaux, champignons, bactéries, quel que soit son usage (agricole, domestique, urbain, de voirie…).

En agriculture, le terme généralement employé est celui de « produit phytosanitaire ».
Destinés aux végétaux, ils regroupent les herbicides, les fongicides, les insecticides, les rodenticides (contre les rongeurs) et les molluscicides (contre les limaces)…
Les produits utilisés pour l’entretien des espaces verts, des voiries, ainsi que les produits destinés aux jardiniers amateurs font également partie des produits phytosanitaires.
Pour les autres usages, on parle de « biocides » : ce sont les désinfectants, les produits de protection (du bois, du cuir…), les produits antiparasitaires (lutte contre les rongeurs, les mollusques, les acariens, les oiseaux…).

Les pesticides sont des produits chimiques de synthèse toxiques, composés d’une ou plusieurs matières actives auxquelles ont été ajoutées d’autres substances : des adjuvants afin d’améliorer leur efficacité et des produits de dilution afin de faciliter leur emploi.
Les mélanges de pesticides ont également des effets toxiques qui ne sont pas toujours connus. La décomposition des pesticides entraîne également la formation de sous-produits, qui peuvent être plus toxiques encore que la substance originelle.

Les pesticides présents dans l’eau sont en majorité ceux utilisés dans l’agriculture.

Les activités agricoles ne sont cependant pas les seules responsables de la pollution aquatique : collectivités territoriales, services gestionnaires des routes, sociétés d’autoroutes, SNCF, particuliers… utilisent régulièrement des pesticides.

Les pesticides dans l’eau

Le transfert vers l’eau est le plus souvent superficiel. Leur arrivée dans les eaux de surface se fait en effet par mise en solution lors du ruissellement.

Les transferts se font également en partie par l’atmosphère, en particulier en raison du mode d’application, mais aussi de la volatilité des produits.

Les eaux souterraines sont généralement moins polluées. Le potentiel de lessivage des pesticides dépend toutefois des substances actives. Une omniprésence élevée dans les eaux souterraines indique que le pesticide pénètre facilement dans le sol via l’eau de percolation et est hautement lessivable. C’est le cas de l’atrazine (cet herbicide a été retiré du marché en 2003 mais est toujours détecté dans les eaux souterraines). D’autres pesticides, comme le glyphosate par exemple (herbicide), sont faiblement lessivables.

La vitesse d’écoulement de l’eau souterraine est un des facteurs qui influence la présence des pesticides dans les eaux. Le temps nécessaire pour qu’un pesticide se décompose est un autre facteur. Plus un pesticide met du temps à se décomposer, plus le risque qu’il soit lessivé augmente. On parle de sa persistance dans le sol ou de sa rémanence.

Les propriétés du sol (teneur en matière organique, texture, perméabilité) et les propriétés du site (pente, précipitations, profondeur de la nappe) sont également déterminantes dans les risques de contamination.

En Poitou-Charentes

La quantité totale de substances actives utilisée en 2005 dans la région a été de 2 700 tonnes environ.
Le produit le plus utilisé est le glyphosate, un herbicide, suivi de plusieurs fongicides (mancozèbe, folpel, fosetyl-aluminium). La consommation du premier est en forte augmentation. L’atrazine, la substance la plus utilisée en 1996, est maintenant interdite.

  • La part utilisée par le secteur agricole est de 97 %. Les quantités de substances actives appliquées sont relativement stables. Leur utilisation pour la culture des céréales à pailles, du maïs et de la vigne apparaît de plus en plus raisonnée (diminution des quantités de substances employées à l’hectare entre 2000 et 2005). Par contre, la quantité de substances actives vendue pour la culture des oléagineux a augmenté de 27 % entre ces deux mêmes dates malgré une diminution des surfaces cultivées de18 %.
  • La part de 3 % restant concerne le secteur non agricole (SNCF, autoroutes, voirie, particuliers, DDT). Les quantités de substances actives consommées sont en augmentation : environ 64 000 kg en 2000 et 65 200 kg en 2005 Les herbicides sont les produits les plus largement utilisés (67 %). Les plus appliqués sont le glyphosate et le diuron.
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Source : FREDON, « Enquête sur les ventes de produits phytosanitaires », campagne 2005.

Note : Avec un taux de réponse de 97 %, les résultats obtenus sur les quantités de produits phytosanitaires vendues par les distributeurs de la région sont estimés proches de la réalité. Les distributeurs frontaliers de la région ne sont cependant pas pris en compte ; de même qu’il n’est pas possible de connaître les quantités achetées en région mais consommées en dehors.
Source : FREDON, « Enquête sur les ventes de produits phytosanitaires », campagne 2005.

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